L'ennui est la grande maladie de la vie ; on ne cesse de maudire sa brièveté, et toujours elle est trop longue, puisqu'on n'en sait que faire.
Les pionniers bons et mauvais, les hommes armés ainsi que les prophètes inspirés du futur, ont été mes compagnons de camp. Ainsi, je connais le pays dont je suis sur le point d'écrire car peu d'hommes vivant maintenant l'ont connu.
Pour le colonisé, la vie ne peut surgir que du cadavre en décomposition du colon.
Je crois que la relation entre un écrivain et son sujet, c'est un peu comme en amour. Vous voulez passer tout votre temps avec l'objet de votre amour.
La discipline pour moi est une question de respect. Ce n'est même pas une question de respect de soi ; c'est une question de respect pour la vie et tout ce qu'elle offre.
Nous sommes à une époque où les hommes n'arriveront jamais à perdre assez de temps pour conjurer cette fatalité de passer leur vie à en gagner.
La tolérance mutuelle est une nécessité de tous les temps et de toutes les races.
Je ne suis pas une grande dame de la chanson, je ne suis pas une tulipe noire, je ne suis pas poète, je ne suis pas un oiseau de proie, je ne suis pas désespérée du matin au soir, je [...] â–º Lire la suite
Rien n'est étranger. On est arbre, fleuve, multiple au familier mystère. Puis peu à peu la pluie s'apaise. Il y a une lumière de cristal. Le corps bouge et le temps se décompte. On est réalité revenue au visible.
La vie sociale c'est l'envers ; l'endroit, c'est la vie intérieure.
N'amenez pas dans votre vie des personnes qui vous pèsent. Et faites confiance à votre instinct... les bonnes relations font du bien. Ils se sentent bien. Ils ne font pas mal. Ils ne sont pas douloureuses. Ce n'est pas seulement [...] â–º Lire la suite
La vie d'un ami, c'est la nôtre, comme la vraie vie de chacun est celle de tous.
- Dimitri ? - Hum ? - Tu crois qu'je suis une grande duchesse ? - J'en suis même sur ! - Alors arrête un peu de me donner des ordres !
Les temps ne sont pas devenus plus violents. Ils deviennent plus télévisés.
En fait, l'espoir est une condition de survie. Une condition de survie de l'espèce humaine. Sans espoir, on meurt.
La sociologie est à cheval entre la culture scientifique et la culture humaniste. Elle a besoin de rigueur, de vérification, et en même temps de réflexion et de philosophie. L'une et l'autre culture ont besoin de problématiser et d'imaginer.
Le temps n'attend pas.
La vie est ce qui compte, la vie seule - le processus continu et éternel de découverte de la vie - et non la découverte elle-même.
Chaque heure qui s'écoule dans l'attente épuise l'homme. Encore quelques jours, et il n'y aura plus à choisir : la mort seule, au terme d'une longue épreuve.
Arrête de passer ta vie à fuir, angoissé par l'avenir, parce qu'y'a rien à faire pour s'préparer au pire. Comme les attentats, les mauvaises nouvelles frappent quand tu t'y attends pas, des proches un peu pressés partiront avant toi.
Jeunesse : temps des échecs.
La satiété de la vie rend propice la venue de la mort.
Nous n'avons peut-être pas choisi le moment, mais le temps nous a choisis.
La vie se montre cruelle envers les femmes ! Elles doivent se débrouiller de leur mieux, tant qu'elles sont jeunes. Lorsqu'elles vieillissent et deviennent laides, on les délaisse.
La vraie vie pour un romancier, c'est d'en fabriquer de fausses.
La vraie réaction chrétienne à la souffrance et au chagrin n'est pas l'attitude de pitié de soi, de fatalisme ou de ressentiment; c'est l'esprit qui prend les difficultés de la vie comme une opportunité donnée par Dieu, et considère ses problèmes comme une confiance sacrée, et porte les épines comme une couronne.
Je préfère une vie courte avec de la largeur à une vie étroite avec de la longueur.
Il n'y a pas de passion à la jouer petit - à se contenter d'une vie inférieure à celle que vous êtes capable de vivre.
Le sablier de la vie coule doucement en amont, se transforme en rapides à l'aval du temps.
Le mauvais temps n'est pas le froid ou le gris, c'est ce qu'on s'était juré, qu'à force on oublie.
Les hommes qui, dans les temps d'abondance, ne se préoccupent pas de l'avenir, tombent dans une misère extrême, lorsque les temps viennent à changer.