Pour honorer les morts, les uns portent leur deuil, les autres leurs bijoux.
Les vertus domestiques ont un parfum peu odorant.
Il y a dans la douleur une pureté infatigable, la même que dans la joie, et cette pureté est en route dessous les tonnes d'imaginaire congelé.
Toute douleur veut être contemplée, ou bien elle n'est pas sentie du tout.
La souffrance d'autrui est chose qui doit s'apprendre : et jamais elle ne peut être apprise pleinement.
Sur le plan spirituel, toute douleur est une chance ; sur le plan spirituel seulement.
Si notre coeur ne répond pas à la joie suprême il répond à la douleur suprême.
Celui qui souffre seul, souffre surtout par imagination ; mais l'âme dompte aisément la souffrance, quand sa douleur a des camarades d'épreuve.
L'aiguillon de la douleur est plus poignant, quand nous sommes battus par nos propres armes.
Les jeunes auteurs d'aujourd'hui ont oublié les problèmes du coeur humain en conflit avec lui-même, qui eux seuls peuvent donner de beaux textes. Car il n'y a que cela qui mérite d'être écrit, qui mérite toute cette douleur et toute cette sueur.