Pour échapper à la souffrance, le plus souvent on se réfugie dans l'avenir. Sur la piste du temps, on imagine une ligne au-delà de laquelle la souffrance présente cessera d'exister.
Il n'y a qu'une erreur et qu'un malheur au monde, c'est de ne pas savoir, ou vouloir, aimer.
Quant à la souffrance amoureuse, elle est indissociable de la félicité, notre chagrin nous plaît et nous manquerait s'il venait à disparaître, délices et douleur mêlées.
La souffrance est une île de certitude dans un océan d'incertitude.
Le meilleur remède à nos propres maux est le malheur d'autrui.
La compassion n'engage à rien, d'où sa fréquence. Nul n'est jamais mort ici-bas de la souffrance d'autrui.
La femme, lorsqu'elle enfante, passe par la souffrance ; pourtant elle ne se souvient plus de ses douleurs dès qu'un homme nouveau est enfin né dans ce monde.
Un malheur ne vient jamais seul.
Malgré les épreuves il faut continuer de sourire à la vie. Autrement, elle se fâche et coupe vite le courant à ceux qui ont cessé de croire en elle et de l'aimer dans la souffrance comme dans la joie.
Une des grandes leçons de la crise: nous ne pouvons échapper à l'incertitude: nous sommes toujours dans l'incertitude du remède au virus (Coronavirus), dans l'incertitude des développements et des conséquences de la crise.Nous resterons dans l'incertitude de l'aventure humaine.
Le talent suprême consiste à exposer son malheur avec humour.
L'excès de souffrance peut conduire au sublime ; mais pourquoi la plupart des êtres sont-ils médiocres, sinon parce qu'ils ont trop souffert ?
La théologie chrétienne n'a jamais encore accepté de prendre en compte le problème de la souffrance animale.
La recherche, c'est l'acte par lequel une société avancée exprime sa foi en un avenir ouvert.
Mieux vaut être optimiste et se tromper que pessimiste et avoir raison.
Je connaissais une jeune femme très vertueuse. Elle a eu le malheur d'épouser un cocu : depuis, elle couche avec tout le monde.
C'est déjà un malheur d'être le premier à annoncer un malheur.
Nul n'est prophète en son pays, mais qu'on veuille l'être à l'étranger on se fait appeler métèque.
Le bonheur n'étant pas éternel, pourquoi en serait-il autant du chagrin ou de la souffrance ?
Notre malheur n'atteint son plus haut point que lorsque a été envisagée, suffisamment proche, la possibilité pratique du bonheur.
De même qu'il faut de la souffrance pour connaître le bonheur, il faut de la prose pour qu'il y ait poésie.
Sans souffrance, il n'y a pas de bonheur. Donc, nous ne devrions pas discriminer contre la boue. Nous devons apprendre à embrasser et à supporter notre propre souffrance et celle du monde, avec beaucoup de tendresse.
La plupart des pères aiment se répéter chez leurs enfants, préparer leur avenir avec du passé.
Le malheur commence quand les mots ne se suffisent pas à eux-mêmes.
Vivre, quelle souffrance, et quelle souffrance sans partage !
Ceux à qui sourient bonheur et succès ont tendance à parler avec légèreté du malheur d'autrui.
Pour qui s'y est préparé et s'y attend le malheur n'a rien de déconcertant.
Vous ne pouvez pas maîtriser votre avenir si vous êtes toujours esclave de votre passé.
Si tu persistes en tournant le dos à la réalité, le bonheur et le malheur glisseront sur ton coeur comme l'eau du torrent sur les galets. Or l'homme a besoin du bonheur et du malheur pour marcher en équilibre.
Dans une souffrance aiguë, un cri de prière peut jaillir de n'importe quelles lèvres humaines.
Il faut tenir pour maxime indubitable que les difficultés que nous avons avec notre prochain viennent plutôt de nos humeurs que d'autre chose.