Gardons-nous de suivre la pensée d'un auteur... D'ailleurs, qu'en sait-il de sa pensée ?
On ne devrait jamais condamner un homme à mort parce que nous ne savons pas ce qu'est la mort.
La leçon la plus importante que l'homme puisse apprendre dans sa vie n'est pas que la douleur existe dans le monde, mais qu'il dépend de nous d'en tirer profit, qu'il nous est loisible de la transmuer en joie.
Les comédiens sont faits pour jouer les rôles que la vie des autres nous fait écrire. Ils n'existent en somme que pour "vous" faire vivre.
Avec nos pensées, nous créons le monde.
L'amour, le bonheur, la justice... On essaie de donner des noms à des réalités qui nous échappent. L'amour, si ça existe, ça doit être simplement se trouver avec quelqu'un et se sentir bien.
Nous ne devons pas accepter une vérité tant que vous ne l'avons pas examinée et débattue de sa véracité.
Chacun de nous transporte en soi le centre de l'univers.
Je m'en irai dormir dans le paradis blancOù les manchots s'amusent dès le soleil levantEt jouent en nous montrantCe que c'est d'être vivant.
La force du devoir, la beauté de la vertu, entraînent, malgré nous, nos suffrages, et renversent nos insensés préjugés.
Le diable est le président du Tribunal et les palais sont d'injustices, on nous prend pour des ploucs, on nous prend pour des boeufs avec nos vérités, que sont les justiciables.
Chacun de nous n'est-il pas le gardien vigilant de sa propre tristesse ?
Le beau nous apporte la plus haute révélation du divin qu'il soit permis de connaître.
Nous quatre, ici, maintenant, dans cette Clio pourrie, libérés, ensemble, et que vogue la galère...
Rassurons-nous, tout va mal.
Il faut toujours avoir de la bienveillance car c'est ça qui pourra sans doute nous sauver !
En tant qu'artistes, nous sommes à la merci des autres pour réussir ou manquer notre vie.
Contrairement à l'idée communément répandue, nous ne naissons pas libres. L'existence est un long parcours pour acquérir la liberté. Celui qui a réussi sa vie est celui qui meurt affranchi.
Je crois au pouvoir des femmes. En tant que nourricieres, nous avons une capacité unique à prendre soin et à partager et à rendre le monde meilleur.
Nous sommes une matière sur laquelle les rêves sont faits ; et notre petite vie s'arrondit d'un sommeil.
Le bonheur, on ne le trouve pas, on le fait. Le bonheur ne dépend pas de ce qui nous manque, mais de la façon dont nous nous servons de ce que nous avons.
Peut-on devenir paranoïaque à force de penser que les autres pensent que nous le sommes ?
C'est en rêve seulement que les êtres nous sont doux et qu'il est bon de les avoir près de nous... dans la vie réelle ils sont les pierres aux angles aigus desquels on se heurte et l'on se blesse.
Nous sommes des animaux étranges : les défauts que nous condamnons le plus sévèrement chez les autres sont ceux dont nous ne pouvons nous corriger.
Le seul monde véritable est celui que nous créons en nous, le seul monde sincère est celui que nous créons entre les autres.
Et si nous valions mieux que le bonheur ?
Se demander si les choses sont vraies avant de se demander ce que nous en pensons est un exercice qui finit par paraître ingénu, tant il est passé de mode.
Comment se fait-il que depuis des années qu'on a les 35 heures, pas un seul pays au monde ne nous a imité ? Alors soit on est des génies, soit ce n'est pas sûr qu'on ait raison.
Nous sommes sur la bonne voie, même si nous sommes sur la mauvaise route.
Nous appelons désintéressé tout homme à qui l'intérêt de sa gloire est plus précieux que celui de la fortune.
Le roman ce n'est jamais qu'une maquette d'après laquelle il nous est proposé d'imaginer la même chose grandeur nature.
Les choses que l'on dit de nous ont beaucoup plus de signification et d'importance pour nous que pour les gens qui les disent.
La vie que l'on recherche ressemble toujours à nous-mêmes.
Dans la marche du temps, qu'est-ce qui nous tue ? Le tic ou le tac ?
Nous avons perdu la foi et nous voulons croire encore.
La paix, la paix à tout prix, nous clament tant de braves gens qui, en se conjoignant, aux lâches, aux amis des brutes et aux antisémites ordinaires peuvent s'ils n'y prennent garde, assurer le triomphe des forces du mal et de la régression.
Héra se barre à tire d'aile, lasse de la sève qu'on tire d'elle.On clame tous qu'on l'aime mais aucun de nous n'est fidèle.
Si nos enfants doivent être libres, ils doivent l'être de nous-mêmes également, de nos croyances limitatives, des habitudes et des goûts que nous avons acquis.
Ce qui prouve que l'expérience ne sert à rien, c'est que la fin de nos anciennes amours ne nous dégoûte pas d'en commencer d'autres.
Inconsciemment, tous ensemble, nous avons mis des siècles à inventer l'irresponsabilité.
Quand il ne nous reste que trois pouces de vie, nous avons encore mille affaires ; et un beau matin, toutes ces affaires s'évanouissent.
Dans un monde rempli de désespoir, nous devons encore oser rêver.
Nous n'avons pas traité les juifs injustement, ils ont été injustes envers eux-mêmes.
Puisqu'on dit que le bonheur N'existe pas sur la terre Que l'aile de mes chimères Puisse nous conduire ailleurs.
Sachons éviter les offenses, puisque nous ne savons pas les supporter.
Nous voulons tout ce que Dieu veut, mais nous ne savons pas que nous le voulons, nous ne nous connaissons pas, nous ne rentrons en nous que pour mourir, et c'est là qu'il nous attend.
On nous a donné le sommeil pour nous reposer de vivre avec nous-mêmes.
Chaque fois qu'on observe un animal, on a l'impression qu'il y a là un être humain en train de se foutre de nous.
Nous bricolons plus ou moins notre vie pendant soixante à quatre-vingts ans, et ensuite, quand nous savons à peu près comment il faudrait vivre, il nous faut mourir.
L'un de nous va mourir ici, donc peu importe ce que nous nous disons. Personne ne peut plus vraiment être gêné.