La poésie cesse à l'idée. Toute idée la tue.
La meilleure façon de ne pas avancer est de suivre une idée fixe.
Si la société évacue la poésie comme mode d'expression non productif, c'est peut-être que la poésie est un foyer de contestation, un acte de résistance, une incompatibilité fondamentale avec le système dominant ?
La poésie de Verlaine est simple, humaine et chantante, ce qui explique son succès.
Ce que certains découvrent dans la poésie et les musées, je le ressens dans un bon coup de départ.
Rien, cependant, n'est plus éloigné de l'amitié que le rapport maître-élève. L'ami n'est pas un gourou qui possède la vérité ; sa révélation n'est pas un enseignement. C'est une démarche qui permet de parvenir à la même conclusion en partant de points de vue différents. C'est une convergence dans la vérité.
- Vous avez tué mon père ! - Non Buzz, je suis ton père.
La pensée ne grandit que chez ceux qui sont capables d'amour et de haine.
Les mots sont comme une voûte sur la pensée souterraine.
Quand on tue de grands rêves il coule beaucoup de sang.
C'est une erreur de croire qu'une idée peut être rendue de plusieurs façons différentes.
On dit souvent que la force est impuissante à dompter la pensée ; mais pour que soit vrai, il faut qu'il y ait pensée. Là où les opinions irraisonnées tiennent lieu d'idées, la force peut tout.
Je t'aime, je t'adore, je n'ai d'autre pensée que toi au monde.
On se consacre pas à la poésie ; on s'y sacrifie.
L'esprit de l'homme s'élargit à chaque nouvelle idée et ne revient jamais à sa taille de départ.
On est des animaux, même dans ce qui nous donne la plus haute idée de notre humanité.
C'était par-dessus tout un opiniâtre. Il se servait de la méditation comme on se sert d'une tenaille ; il ne se croyait le droit de quitter une idée que lorsqu'il était arrivé au bout ; il pensait avec acharnement.
J'ai déjà dit, en racontant ma rencontre avec lui, que le crâne de Freud ressemblait à un escargot de Bourgogne. La conséquence est évidente : si on veut manger sa pensée il faut la sortir avec une aiguille. Alors elle sort tout entière.
Comme le théâtre est fait pour être joué, la poésie est avant tout faite pour être dite.
En un mot, la poésie ne peut exister sans émotion, ou, si l'on veut, sans un mouvement de l'âme qui règle les mots.
La poésie a, comme la vie, l'excuse de ne rien prouver.
Il est également absurde de vivre en perdant de vue le paramètre absolue de la mort que de laisser la pensée de la mort prochaine gâcher mon existence.
Les citations, c'est de la pensée en conserve : c'est pas cher, c'est pas toujours très bon, mais tout le monde en mange.
Ne pas se forcer à penser ; mais noter aussitôt chaque pensée qui se propose.
La peinture n'est autre qu'une idée des choses incorporelles.
Si la poésie se comprenait, elle deviendrait la philosophie et disparaîtrait.
Où donc est-il, le temps charmant Où le mot m'arrivait si vite ? Le mot venait d'abord et la pensée ensuite. J'étais un poète vraiment.
Ma première idée était que peut-être l'« étant », le « quelque chose » qu'on peut désigner du doigt, correspond à une maîtrise de l'« il y a » qui effraie dans l'être.
Le ridicule est comme le loup, il ne tue que ceux qui ont peur de lui.
La poésie est aujourd'hui l'algèbre supérieure des métaphores.
En quelques mots, je définis la Poésie des mots comme Création rythmique de la Beauté. Son seul juge est le Goût.