Quand nous parlons de l'humain, nous avons une conception de l'humanité dans son ensemble, avant d'appliquer des méthodes scientifiques pour comprendre son mouvement, nous devons l'accepter comme une réalité physique. Mais quelqu'un peut-il douter aujourd'hui du fait que tous les millions d'individus et tous les innombrables types et caractères constituent une unité ?
Pour l'historien, la véritable tâche est de restituer à la collectivité qui nous est la plus proche, c'est-à-dire la collectivité nationale, sa mémoire et son identité, sans rien masquer.
La raison n'est raison qu'autant qu'elle nous touche.
La mort, c'est ce qui nous échappe. L'ultime bévue.
Il ne faut pas se laisser aveugler par l'orgueil, quand on est en réputation ou en honneur ; car tout ce qui s'acquiert nous est étranger.
J'avais voulu croire que nous avions tout en commun, mais tu étais seule dans ta détresse.
La conscience fait de nous tous des couards.
Nous nous permettons des écarts de goût que nous interdirions à autrui.
Si nous étions vraiment chrétiens nous serions contagieux.
Je n'ai connu de conflit qu'a travers le petit écran de la RTF puis de l'ORTF, un peu plus tard. J'espère que l'orage que nous traversons aujourd'hui n'éclatera pas sur mon fils ou mon petit-fils.
Il y a une loi de beauté qu'il importe de ne pas oublier ! Malgré l'effort de quelques-uns, nous semblons marcher vers cet oubli, tant la médiocrité, monstre à mille têtes, a de fidèles dans les sociétés modernes.
Le bonheur, on ne le trouve pas, on le fait. Le bonheur ne dépend pas de ce qui nous manque, mais de la façon dont nous nous servons de ce que nous possédons
Toujours nous sommes interrompus, jamais nous ne sommes achevés.
Nous mourons tous, mais nos tombes sont différentes.
Un oeil, un oeil vrai, ce n'est rien qu'un peu d'eau, un peu de tissu, si peu. Mais, de tout l'univers matériel, l'oeil est la seule parcelle où l'âme se laisse percevoir presqu'à découvert. A travers la périssable substance de l'oeil, nous devinons tout l'autre monde.
Nous assistions, navrés et impuissants, à cette évolution fatale.
Nous nous trompons toujours lorsqu'il s'agit des êtres qui nous sont vraiment chers.
La pauvreté abjecte est humiliante, est une atteinte à la dignité de ceux qui la subissent. En fin de compte, cela nous rabaisse tous. Cela rend la liberté de nous tous moins significative.
Les seules libertés auxquelles nous soyons sensibles sont celles qui viennent jeter autrui dans une servitude équivalente.
Quand on a plus d'argent qu'il ne nous en faut, on ne sait pas ce qu'il peut coûter aux autres...
Nous donnons aux choses une individualité arbitraire.
Il est indispensable pour une société de consommation que ses membres soient cupides, ostentatoires, gloutons, envieux, gaspilleurs, égoïstes et inhumains. Nous sommes officiellement professeurs de moralité mais si nous devenions tous "bons" l'économie s'effondrerait.
Nos ombres devant nous, sur le chemin,Avaient couleur, par la grâce de l'herbe,Elles eurent rebond, contre des pierres.
En Amérique, nous ne faisons que déplacer les chaises et dépenser d'énormes sommes d'argent plutôt que de les laisser aller pour améliorer la vie des gens.
Sur tous les continents, il y a des filles qui continueront à changer le monde d'une manière que nous ne pouvons qu'imaginer, si seulement nous leur laissons la liberté de rêver.
On me disait que nous étions prévisibles. A quoi bon être imprévisible ? Joe Louis était prévisible. Vous saviez qu'il allait mettre son adversaire au tapis. Ce n'est pas plus compliqué que ça ! Nous étions peut-être prévisibles, mais personne n'a trouvé la solution pour nous battre.
