Nous ne sommes savants que de la science présente.
Partout on s'emmène soi-même. Alors partir sans vouloir un ailleurs. Partir pour se trouver. Dans le silence, dans l'espace. Juste au dessus du temps, juste au-delà des peines. Partir sans oublier. Pour regarder plus haut, faire semblant de se laisser aller au vent. Pour inventer le sens du fil qui nous attache.
Nous devons préserver notre fragilité parce qu'elle nous rapproche les uns des autres, alors que la force nous éloigne.
On doit tous être pareils. Nous ne naissons pas libres et égaux, comme le proclame la Constitution, on nous rend égaux.
Nous voyons les mêmes étoiles que les morts et l'odeur qui monte de la terre est le fantôme de toutes ses fleurs.
Les souvenirs seuls nous font peur de la mort.
L'étude du temps est la plus utile de toute, elle nous enseigne le moyen d'en faire un bon usage.
Le meilleur d'entre nous a quelques petits assassinats à se reprocher.
- Vite ! Embrasse-moi. - Ils nous regardent encore. - Qui ne tente rien n'a rien.
Il est rationnel, étant donné notre conception de l'individu et de l'univers, que le désir se manifeste en nous. L'arracher de vive force, en torturant notre chair et notre âme, c'est rompre l'harmonie.
Nous sommes ainsi. Quoique nous fassions, la question immédiatement se pose à savoir si nous n'aurions pas dû faire le contraire.
Chaque matin, nous renaissons. Ce que tu feras aujourd'hui est ce qui compte le plus.
Nous sommes sur l'autoroute vers l'enfer climatique, avec le pied toujours sur l'accélérateur.
Aujourd'hui, les soignants éprouvent un sentiment profond d'absence de considération et de perte de sens de leurs métiers. Une crise de reconnaissance s'ajoute à la crise d'efficacité, de moyens et de souveraineté, comme nous l'avons vu pendant la Covid.
Pensez à tous les problèmes, à tous les défis auxquels nous sommes confrontés. La solution à chacun commence par l'éducation.
L'enfer est en nous. Nous le portons au fond de nous-mêmes et nous le subissons chacun à notre manière.
Ce que nous appelons mouvements du coeur n'est que le bousculement irraisonnable de nos pensées.
Nous nous développons dans la sympathie, mais c'est en nous opposant que nous apprenons à nous connaître.
Beaucoup de musiques dans la vie sont là pour nous tromper.
L'amour n'est pas là pour nous rendre heureux. Je crois qu'il existe pour nous montrer combien nous pouvons endurer.
C'est l'ignorance qui nous aveugle et nous égare.
Il existait, naguère, un exercice auquel devait se livrer tout candidat à l'élection : la rédaction de sa profession de foi. Nous avons gardé la profession, mais nous avons perdu la foi.
On a donc raison de dire que ce que nous faisons dépend de ce que nous sommes ; mais il faut ajouter que nous sommes, dans une certaine mesure, ce que nous faisons, et que nous nous créons continuellement nous-mêmes.
De toutes nos vertus, il n'est que la patience que nous perdons pour rien.
Les dettes que nous avons contractées envers nous-mêmes sont les plus difficiles à payer.
L'Angleterre, c'est un pays extraordinaire. Tandis qu'en France nous donnons à nos rues des noms de victoires : Wagram, Austerlitz..., là-bas on leur colle des noms de défaites : Trafalgar Square, Waterloo Place.
Il y a très peu de choses que nous puissions connaître par les cinq sens à la fois.
Après tout l'espoir c'est peut-être d'aimer ce qui nous manque.
Nous devrions sécréter une gomme spéciale effaçant au fur-et-à-mesure nos oeuvres et leur souvenir.
La mixité généralisée de tous les espaces (jusqu'aux stades de football), mais surtout à l'école, anesthésie la virilité des petits hommes qui ont besoin de s'arracher à leur mère (...) Nous vivons dans une époque de mixité totalitaire, castratrice.
La constance n'est bonne que pour des ridicules ; toutes les belles ont droit de nous charmer.
Lorsque nous vivons notre vie au quotidien, nous sommes confrontés à des opportunités, et la plupart d'entre nous ne les reconnaissons même pas.
Nous devons envisager en face le fait que la société est fondée sur l'intolérance.
Ce que nous gagnons en connaissances, nous le perdons en sentiments.
Les mêmes causes qui nous procurent des biens peuvent également nous causer des maux, tout en nous offrant le moyen de les éviter.
Tout le monde s'habitue. C'est dans la nature humaine. On s'habitue à voir l'inhabituel, on s'habitue à vivre des choses dérangeantes, On s'habitue à voir des gens souffrir, on s'habitue nous-mêmes à la souffrance. On s'habitue à être prisonniers de notre propre corps. On s'habitue, ça nous sauve.
Nous avons eu, parmi les malheurs de la France, la création de l'École Nationale d'Administration qui détient le monopole de la formation des hommes politiques.
Nous ne savons pas comment éliminer le mal, mais nous savons comment nourrir certains affamés et guérir certains infirmes.
Nous vivons dans le plus probable de tous les mondes possibles.
Faute d'art, la crainte d'un mal nous conduit à un vice.
Il y a un mystère dans les voies qu'empruntent nos enfants pour se séparer de nous. Elles passent souvent par un moment d'effondrement individuel, un peu comme s'il fallait mourir pour vivre.
Un écrivain peut finir par devenir un simple jongleur de mots plus ou moins adroit. Il peut en arriver à oublier l'essentiel : cette source qui coule au fond de nous et qui est le véritable lieu de rencontre des êtres.
Nous vivons dans un monde où des activités de plus en plus nombreuses et pressantes concurrencent toujours plus durement celle qui consiste à se préoccuper de la poésie, que ce soit dans les livres ou dans le rapport à soi.
Expliquer les événements à reculons. Nous sommes les singes de l'avenir.
Merci aux absents, qui nous lèguent une quête philosophique et le bonheur de remplir le vide de l'existence à notre fantaisie.
Il me semble que nous regardons tous trop la Nature et vivons trop peu avec elle.
On peut aimer quelqu'un qui ne nous aime pas, on peut très bien aimer quelqu'un qui ne nous connait pas mais on ne peut pas être l'ami de quelqu'un qu'on ne connait pas.
Un homme ferme et même inébranlable dans son jugement sur nous nous donne force et consistance.
C'est le jour où nous devons rendre grâce à la lumière divine pour toutes les choses merveilleuses qui nous entourent. Eid Mubarak !
A entendre mon père, vous auriez jugé que cette Révolution de 18.. qui nous avait mis à mal, était spécialement dirigée contre nous.