La mémoire est aussi menteuse que l'imagination, et bien plus dangereuse avec ses petits airs studieux.
Rien de plus isolant qu'une maladie mentale.
La maladie est un des paravents que les femmes mettent le plus souvent entre elles et l'orage d'une querelle.
La lecture encombre la mémoire et empêche de penser.
Notre tête ne serait-elle pas assez grande pour contenir à la fois la mémoire et imagination ?
Je souffre terriblement d'une maladie orpheline pour laquelle il n'existe nul Téléthon. Je suis un insomniaque pervers, c'est-à-dire que, la nuit, je rêve que j'arrive pas à dormir.
La nature de la maladie est aussi obscure que la nature de la vie.
En politique, rien n'est plus admirable que d'avoir la mémoire courte.
La chose la plus dangereuse au monde est un amour fondé sur la pitié.
La mémoire ne conserve que ce qui peut éventuellement être utile. On oublie le reste.
La persévérance dans l'illusion béate est la maladie héréditaire des pacifistes.
La haine des faibles n'est pas si dangereuse que leur amitié.
La présomption est notre maladie naturelle et originelle.
Le fléau se fatigue plus vite que l'aire.
La mémoire est souvent la qualité de la sottise : elle appartient généralement aux esprits lourds, qu'elle rend plus pesants par le bagage dont elle les surcharge.
L'esprit a ses erreurs, la volonté ses inclinations déréglées, la mémoire ses faiblesses.
Je suis toujours surpris par les coïncidences qui nous font un clin d'oeil du fond de leur mémoire en posant des bonheurs sur les journées d'absence et nous laissent à penser que rien n'est un hasard.
Celui qui a une mauvaise mémoire répètera toujours les mêmes erreurs.
J'ai rempli toute ma vie à essayer de préserver la mémoire de la vie, dans la lutte contre la mort. Peut-être que la seule chose que j'ai faite, puisqu'il est impossible d'arrêter la mort, c'est de montrer ce combat. Le combat en lui-même ne nous satisfait pas non plus.
Mais il y a des jours où l'on cueille le jour au moment flottant des possibles, au moment fragile d'une hésitation honnête, sans orienter à l'avance le fléau de la balance. Il y a des jours où l'on pourrait presque.
Nous suivons, nous nous suivons. Cette théorie d'animots que je suis ou qui me suivent partout et dont la mémoire me serait inépuisable, je ne vous en imposerai pas une exhibition. Loin de l'arche de Noé, la chose tournerait au cirque, quand un montreur d'animaux y fait défiler ses sujets tristes, le dos bas.
Chez plusieurs hommes l'art de faire des vers est le développement d'une maladie de l'esprit.
On peut déclamer sa maladie ou réciter la mort des autres, mais sa mort propre, on la meurt toujours avec naturel.
La mort d'un proche est un stimulant de la mémoire Tout revient en foule, le bon et le mauvais. Et les remords parfois. On se reproche ce qui n'a pas été accompli. Dans ce procès jugé à huis clos, le défunt est toujours acquitté. C'est soi-même que l'on condamne.
Les politiques parlent une langue morte, sèche et menteuse comme le sable.
Perdre bientôt la mémoire d'un bienfait est le vice des Français.
La mémoire n'est que la représentation du passé.
Vous savez que la mémoire d'un poisson est d'une seconde seulement ? A force de regarder ces poissons rouges dans leur bocal, le téléspectateur devant son écran n'a plus qu'une seconde de mémoire lui aussi.
L'ennui est la maladie de la vie. On se fait des barrières pour les sauter.
Dans cette partie du livre de ma mémoire devant laquelle peu de choses peuvent être lues, il y a un titre qui dit : « Incipit vita nova : Ici commence la nouvelle vie ».
La grande maladie de l'humanité est l'ignorance.