Exprimer une idée est une activité difficile à laquelle il faut s'exercer ; la télé supprime cet exercice ; nous risquons de devenir un peuple de muets, frustrés de leur parole, et qui se défouleront par la violence.
Nous mourons tous, mais nos tombes sont différentes.
J'écrivais pour conjurer l'angoisse. N'importe quoi. J'étais un écriveur. L'écriveur deviendra écrivain quand son besoin d'écrire sera soutenu par un sujet qui permet et exige que ce besoin s'organise en projet. Nous sommes des millions à passer notre vie à écrire sans jamais rien achever ni publier.
En Amérique, nous ne faisons que déplacer les chaises et dépenser d'énormes sommes d'argent plutôt que de les laisser aller pour améliorer la vie des gens.
Quand nous parlons de l'humain, nous avons une conception de l'humanité dans son ensemble, avant d'appliquer des méthodes scientifiques pour comprendre son mouvement, nous devons l'accepter comme une réalité physique. Mais quelqu'un peut-il douter aujourd'hui du fait que tous les millions d'individus et tous les innombrables types et caractères constituent une unité ?
Tant que l'objet que nous désirons n'est pas là, il nous paraît supérieur à tout ; à peine est il à nous, nous en voulons un autre et notre soif reste la même.
Quand on joue un personnage, il y a toujours un moment où il faut revenir à la réalité, sinon c'est elle qui nous rattrape. Et c'est souvent de façon violente. Plus on masque sa propre saloperie, plus elle risque de nous revenir en pleine gueule.
Qui nous donne fait plus que qui nous récompense.
Individuellement nous sommes tous des gens très bien, c'est collectivement que nous faisons le mal.
Les hommes ne sont pas aussi forts et capables que nous. Nous sommes des machines.
Nous pouvons ajouter à nos connaissances, nous ne pouvons rien en retrancher.
Avant de blâmer, nous devrions d'abord voir si nous ne pouvons pas excuser.
Là où nous voyons des êtres méchants ou bons, cruels ou généreux, le sage, lui, ne voit que des ''formes'' cherchant à s'exprimer et à se libérer.
J'aime la mélancolie de ce passant. Il n'a plus aucune de ces prétentions du paraître qui nous amenuisent tant dans la vraie vie, nous contraignent à cacher nos blessures, nos tristesses.
Je devine quand nous sommes justes et sincères ou que nous cherchons à séduire au delà du texte.
Nous pouvons être surpris des personnes que nous trouvons au paradis. Dieu a un faible pour les pécheurs. Ses standards sont assez bas.
Nous allons nous développer énormément - notre économie, notre consommation, au cours des années à venir... Mais les conséquences de cela sur les émissions vont être lourdes si nous ne changeons pas de cap.
Les maximes morales sont étonnamment utiles dans les occasions où nous pouvons inventer peu d'autre pour justifier nos actions.
Il n'y a aucune honte à dire que nous voulons tous être aimés.
Nous avons affaire à des hommes. Nous serions naïfs d'espérer uniquement de l'intelligence et du dévouement. C'était fatal que nous rencontrions aussi l'abjection, la sottise.
On estime que nous vivons sur notre planète depuis 5818 années.
Premier principe : Nous ne sommes jamais si heureux que dans l'exaltation.Deuxième principe : Ce qui augmente beaucoup le plaisir de l'exaltation, c'est de l'analyser.Troisième principe : Il faut sentir le plus possible en analysant le plus possible.
Quand l'ennemi avance, nous nous retirons. Quand l'ennemi s'arrête et campe, nous le harcelons. Quand l'ennemi s'efforce d'éviter le combat, nous attaquons. Quand l'ennemi se retire, nous le poursuivons.
Il y a des moments où les fins de la vie sont si effilochées que la raison et le sens crient que nous nous arrêtons et que nous les rassemblons avant de pouvoir continuer.
Il n'y a pas d'autre art que l'art amoureux. C'est l'art souverain de la lenteur et de la vitesse. C'est l'art de susciter un éclair, sans jamais l'arrêter en l'orientant vers nous.
L'absolu, s'il existe, n'est pas du ressort de nos connaissances; nous ne jugeons et nous ne pouvons juger des choses que par les rapports qu'elles ont entre elles.
Voilà, je vous ai livré quelques-unes de mes impressions sur Hercule Poirot. Elles sont fondées sur des relations vieilles de plusieurs années. Nous sommes amis et associés, et je lui suis fort redevable sur un plan financier.
Nous ne sommes pas nés pour aimer plus qu'un petit nombre d'êtres humains.
Nous avons de nos jours plus d'hommes de droit que de droits hommes.
Quelque vanité qu'on nous reproche, nous avons besoin quelquefois qu'on nous assure de notre mérite.
Trois ordres de vérités nous guident : les vérités effectives, les vérités mystiques, les vérités rationnelles.
On produit les situations qui nous correspondent.
Il ne faut pas se laisser aveugler par l'orgueil, quand on est en réputation ou en honneur ; car tout ce qui s'acquiert nous est étranger.
Quand nous naissons, nous crions que nous sommes arrivés à cette grande étape des imbéciles.
Après tout, notre passion a vu naître les armes, le désastre de la boucherie humaine, la course à la poudre en est le résultat. Mais ajoutez quelques étoiles de couleurs, et nous, artistes, sommes restés pacifiques au fil des siècles.
Nous n'avons ni la force ni les occasions d'exécuter tout le bien et tout le mal que nous projetons.
Dès que nous tenons une opinion, elle nous tient.
Il ne faut demander à la vie que ce qu'elle peut nous donner.
Je n'aime pas le travail, nul ne l'aime ; mais j'aime ce qui est dans le travail l'occasion de se découvrir soi-même. Notre propre réalité, ce que nous sommes à nos yeux, et non pas pour les autres, ce que personne ne peut savoir.
Le doux Roland Barthes nous a appris que la grammaire elle-même est fasciste.
Nous en étions donc arrivés à l'acceptation de notre mode de vie. Peut-être les psychiatres nous avaient-ils mis, sans le vouloir, en contact direct avec la divine providence car nous avions appris à considérer tout ce qui nous était donné comme un don du ciel, électrochocs inclus.
Nous avons permis aux intérêts du capital de l'emporter sur les intérêts des êtres humains et de notre Terre.
Nous devons dépasser l'idée que les filles peuvent être des leaders et créer l'attente qu'elles devraient être des leaders.
Qui nous dit que l'enfer, tout comme le ciel, n'a pas aussi ses saints ?
L'obstacle nous fait grands.
Nous créons toutes les fois que nous faisons un acte libre.
Nous ne renonçons pas aux biens que nous nous sentons capables d'acquérir.
Donnez-nous grand foison de vin.
Nous devons respect et confiance aux gardiens de la paix qui assurent notre protection. Mais parce que nous leur devons respect et confiance, nous avons également un devoir d'exigence vis-à-vis d'eux.
S'il y a la moindre vie après la mort, nous le saurons bien assez tôt. S'il n'y en a pas, nous n'existerons plus pour nous plaindre et dire qu'on nous a menti.