L'histoire nous prouve que, seuls, ont fait de bonnes révolutions ceux qui n'avaient rien à y gagner.
Nous accordons à autrui des louanges que nous ne croyons pas, afin qu'en échange il nous en accorde que nous croirons.
La pitié n'est qu'un secret repli sur nous-mêmes, à la vue des maux d'autrui dont nous pouvons être également les victimes.
La longue habitude de vivre ne nous prédispose pas à mourir.
Qu'on hait un ennemi quand il est près de nous !
Nous n'avons point d'Etat. Nous avons des administrations.
Nous sommes des navires lourds de nous-mêmes, Débordants de choses fermées, nous regardons A la proue de notre périple toute une eau noire S'ouvrir presque et se refuser, à jamais sans rive.
Nous apprenons à marcher à force de tomber.
Adieu la Cour, adieu les dames,Adieu les filles et les femmes,Adieu vous dis pour quelques temps,Adieu vos plaisants passe-temps ;Adieu le bal, adieu la danse, Adieu mesure, adieu cadence,Tambourins, hautbois et violons,Puisqu'à la guerre nous allons.
Le ciel en un moment quelquefois nous éclaire.
Chaque jour, nous choisissons qui nous sommes par notre façon de nous définir.
Si nous ne changeons pas les perspectives, nous manquerons le train.
Peu importe que vous soyez juif, arabe, français, britannique, américain, nous n'avons qu'un seul coeur auquel il faut faire bien attention.
Réfléchis, réfléchis juste deux minutes ! Qu'est ce que tu ferais toi d'une petite île malade ?! Ils nous ont mis en quarantaine, il y'a aucune contamination ! C'est juste des humains tuant des humains !
Nous nous réfugions dans l'orgueil, parce que nous avons peur de nous dire la vérité à nous-mêmes.
Dieu est innommé, parce qu'il attend son nom, nous sommes en charge de le révéler.
La question n'est pas : Croyons-nous en Dieu ?, mais plutôt : Dieu croit-il en nous ?
Sapiens sapiens, cet homme développé que nous sommes, est une forme extrême du processus d'individuation.
A quoi servirait l'expérience, si ce n'était à nous en donner ?
La nuit enregistre nos peurs et nous en délivre, le jour, par l'effet d'une amnésie bienfaitrice dont l'angoisse est le reste insécable.
Quand le réel nous désespère, la rêverie constitue un facteur de protection.
La société est un vaisseau sur lequel nous sommes tous passagers.
Ce que nous perdons le temps ne le refait pas, l'éternité le garde pour la gloire et aussi pour le feu.
C'est encore devant la mort que nous nous sentons le plus livresques.
C'est une langue belle à qui sait la défendre,Elle offre des trésors de richesse infinie,Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre,Et la force qu'il faut pour vivre en harmonie.
Les moyens que nous utilisons doivent être aussi purs que les fins que nous recherchons.
Il y a beaucoup de rayons sur la roue de la vie. Premièrement, nous sommes ici pour explorer de nouvelles possibilités.
Il y a juste quelque chose à propos de la danse. C'est comme une chose primordiale en chacun de nous.
L'univers n'est qu'un vaste océan, sur la surface duquel nous apercevons quelques îles plus ou moins grandes, dont la liaison avec le continent nous est cachée.
La meilleure façon de préparer notre ciel, c'est de passer notre terre à nous aimer.
Il n'y a qu'avec les gens avec qui nous créons la vie qu'on peut parler de la mort et anéantir les visions de destruction. Jusqu'à leurs souvenirs même.
Peut-être sommes-nous solidaires de ceux qui nous aiment ? L'admiration qu'ils ont pour nous grandit. Qu'on les déprécie, nous sommes dépréciés un peu.
Dieu tient-il tellement à ce que nous parlions de lui ? Ne préfère-t-il pas être un secret à une divulgation ?
Essayer coûte que coûte de n'être qu'un, c'est ignorer nos propres contradictions et vivre dans le mensonge. Alors qu'en exprimant nos contradictions, nous ne nous en portons que mieux !
Nous ne sommes pas dans une projection concernant l'avenir, nous sommes dans un constat quant au présent.
Nous avons des raisons de nous sentir bien, mais c'est aussi une menace de se sentir trop bien et je ferai attention à ce que cela n'arrive pas.
Au fond, nous sommes tous les jouets de la vie. Le pire, c'est de s'en rendre compte !
Si nous ne réussissons pas, nous courons le risque d'échouer.
Baisons, trinquons, allons nous promener, donnons-nous la main, attrape-moi par le cou et laisse-moi te courir si tu veux mais... Ne tombons pas amoureux.
Sans amour notre vie n'est plus qu'un long voyage,Un train qui nous emporte à travers les années,Mais celui qui regarde un peu le paysage,Ouvre déjà son coeur pour une éternité.
L'effort n'est pas un moyen de nous conduire au bonheur. L'effort lui-même est le bonheur.
Lorsque vous écrivez une chanson, la plupart des mots que vous utilisez sont en noir et blanc, puis vous en utilisez de temps en temps un en couleur. Ces mots en couleur font partie de nous-mêmes, car nous leur donnons un sens. Si vous le souhaitez, nous leur donnons une troisième dimension.
Nous autres Anglais sommes toujours prêts à pardonner à nos ennemis ; ce qui nous dispense du devoir d'aimer nos amis.
Éloigner nos jouissances, souvent c'est nous servir ; faire attendre le bonheur, c'est ménager à son ami une perspective agréable.
L'écriture a cette vertu de nous faire exister quand nous n'existons plus pour personne. De là sa magie, sa divine hérédité.
Nous voir nous-mêmes comme les autres nous voient confirmerait sans aucun doute la mauvaise opinion que nous avons d'eux.
Vieillesse : période de notre existence pendant laquelle nous composons avec les vices que nous chérissons encore, en vitupérant ceux que nous n'avons plus la hardiesse de pratiquer.
Chacun est seul et nous n'avons donc nul recours qu'en notre prochain.
Celui qui écrit des livres est tout (un univers unique pour lui-même et pour tous les autres) ou rien. Et parce qu'il ne sera jamais donné à quelqu'un d'être tout, nous tous qui écrivons des livres, nous ne sommes rien.
Nous attendions notre plaisir de ses péripéties enchaînée, campés hors du temps, dans la fumée des pipes et les relents du marc brutal dont les femmes remplissaient nos verres.