Un politicien ne peut faire carrière sans mémoire, car il doit se souvenir de toutes les promesses qu'il lui faut oublier.
Il suffit d'un lexique pour contenir tous les mots. Mais à la pensée, il faut l'infini.
Tout le monde a une seule et unique âme soeur. Et quand on a de la chance, on la rencontre. Et quand c'est fait, quand on est frappé au coeur, il n'y a plus personne qui compte.
S'il faut que Dieu nous aime, et que Dieu est tout - il faut aussi que nous ne soyons rien.
Celui qui perçoit l'inestimable valeur du temps profite de chaque instant de répit dans les activités quotidiennes et les stimulations extérieures pour goûter avec délices la sérénité de l'instant. Il ignore l'ennui, cette sécheresse de l'esprit.
L'homme a reçu de la nature une clef avec laquelle il remonte sa femme toutes les vingt-quatre heures.
La déprime, pour un homme, c'est quand il ne peut pas la seconde fois pour la première fois. La déroute, c'est quand il ne peut pas la première fois pour la seconde fois.
Il y en a qui ne disent rien, mais le disent bien ; il y en a d'autres qui disent beaucoup, mais le disent mal. Les pires sont ceux qui ne disent rien et le disent mal.
Quand l'homme a voulu imiter la marche, il a créé la roue, qui ne ressemble pas à une jambe. Il a fait du surréalisme sans le savoir.
Les promesses ne sont pas faites pour être brisées, il faut les tenir.
La démocratie est un sujet interne de la société en développement. Il y a des principes fondamentaux de la démocratie, et ils devraient être compris universellement dans différents pays.
Un écrivain ne doit jamais perdre cet «état d'enfance». Un état qui n'est pas nécessairement de l'immaturité ou de la sentimentalité, mais une manière de regarder les choses comme si on les voyait pour la première fois.
Il n'y a point de souvenir que le temps n'efface, ni de douleur dont la mort ne vienne à bout.
Ce qui nous rend la disparition d'un être plus sensible, ce sont les mots de passe qui existaient entre lui et nous et qui soudain deviennent inutiles et vides.
Plus on serre un mot de près, et plus il le prend de haut.
De la force à l'injustice, il n'y a qu'un pas.
Un amour heureux doit être réciproque.
Si le théâtre peut changer la vie de quelqu'un, par voie de conséquence, il peut certainement changer la société, puisque nous en faisons partie.
Le sexe des femmes, il est certain qu'on l'a déjà comparé à tout, mais peut-être pas, ou pas assez, à une tuile.
Un homme doit prendre le gras avec le maigre.
On veut bien croire que le cerveau humain évolue, mais alors il y a des pays qui sont épargnés.
Au fond le Coran c'est plutôt mieux que je ne pensais, après relecture - après lecture plutôt. La conclusion la plus évidente c'est que les djihadistes sont de mauvais musulmans. Évidemment, comme dans tout texte religieux, il y a des [...] â–º Lire la suite
- Ça fait des années que j'attends de t'en parler. - Me parler de quoi ? - De moi. - De toi ! Mais t'as jamais parlé d'autre chose que de toi ! - Bon ben alors disons de mon coeur. [il lui [...] â–º Lire la suite
Le malheur de tout homme d'idée, c'est-à-dire d'ambition, c'est de ne jamais vivre le présent. Il ne le jouit pas, il ne le goûte pas, il le franchit sans cesse et il le saute. Il vit sans cesse en avant, aspirant l'avenir.
Par ailleurs, la naïveté grotesque des enfants fait peine à voir, surtout si l'on veut bien la comparer à la maturité sereine qui caractérise les adultes. Par exemple, l'enfant croit au Père Noël. L'adulte non. L'adulte ne croit pas au Père Noël. Il vote.
Le don de soi s'exprime dans l'absolu, dans la vie quotidienne, on devient mesquin, on se met à compter, à calculer.
Ce qu'on veut avoir demain, il faut bien le tenir aujourd'hui.
Il faut suivre la foule pour la diriger. Lui tout céder pour tout lui reprendre.
Le génie a cela de beau qu'il ressemble à tout le monde et que personne ne lui ressemble.
La réalité juive, c'est-à-dire le comportement des juifs, leur malheur... C'est un peu ce qui m'arrive aujourd'hui. Il ne faut même pas prononcer le nom, c'est le sacré.
Qui vit sans jalousie, en ce bas monde, est comme Celui qui dort sans lampe ; il peut sentir le bras Qui vient pour le frapper, mais il ne le voit pas.