Les mots, ça fait du bruit ; on écoute les mots ; on écoute ceux qui les disent ; pas les autres, ceux qui n'osent pas faire tant de bruit.
Les mots sont des oiseaux sauvages qu'on ne rattrape jamais, une fois lâchés.
Il est si vieux qu'il ne sort de sa bouche que des mots qui ont l'air historique.
C'est sans doute la vocation du romancier, devant cette grande page blanche de l'oubli, de faire ressurgir quelques mots à moitié effacés, comme ces icebergs perdus qui dérivent à la surface de l'océan.
On appelle mots les idées dont on ne veut pas.
Durant les premiers ans du Parnasse François,Le caprice tout seul faisoit toutes les loix.La Rime, au bout des mots assemblez sans mesure,Tenoit lieu d'ornemens, de nombre et de césure.Villon sçeut le premier, dans ces siècles grossiers,Débroüiller l'art confus de nos vieux romanciers.
Il y a des mots salés, sucrés, aigres, amers. Il en est des durs et de doux, de crus et de cuits. Les mots se mâchent, s'avalent, se crachent, se digèrent. Pourtant les mots ne nourrissent pas leur homme.
Le bruit fait taire la peine !...
En quoi puis-je croire ? Ai-je raison de vivre ? Ma vie a-t-elle le moindre sens, la plus petite signification ? Suis-je un rouage indispensable de l'univers ?
Déguiser sous des mots bien choisis les théories les plus absurdes, suffit souvent à les faire accepter.
Etre nus, c'est ne plus rien se cacher, c'est ne même plus avoir besoin de mots car le corps parle de lui-même, dans cet ailleurs de l'enfance qui n'est plus que la simplicité quand elle sait s'habiter.
Les mots n'ont après tout que la valeur qu'on leur prête.
Le sondage est le coq-à-l'âne, le jeu de mots des chiffres.
La traduction, ce n'est pas seulement une question de mots : il s'agit de rendre intelligible toute une culture.
Toute pratique rituelle, toute signification mythique, a son origine dans un meurtre réel.
J'ai toujours été fier du talent que je possède pour tourner des phrases. Et les mots sont à mon avis, qui n'est pas si humble, notre plus inépuisable source de magie. Ils peuvent à la fois infliger des blessures et y porter remède.
Il y a un sommet où la douleur vole de ses propres ailes, ainsi il y a une certaine intensité de la pensée où les mots n'ont plus part. Les mots conviennent à une certaine précision de la pensée, comme les larmes à un certain degré de la douleur.
De tous les mots que l'on puisse écrire ou dire, les plus tristes sont : "ça aurait pu !"
Pour moi - tous les mots sont trop petits. Et la demesure de mes mots n'est que le pâle reflet de la demesure de mes sentiments.
Les mots sont comme les glands... Chacun d'eux ne donne pas un chêne, mais si vous en plantez un nombre suffisant, vous obtiendrez sûrement un chêne tôt ou tard.
Les mots sans les actes ne valent rien.
Je préfère qu'il n'y ait pas encore de mots pour ce que je suis.
- Ton prix inclut les baffles ? - Pas question d'inclure les baffles, pas question d'inclure l'ampli et il n'est pas non plus inclus dans le prix que tu me gonfles avec tes questions à la con. Tu la veux, tu [...] â–º Lire la suite
La douleur, ça ne s'exprime pas toujours avec des mots nobles. Ça peut sortir par de petites plaisanteries tristes, petites vieilles grimaçant aux fenêtres mortes de mes yeux.
La mort est peut-être la seule réalité qui a une signification quand on sort du cauchemar de la vie...
Le seul moment où une femme écoute attentivement ce que dit son mari, c'est lorsqu'il parle en dormant.
Écrire, c'est la manière la plus ostentatoire de garder silence - c'est caresser l'espoir qu'un chapelet de mots puisse déboucher sur une parole vraie.
Ce qui se dit en trois mots n'est jamais si bien dit en quatre ; et un bon livre n'est pas celui qui dit tout, mais qui fait beaucoup penser.
Mettre la vie pleinement dans la vie plutôt que dans des mots ou d'autres substituts, n'est-ce pas le rêve de beaucoup d'entre-nous ?
La gentillesse dans les mots crée la confiance. La gentillesse dans la pensé crée la profondeur. La gentillesse de donner crée l'amour.
S'il a été remarqué que quelques dauphins pouvaient reconnaitre jusqu'à cinquante mots de notre langue, aucun humain n'a jamais pu comprendre un seul mot de la leur.