Rions sur la terre en délireOù la lumière aime et fleurit,Puisque le clair, le divin RireNous appartient, comme l'Esprit.
Tout commence dès l'école. L'école nous apprend à participer à la compétition sociale, et on n'apprend pas ce qui se passe en nous. Or vous vivez toute une vie avec un parcours intérieur. L'alphabétisation ne va pas de pair avec la créativité, à l'école. C'est un drame, c'est la faute de Jules Ferry, ce bâtard.
Mon sentiment est religieux dans la mesure où je suis imprégné de la conscience de l'insuffisance de l'esprit humain pour comprendre plus profondément l'harmonie de l'Univers que nous essayons de formuler comme "lois de la nature".
Nous ne pouvons pas retirer les décisions que nous avons prises, nous ne pouvons qu'affecter les décisions que nous allons prendre à partir d'ici.
Tant que l'on n'a pas été contenu en un regard, a-t-on la vie ? A-t-on la vie si personne encore ne nous a aimé ?
Oui, je sais que le monde a des dents Comme nous, le monde se défend.
La botanique qu'on nous apprend est peut-être une science inventée exprès pour exercer l'esprit des écoliers ? Qui sait si le latin n'est pas une grande supercherie pédagogique ?
La peur du ridicule obtient de nous les pires lâchetés.
Une femme disait : les aveux vraiment flatteurs ne sont pas ceux que nous faisons, ce sont ceux qui nous échappent.
Les femmes se dévêtent pour nous, mais nous nous dépouillons pour elles.
Baiser. Que de misères n'oublions-nous pas dans ces secondes de vertiges ! Et le châtiment, au sortit de ces enlacements, c'est le retour à la lucidité, le reflux du passé qui revient, de l'avenir qui se dessine.
On dirait que nos gestes nous cherchent lentement, partout.
Lorsque nous parlons pour les pauvres, sachez que nous ne prenons pas parti pour une classe sociale.
Je déteste vous entendre parler de toutes les femmes comme si elles étaient de belles dames au lieu de créatures rationnelles. Aucun d'entre nous ne veut être en eaux calmes toute sa vie.
Un grossissement de plus, et ces visages se décomposeraient en mouvements d'atomes, aussi indifférents à ce baiser que nous pouvons l'être aux amours démesurées des astres.
Nous vivons dans un temps de plus en plus nationaliste et xénophobe, et vous pouvez le voir dans les sociétés du monde entier.
L'abîme de l'éternité nous hante. Ainsi, s'interroge-t-on : nos actes retentiront-ils à travers les siècles ? Des inconnus entendront-ils notre nom bien après notre mort et se demanderont-ils qui l'on était, si l'on bataillait avec bravoure, et si l'on aimait avec fougue ?
En France, nous avons la chance d'avoir un patrimoine musical aussi riche à l'opéra que dans le symphonique. C'est rarissime.
Nous nous piquons à nos opinions avec d'autant plus de violence que nous les sentons plus discutées ou plus douteuses, les tenant ainsi pour certaines à proportion qu'elles ne le sont pas.
La télévision ne nous a jamais dispensé toutes les joies à la fois, mais il semble que nous avons connu une époque où, entre le public et nous, existait un état de grâce.
Nous nous concentrons tellement sur nos différences, et cela crée, je pense, beaucoup de chaos, de négativité et d'intimidation dans le monde. Et je pense que si tout le monde se concentrait sur ce que nous avons tous en commun - c'est-à-dire - nous voulons tous être heureux.
Je le regardai vivre : mon opinion sur lui se modifiait sans cesse, ce qui n'arrive guère que pour les êtres qui nous touchent de près ; nous nous contentons de juger les autres plus en gros, et une fois pour toutes.
Je pense que le mariage est une question de timing. Se marier, c'est de la folie. Je veux dire, c'est un risque - qui sait si vous serez ensemble pour toujours? Mais vous dites tous les deux: "Nous allons prendre cette chance, dans le même esprit."
Sitôt libérées du passé, où sommes-nous ? Le présent se coagule.
Si l'on avait su garder ce patrimoine en France, si l'on n'avait pas exporté cette pratique vers la perfide Albion, si l'on ne s'était pas résigné à abandonner ce sport aux étudiants de la ville de Rugby qui en firent la renommée, peut-être parlerions-nous aujourd'hui du Mortagne-au-Perche à XV, ou du Briouzeman Julien Bonnaire.
Le talent d'un homme est ce qui nous manque pour mépriser ou détruire ce qu'il a fait.
Nous ne sommes pas le produit accidentel et dépourvu de sens de l'évolution. Chacun de nous est le fruit d'une pensée de Dieu. Chacun de nous est voulu, chacun est aimé, chacun est nécessaire.
Il faut que vienne le temps de l'évidence. Dieu doit nous être montré comme deux et deux font quatre.
Le sexe est plein de mensonges. Le corps essaie de dire la vérité. Mais, il est généralement trop encombré de règles pour être entendu et lié à des prétextes pour qu'il puisse à peine bouger. Nous nous paralysons avec des mensonges.
Les hippies voulaient la paix et l'amour. Nous voulions des Ferrari, des blondes.
Si les Iraniens attaquaient Israël avec une arme nucléaire, nous riposterions à l'Iran. [...] Nous pourrions totalement les anéantir.
Nous sommes ici ensemble, dix personnes sur une petite île isolée, Et l'un de nous est un assassin.
Lorsque la mort est là, à quelques secondes de nous, le plus dur est fait : on a vécu. Le reste est formalité...
Nous sommes le seul animal qui soit surpris de l'univers, et qui s'étonne tous les jours de n'en être pas plus étonné.
Tout s'arrange en dînant dans le siècle où nous sommes Et c'est par des dîners qu'on gouverne les hommes.
La littérature est une machine qui nous permet de pénétrer dans les rêves d'autrui et dans les nôtres.
Le tempérament est ce qui cause des problèmes à la plupart d'entre nous. La fierté est ce qui nous maintient là.
L'âge seul nous renseigne.
Essayons de converser sans nous exalter puisque nous sommes incapables de nous taire.
Les bonheurs durables sont ceux qui reculent à mesure que nous avançons.
Nous sommes limités par tout ce que nous ne sentons pas.
Si le ridicule tuait, nous aurions de fosses communes à tous les coins de rues et les entrepreneurs funéraires seraient les maîtres du monde.
Le temps que nous observons dans la nature n'a pas d'existence propre. Il est seulement une façon d'être des choses.
Je suis, tu es, il est, nous sommes tous des vaniteux, et sans vanité, la vie fade.
À partir d'un certain âge, nos parents sont des cadrants vivants qui nous indiquent l'heure de notre décrépitude. Les regarder c'est nous voir trente ans plus tard, anticiper des lendemains chagrins.
Au fond, nous sommes livrés avec deux oreilles mais sans mode d'emploi pour nous en servir.
Nous ne pensons pas que chaque homme devrait être libre de tout transmettre à ses descendants.
La vie, c'est une boite d'instruments qui piquent et coupent. A toute heure nous nous ensanglantons les mains.
Nous croyons aux coïncidences, mais pas lorsqu'elles se produisent en même temps.
Nous ne savons pas tout de suite que l'amour meurt comme une saison.