En démocratie, vous dites ce que vous voulez, et vous faites ce qu'on vous dit.
La peste a pris la relève de la lèpre comme modèle de contrôle politique, et c'est là l'une des grandes inventions du XVIIIe siècle, ou en tout cas de l'âge classique et de la monarchie administrative.
La politique est un balancier dont les oscillations entre anarchie et tyrannie sont alimentées par des illusions sans cesse renouvelées.
L'exercice des droits naturels de la femme n'a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l'homme lui oppose.
Non seulement les caresses possèdent une vertu tranquillisante et anti-douleur, mais en plus, elles participent à la constitution de l'identité et à l'émergence de la pensée.
D'où un tout autre mouvement : pour sortir de l'« il y a », il faut non pas se poser, mais se déposer; faire un acte de déposition, au sens où l'on parle de rois déposés. Cette déposition de la souveraineté par le moi, c'est la relation sociale avec autrui, la relation dés-inter-essée.
Il n'y a pas de tyrannie plus cruelle que celle qui se perpétue sous le bouclier de la loi et au nom de la justice.
Dans une monarchie bien réglée, les sujets sont comme des poissons dans un grand filet, ils se croient libres et pourtant ils sont pris.
Les Américains adorent parler de la Constitution et de la façon dont elle protège les droits de chaque citoyen et promet la liberté à chaque citoyen, mais c'est aussi un pays basé sur le racisme et ils n'en parlent pas [...] ► Lire la suite
Le démocrate exige que tous les citoyens prennent le départ sur la même ligne. L'homme de droite estime qu'on devrait en arrêter quelques-uns en route. L'homme de gauche voudrait qu'ils finissent tous premier.