Dans la réalité, le démon identitaire était entré dans nos corps de pourceaux, et comme dans l'évangile de Luc, nous nous jetions l'un après l'autre du haut de la falaise.
L'hérédité est comme une diligence dans laquelle tous nos ancêtres voyageraient. De temps en temps, l'un d'eux met la tête à la portière et vient nous causer toutes sortes d'ennuis.
A qui d'entre nous n'est-il pas arrivé au cours de son existence d'éprouver tout à coup, au passage d'une femme dans une rue, ou un salon, sur une route, une sorte d'aura, de frisson physique et moral...
Qui donc a dit qu'il fallait désacraliser ceux qui nous ont montré le chemin ?
Nous possédons tous exactement ce dont nous avons besoin pour être notre plus grand moi.
Je suis un douteur confiant. J'aime Dieu, vous l'aurez sans doute compris. Je L'aime pour Sa grâce, pour Son amour, je L'aime aussi pour Son humour. Pour ces clins d'oeil qu'Il nous adresse en permanence.
Ma mère a eu quatre enfants, un avec des besoins spéciaux. Elle avait un travail à temps plein et elle rentrait toujours à la maison et nous préparait le dîner tous les soirs, à partir de rien. C'était incroyable.
La liberté, pour faire le tour du monde, n'a pas besoin de passer par chez nous.
La catastrophe, c'est l'irruption de quelque chose qui ne fonctionne plus selon les règles, ou bien selon des règles que nous ne connaissons pas, et que nous ne connaitrons peut-être jamais. Plus rien n'y est simplement contradictoire ou irrationnel, tout y est paradoxal.
J'écrivais pour conjurer l'angoisse. N'importe quoi. J'étais un écriveur. L'écriveur deviendra écrivain quand son besoin d'écrire sera soutenu par un sujet qui permet et exige que ce besoin s'organise en projet. Nous sommes des millions à passer notre vie à écrire sans jamais rien achever ni publier.
Je crois que l'amour est ce qui fait tourner le monde. Peu importe l'âge ou la jeunesse, l'amour est la raison pour laquelle nous sommes ici. C'est l'essence même de son être.
Nous vous aimerons comme vous êtes, si vous êtes parfait.
Une maman est celle sur qui on compte pour les choses qui nous importent le plus.
Nous craignons toutes choses comme mortels, et nous désirons toutes choses comme si nous étions immortels.
Quand nous avons soif, il nous semble que nous pourrions boire tout un océan : c'est la foi. Et quand nous nous mettons à boire, nous buvons un verre ou deux : c'est la science.
L'histoire ne nous a jamais donné que de fausses leçons. L'histoire est un tissu de mensonges.
Je ne vois pas un monde de demain différent du monde d'aujourd'hui. Il y a eu une accélération des techniques, mais je ne suis pas sûr que cette accélération continue au même rythme, il est bien possible qu'elle se ralentisse et que nous ayons vu des changements plus spectaculaires que ceux du prochain millénaire.
Le gouvernement peut changer de visage de temps à autre, mais ce n'est pas comme si nous menions des guerres pour la démocratie - nous menons des guerres pour le capitalisme et pour le pétrole.
L'hôpital était à genoux, on nous demande d'être debout !
Au cours de notre histoire, nous avons bâti des villes, des ponts, des églises. Beaucoup ont brûlé, ont étè detruits par les guerres, les révolutions, les fautes de l'homme. Chaque fois, à chaque fois nous les avons construit.
Il n'y a pas d'autre art que l'art amoureux. C'est l'art souverain de la lenteur et de la vitesse. C'est l'art de susciter un éclair, sans jamais l'arrêter en l'orientant vers nous.
Il y a ceux à qui nous pardonnons et ceux à qui nous ne pardonnons pas. Ceux à qui nous ne pardonnons pas sont nos amis.
Nous donnons aux autres des louanges auxquelles nous ne croyons pas nous-mêmes, tant qu'ils répondent par des louanges que nous pouvons croire.
Nous n'accordons une âme aux gens que lorsqu'ils n'ont plus de corps.