En Occident, l'on vit exaspéré et l'on meurt désespéré.
Un intellectuel médiatique vit du commerce des idées des autres.
À déshonneur meurt à bon droit qui n'aime livre.
Celui qui ne meurt pas une fois par jour ignore la vie.
On meurt deux fois en ce bas monde La première en perdant les faveurs de Vénus. Peu m'importe la seconde. C'est un bien quand on n'aime plus.
On meurt en détail.
L'amour naît de rien - et meurt de tout.
En Occident la jeunesse est désemparée ; l'une des raisons de son trouble est que l'on n'exige plus assez d'elle. La jeunesse avec raison exige qu'on exige.
On vit comme on pense, on vit petitement si l'on pense petitement, on vit librement si on pense librement.
Ne plus consulter de voyantes ni d'astrologues. Si leurs prédictions sont mauvaises, on vit dans la crainte. Si elles sont bonnes, on vit dans un espoir toujours déçu.
On vit avec un coeur trop plein dans un monde trop vide. Et sans avoir usé de rien, on est désabusé de tout.
L'homme ne meurt que pour revivre.
Le vrai bourgeois, c'est-à-dire, dans un sens moderne et aussi général que possible, l'homme qui ne fait aucun usage de la faculté de penser et qui vit ou parait vivre sans avoir été sollicité, un seul jour, par le besoin de comprendre quoi que ce soit...
Le bonheur est une joie secrète qui se vit comme en songe.
Soit on meurt en héros, soit on vit assez longtemps pour se voir endosser le rôle du méchant.
Contrairement à l'idée communément répandue, nous ne naissons pas libres. L'existence est un long parcours pour acquérir la liberté. Celui qui a réussi sa vie est celui qui meurt affranchi.
Celui qui vit après la mort de son ennemi, ne fût-ce qu'un jour, a atteint le but désiré.
L'espérance est la dernière chose qui meurt dans l'homme.
Le sage vit dans la conscience des difficultés et n'en souffre pas.
Je crois qu'on meurt quand on n'a plus envie de vivre. Quelles que soient les circonstances de la mort. Beaucoup de ceux que j'ai connus et qui sont partis n'avaient plus envie de vivre.
La femme que Dieu comble de bonheur est celle qui meurt avant son mari.
J'ai fait de Roméo un être déclassé qui vit sous les ponts, et de Juliette la fille du Ceausescu local. «1984», d'Orwell, m'a servi de toile de fond.
Quand le Roi Lear meurt à l'acte 5, tu sais ce que Shakespeare a écrit ? Il a écrit « Il meurt ! ». C'est tout, rien de plus. Sans fanfare, ni métaphore, pas de grande envolée lyrique. L'apothéose du plus grand des chefs-d'oeuvre [...] â–º Lire la suite
L'homme qui meurt doit mettre son ultime effort à se délester afin de s'élever plus vite et plus haut.
L'homme ne vit pas cent ans et se fait du souci pour mille.
On vit fort bien sans se connaître soi-même, à plus forte raison sans être connu des autres.
C'est comme ça dans les guerres tribales : les gens abandonnent les villages où vivent les hommes pour se réfugier dans la forêt où vivent les bêtes sauvages. Les bêtes sauvages, ça vit mieux que les hommes.
La légèreté naît du poids et le poids de la légèreté; chacun paie le bénéfice qu'il tire de sa vocation, chacun s'use à la mesure du mouvement qui l'anime. Et chacun meurt à tout instant. Toutes les forces se détruisent [...] â–º Lire la suite
La poésie de la terre ne meurt jamais.
Le monde moderne vit donc dans un affrontement entre deux amours bien différents : l'amour de Dieu poussé jusqu'au mépris de soi et l'amour de soi poussé jusqu'au mépris de Dieu.
Le sauvage vit en lui-même ; l'homme sociable toujours hors de lui ne sait vivre que dans l'opinion des autres.