L'atmosphère d'un roman, c'est aussi le décor dans lequel on en fait la lecture.
Derrière un roman ou un poème, derrière la richesse d'un sens à interpréter, il n'y a pas de sens secret à chercher. Le secret d'un personnage n'existe pas, il n'a aucune épaisseur en dehors du phénomène littéraire.
Pour moi un tableau doit être une chose aimable, joyeuse et jolie, oui jolie ! Il y a assez de choses embêtantes dans la vie pour que nous n'en fabriquions pas encore d'autres.
Il n'est qu'un remède au doute, c'est la prière. Or, la prière du militant, c'est l'action politique.
Le mur murant Paris rend Paris murmurant.
Dans un tableau qui plaît ne regarder que les belles parties dont on ne peut se lasser.
Une chère amie peintre qui, avant de se suicider, m'a beaucoup appris sur la création, me répétait: " On se donne autant de mal pour un mauvais tableau que pour un bon ! "
L'écriture et la lecture sont comme pile et face d'une pièce de monnaie, si tu enlèves l'une d'elle, elle perd sa valeur et ne sert plus à rien.
Ce qu'on appelait autrefois l'âge mûr tend à disparaître. On reste jeune très longtemps, puis on devient gâteux.
C'est dans une prison que la musique a le plus de sens. On en a besoin pour ne pas oublier. Ne pas oublier qu'il y a des endroits dans le monde qui ne sont pas faits de mur et de [...] â–º Lire la suite
Le roman doit détruire les certitudes.
Le théâtre peut se lire. Mais cette lecture n'est pas ce qui le constitue.
C'est là ce qu'on appelle l'âge mûr de l'homme : vivre des provisions amassées en route.
Le blasphème des grands esprits est plus agréable à Dieu que la prière intéressée de l'homme vulgaire.
Un mur est une très grosse arme. C'est l'une des pires choses avec lesquelles vous pouvez frapper quelqu'un.
Le théâtre est ce qui fait que le rouge d'une robe est le même que le bruit d'un décor qui tombe.
La lecture d'un poème, quel que soit son auteur, me réconcilie avec moi. L'écoute d'une symphonie me réconcilie avec les autres : c'est pourquoi je ne vais au concert que six ou sept fois par an.
Jamais on ne pourra oublier le lieu d'un bel amour, le décor d'une joie profonde ou le contexte d'une tendresse. C'est à travers de telles histoires que la géographie devient humaine.
Educateur farfelu qui aurait souhaité nous faire éléver à domicile pour mieux surveiller nos progrés, homme mûr et néanmoins naïf, saisi d'étonnement à chaque étape de notre évolution, Papa vécut sa paternité avec un émerveillement inquiet.
Je suppose que les événements ne sont qu'une sorte de commentaire de nos sentiments - on peut déduire ceux-ci de ceux-là.
On aime les choses telles qu'on les a trouvées, même les plus alambiquées, les moins utiles, les moins fonctionnelles. On veut les vies d'avant sa vie, et les faire siennes, épouser le décor et lui faire plaisir.
La cigarette est la prière de notre temps.
N'importe qui pouvait écrire un roman en six semaines, avec du papier stylo et sans téléphone ni femme.
Je suis si ennuyée de voir des histoires sur un homme mûr de 65 tomber amoureux d'une belle fille de 32 ans.
La prière est la soeur tremblante de l'amour.
Le smoking (crée pour les femmes) a été pour moi l'occasion de donner le pouvoir aux femmes en leur offrant ce costume d'homme si symbolique.
La véritable prière n'est pas celle que l'on fait dans l'église, mais celle que l'on fait pour l'Église.
Savez-vous pourquoi il y a tant d'églises à Paris ? C'est pour permettre aux piétons d'entrer faire une prière avant de traverser la rue.
A Paris, quand on croise une femme dans la rue et qu'on la regarde, on commet presque une infidélité. Regarder une Française et être vu par elle, on dirait qu'on ébauche un roman d'amour !
C'était un jeudi matin. Tu portais un vieux T-shirt délavé qui te va si bien. Celui qui a un trou dans le dos. Tu venais de prendre une douche et il y avait dans l'air comme une odeur de... fleur. [...] â–º Lire la suite
La seule raison d'être du roman est de dire ce que seul le roman peut dire.