La mémoire est l'ennemie presque irréconciliable du jugement.
Dieu a donné un cerveau et un sexe à l'homme mais pas assez de sang pour irriguer les deux à la fois.
La seule fonction de la mémoire est de nous aider à regretter.
Ta seule véritable ennemie c'est toi.
Seuls les enfants jouissent du présent ; leurs aînés vivent soit de la mémoire du passé, soit de l'espoir de l'avenir.
Les êtres humains n'ont pas développé un cerveau pour se prélasser autour des lacs. Tuer est la première chose que nous avons appris. Et c'est une bonne chose, ou nous serions morts, et les tigres posséderaient la terre.
Quand un préjugé disparaît, il y a une vertu qui disparaît en même temps. Une vertu n'est qu'un préjugé qui reste.
N'étant pas capable de jugement les enfants n'ont point de véritable mémoire.
Il faut apprendre et réapprendre toujours. Si tu t'arrêtes, c'est l'engourdissement progressif de ton cerveau ; la vie quitte peu à peu ton intelligence et tu deviens alors un être sans âme avec nulle part où aller.
Il déclare donc, ou plutôt il avoue hautement que le Dernier Jour d'un Condamné n'est autre chose qu'un plaidoyer, direct ou indirect, comme on voudra, pour l'abolition de la peine de mort.
Il est si facile de perdre la mémoire de soi-même.
La mémoire est une fiction. Elle est comme une mosaïque, faite de tessons.
Il est terrible le petit bruit de l'oeuf dur cassé sur un comptoir d'étain il est terrible ce bruit quand il remue dans la mémoire de l'homme qui a faim.
Le réel exil commence lorsque le présent est confisqué. Quand on est condamné à rêver le temps d'avant et attendre l'avenir.
La mémoire la plus profonde est une mémoire de toute notre destinée.
Si le temps voulait seulement attendre la fin de nos folies préférées, nous resterions des jeunes gens jusqu'au jugement dernier !
Il ne faut pas laisser au jugement de chacun la connaissance de son devoir.
On a deux vies au moins. Une qui s'installe dans notre mémoire comme une pierre au fond de l'eau, et l'autre qui disparaît au fur et à mesure qu'elle se déroule comme si c'était vaporeux.
L'homme sans aucun appui et sans aucun secours est condamné chaque instant à inventer l'homme.
À chaque instant, le cerveau a 14 milliards de neurones qui fusent à la vitesse de 700km/h. On ne contrôle pas la plupart d'entre eux. Quand on a froid : la chair de poule. Quand on est excité : l' adrénaline. Le [...] â–º Lire la suite
La pensée est la plus grande ennemie de la perfection. L'habitude de réfléchir profondément est, je suis obligé de le dire, la plus pernicieuse de toutes les habitudes prises par l'homme civilisé.
L'esprit est un produit de l'organisation du cerveau tout comme la vie est un produit de l'organisation des molécules.
La mémoire est un filtre malhonnête. Comme la littérature d'ailleurs. Et c'est sans doute bien ainsi.
Un homme sain d'esprit c'est un fou qui tient sa folie dans une poche de sang noir - entre le cerveau et le crâne, entre sa famille et son métier.
Un édifice bâti sur l'inégalité, la lutte, et l'exploitation est irrémédiablement condamné à s'écrouler.
L'esprit humain a un mécanisme primitif de défense de l'ego qui nie toutes les réalités qui produisent trop de stress pour que le cerveau puisse les gérer. Cela s'appelle le déni.
La vieillesse est une langue étrangère qu'il faut apprendre à un âge où le cerveau n'est plus guère disposé à acquérir de nouvelles connaissances.
Un critique littéraire, c'est une mémoire livresque considérable, plus une culture tous azimuts, plus l'esprit de découverte, plus un fort pouvoir d'analyse, plus un vrai talent d'écrivain.
Dans les pays contre-réformés, on constate la soumission à une autorité hiérarchique, la défiance à l'égard des individus et des groupes, une organisation hostile à l'autonomie et à l'innovation, le préjugé anti-économique.
Un crime n'est véritablement un chef-d'oeuvre que si l'auteur reste impuni. D'autre part, l'impunité n'est complète que si la justice condamne un faux coupable.
Le cerveau des hommes n'est pas fait comme le nôtre, ils sont incapables d'entreprendre plusieurs choses à la fois