Si nous n'avions pas tant de défauts, nous ne prendrions pas tant de plaisir à en remarquer chez les autres.
Dieu est esprit, il pense, il veut ; mais ne l'humanisons pas : il ne pense et ne veut pas comme nous.
Le mari est seul dans le mariage, le père est seul dans la vieillesse, l'ami est seul dans l'amitié, car il est bien rare que nous soyons élus par ceux que nous avons choisis.
La mort, dit-on, nous acquitte de toutes nos obligations.
On n'est jamais ruiné quand on a bien à soi toute sa vie et tout son amour. Nous marcherions dans l'or que nous n'aurions aucun bonheur, si nous ne nous aimions pas.
Nous sommes pauvres, nous, mais, Dieu merci, de toute ma vie vos maris n'ont jamais eu à rougir lorsqu'il s'est agi de recevoir un hôte.
Le jour même où le sentiment se déclare, nous prenons nos dispositions pour n'être pas surpris par son déclin.
Les mêmes causes qui nous procurent des biens peuvent également nous causer des maux, tout en nous offrant le moyen de les éviter.
Dieu parle à tout le monde, mais la plupart d'entre nous ne lui laissent pas placer un mot.
Considérons l'opinion, la renommée, avec l'idée qu'elle doit non pas guider, mais nous suivre.
Nous sommes ainsi. Quoique nous fassions, la question immédiatement se pose à savoir si nous n'aurions pas dû faire le contraire.
On voudrait parfois que le monde et le temps s'arrêtent pour nous permettre de les rattraper.
Un écrivain peut finir par devenir un simple jongleur de mots plus ou moins adroit. Il peut en arriver à oublier l'essentiel : cette source qui coule au fond de nous et qui est le véritable lieu de rencontre des êtres.
Le temps où nous n'existerons plus ne sera pas plus pénible pour nous que celui où nous n'étions pas encore.
Nous sommes à un moment de l'histoire où tout le monde doit faire attention à la politique. Il y a trop en jeu pour que nous soyons apathiques.
Dieu seul a le privilège de nous abandonner. Les hommes ne peuvent que nous lâcher.
En parlant de nos affaires, nous n'apprenons pas seulement beaucoup d'autrui ; mais aussi de nous-mêmes. L'esprit achève ses propres pensées en les mettant au-dehors.
Célébrité n'est pas belle, et ce n'est pas ce qui nous grandit.
La preuve finale de l'omnipotence divine, c'est que Dieu n'a point besoin d'exister pour nous sauver.
Après tout l'espoir c'est peut-être d'aimer ce qui nous manque.
Il est rationnel, étant donné notre conception de l'individu et de l'univers, que le désir se manifeste en nous. L'arracher de vive force, en torturant notre chair et notre âme, c'est rompre l'harmonie.
Je crois que nous commençons à voir nos vraies personnalités lorsque nous traversons les moments les plus difficiles. C'est là que nous devenons plus forts.
L'effort n'est pas un moyen de nous conduire au bonheur. L'effort lui-même est le bonheur.
Ceux qui ont vécu plus longtemps que nous ont toujours quelque chose à nous apprendre, que nous pouvons prendre avec nous pour le reste de nos vies.
Aussi vaste que l'espace qu'embrasse notre regard est cet espace à l'intérieur de nous.
Le monde n'est peut-être pas particulièrement sage, mais en fait de sagesse, nous ne connaissons rien de mieux.
Tout le monde s'habitue. C'est dans la nature humaine. On s'habitue à voir l'inhabituel, on s'habitue à vivre des choses dérangeantes, On s'habitue à voir des gens souffrir, on s'habitue nous-mêmes à la souffrance. On s'habitue à être prisonniers de notre propre corps. On s'habitue, ça nous sauve.
Nous n'avons de respect que pour les catastrophes, signe infaillible de la fadeur de nos existences et de l'épuisement de nos instincts.
Le monde évolue par bifurcations qu'aucune conscience n'a jamais prévues, mais nous somme responsables de celles qui s'annoncent.
Nous ne pouvons pas sauver le passé ou résoudre l'énigme de l'amour. Mais pour moi, ça vaut le coup d'essayer.
Tom Lefroy : Oui mon oncle. Et demain, nous en rencontrons une autre : Madame Radcliffe. C'est une femme solitaire, presqu'une recluse, mais je connais son mari, il est juriste. Le juge Langlois : Juriste ? Henry Austen : Oui, juriste, William [...] ► Lire la suite
Un homme ferme et même inébranlable dans son jugement sur nous nous donne force et consistance.
Il y a très peu de choses que nous puissions connaître par les cinq sens à la fois.
Expliquer les événements à reculons. Nous sommes les singes de l'avenir.
On nous a habitués à ça depuis qu'on est petits, sinon on pourrait très bien dire maman à son père et papa à sa mère.
La pensée de cette lutte universelle provoque de tristes réflexions, mais nous pouvons nous consoler avec la certitude que la guerre n'est pas incessante dans la nature, que la peur y est inconnue, que la mort est généralement prompte, et que ce sont les êtres vigoureux, sains et heureux qui survivent et se multiplient.
Même si certains saoudiens versent des fonds au terrorisme international, d'autres, les vrais amis de l'Occident, ont financé des opérations secrètes pour que nous puissions avoir une longueur d'avance sur ceux qui se complaisaient à massacrer des innocents.
Si Dieu existe, reprit tranquillement l'enfant, il nous aime tous. Il a créé le monde, l'univers et les hommes. Il écoute toutes nos voix.
La beauté est une force qui attire vers nous tout ce qui est positif et qui nous permet de rayonner vers les autres.
Nous voyons les mêmes étoiles que les morts et l'odeur qui monte de la terre est le fantôme de toutes ses fleurs.
Nous sommes armés pour beaucoup de choses, sauf pour l'essentiel, cette chose ineffable et inexprimable qu'est le miracle.
La mixité généralisée de tous les espaces (jusqu'aux stades de football), mais surtout à l'école, anesthésie la virilité des petits hommes qui ont besoin de s'arracher à leur mère (...) Nous vivons dans une époque de mixité totalitaire, castratrice.
Nous ne croyons pas en une petite Amérique. Nous croyons en une grande Amérique - une Amérique tolérante, une Amérique juste, une Amérique égale - qui valorise le service de chaque patriote.
Lorsque nous vivons notre vie au quotidien, nous sommes confrontés à des opportunités, et la plupart d'entre nous ne les reconnaissons même pas.
Aimer c'est, finalement, faire don de nos préférences à ceux que nous préférons.
Ce que nous gagnons en connaissances, nous le perdons en sentiments.
Rien ne nous rend aussi grands qu'une paire d'échasses.
Faute d'art, la crainte d'un mal nous conduit à un vice.
Beaucoup de musiques dans la vie sont là pour nous tromper.
Nos amis sont si exigeants pour nous qu'ils ont peine à se contenter de notre bonheur.