De tous les mots, les plus douloureux sont ceux que l'on s'est infligés soi-même.
Lorsqu'on me demande si je suis pessimiste ou optimiste, je réponds qu'en moi la connaissance est pessimiste, mais le vouloir et l'espoir sont optimistes.
Moi j'ai survécu. Regina. Comment t'appelais-tu ? Non. Toi Regina. Comment t'appelais-tu, toi, soldat sans nom ? J'ai survécu. Vous, vous êtes morts. Moi j'ai survécu
J'aime sentir une voiture de course autour de moi, sentir la façon dont elle me tient. J'aime lui faire faire tout ce pour quoi elle a été conçu, puis un peu plus.
Mourir, pour un jeune homme, c'est lui voler son avenir ; pour un vieillard, lui voler son passé.
L'éternité, c'est ce qu'il y a de plus fragile, c'est du papier. Qu'est-ce qui reste de tout le passé ? Non pas les idées, parce qu'elles s'envolent, mais des mots écrits.
Ce qui est important pour moi n'est pas la vérité en dehors de moi, mais la vérité en moi-même.
Le seul avantage pour moi d'avoir connu l'époque de la prohibition, c'est que n'importe quel alcool me paraît bon.
La foule croit qu'elle sait et comprend tout ; et plus elle est sotte, plus ses horizons lui semblent vastes.
Mon amour est une banque, moi j'ai le coeur à découvert.
Il faisait partie de mon rêve, naturellement- mais moi aussi, je faisais partie du sien.
La passion amoureuse est une manière d'entrer en résonance avec l'autre, corps et âme, et avec lui ou elle seuls. Nous sommes en deçà et au-delà de la philosophie.
Les abolitionnistes mettent la morale au premier plan de leurs préoccupations. Ce sont des déontologistes : pour eux, une action ne doit pas être décidée qu'en fonction du fondement moral qui lui est propre. Or tuer un animal pour le manger est une mauvaise action, car elle est moralement répréhensible.
Je ne veux pas, comme la plupart des gens, avoir vécu pour rien. Je veux être utile ou agréable aux gens qui vivent autour de moi et qui ne me connaissent pourtant pas, je veux continuer à vivre, même après [...] â–º Lire la suite
Je lui ai tout donné, elle est partie avec.
Un politicien ne peut faire carrière sans mémoire, car il doit se souvenir de toutes les promesses qu'il lui faut oublier.
Est-ce que je regrette de m'être marier? Il est difficile pour moi de dire quoi que ce soit parce que, finalement, nous parlons de la mère de mes enfants.
Ce ne sont pas les gens qui ne me comprennent pas, c'est moi qui me retire du monde petit à petit, et c'est une solution qui n'est pas une solution.
En prenant se revanche, un homme devient égal à son ennemi, mais en s'abstenant de la prendre, il lui devient supérieur.
Quand le poisson est pris, on oublie la nasse. Quand l'idée est transmise, peu importent les mots qui ont servi à la convoyer.
L'oeil ne se voit pas lui-même ; il lui faut son reflet dans quelque autre chose.
Ce n'est pas moi qui abandonne la France, ce sont les Français qui s'abandonnent.
La clé de notre salut : c'est de devenir les maîtres des mots que nous prononçons, de forcer le langage à répondre à nos besoins.
Il y avait eu en effet chez Beigbeder, pour autant qu'il s'en souvienne, quelque chose qui pouvait susciter l'affection (...) ; quelque chose qui n'existait pas chez Houellebecq, et chez lui pas davantage : comme une sorte de familiarité avec la vie.
Les mots c'est comme des bulles d'air. C'est brillant, c'est doux quand ça passe et après, vous cherchez et y a rien.
Pour l'expérimentateur physiologiste, il ne saurait y avoir ni spiritualisme ni matérialisme. Ces mots appartiennent à une philosophie naturelle qui a vieilli, ils tomberont en désuétude par le progrès même de la science.
L'écrivain souhaite des lecteurs qui lui ressemblent et lui soient tout juste inférieurs : à son image, mais plus naïfs.
Les mots peuvent ressembler aux rayons X ; si l'on s'en sert convenablement, ils transpercent n'importe quoi.
Le moi profond reste le meilleur des masques antirides.
Le plus grand magicien serait celui qui pourrait si bien s'ensorceler lui-même que ses ensorcellements lui apparaîtraient en même temps comme des apparitions étrangères, douées d'une puissance propre - Ne pourrait-il en aller de même avec nous ?
Aimez votre souffrance. Ne lui résistez pas, ne la fuyez pas. C'est seulement votre aversion pour elle qui fait mal, rien d'autre.