L'expérience ne nous empêche jamais de faire une bêtise, seulement elle nous empêche de la faire gaiement.
L'on croit se libérer (et de quoi ?) en écrivant et à écrire, on s'emprisonne. L'on crée des personnages qui nous enchaînent et l'on a peur de revivre leur destinée.
Les événements eux-mêmes sont demandés comme une nourriture. S'il n'y a point ce matin quelque grand malheur dans le monde, nous sentons un certain vide. "Ils n'y a rien aujourd'hui dans les journaux", disent-ils.
La meilleure façon de préparer notre ciel, c'est de passer notre terre à nous aimer.
Chacun est seul et nous n'avons donc nul recours qu'en notre prochain.
Ne nous épuisons pas à contrarier nos instincts, ils sont plus forts que nous.
Demain nous ferons de belles choses.
Les morts n'ont pas de noms. Et nous ne devrions pas non plus. Sans nom ni passé, ceux d'entre nous qui sont assez forts pour être encore vivants ici peuvent se connaître à un niveau primitif.
Nous devons envisager en face le fait que la société est fondée sur l'intolérance.
Nous nous sentons haussé par la louange, d'aussi bas qu'elle vienne.
Nous n'écoutons d'instincts que ceux qui sont les nôtres, Et ne croyons le mal que quand il est venu.
L'enfer est en nous. Nous le portons au fond de nous-mêmes et nous le subissons chacun à notre manière.
Un bonheur nous vient-il, cherchons-en un à nouveau.
Nous sommes ainsi faits que nous ne possédons d'autres facteurs de continuité et de cohérence que les instincts de notre personnalité.
Nous sommes à la fois tentés par l'hominisation des animaux, qui révèle souvent nos projections fantasmatiques, et par la bestialisation des hommes, autre manière pour nous de figer l'autre dans une animalité indigne.
Quand les chats siffleront A beaucoup de choses nous croirons.
Nous sommes sur l'autoroute vers l'enfer climatique, avec le pied toujours sur l'accélérateur.
En pleine vie, nous appartenons déjà à la mort !
Il y a beaucoup de rayons sur la roue de la vie. Premièrement, nous sommes ici pour explorer de nouvelles possibilités.
Si nous étions censés parler plus qu'écouter, nous aurions deux bouches et une oreille.
Il me semble que nous regardons tous trop la Nature et vivons trop peu avec elle.
Les dettes que nous avons contractées envers nous-mêmes sont les plus difficiles à payer.
Nous nous développons dans la sympathie, mais c'est en nous opposant que nous apprenons à nous connaître.
Il n'y a qu'avec les gens avec qui nous créons la vie qu'on peut parler de la mort et anéantir les visions de destruction. Jusqu'à leurs souvenirs même.
Au fond, nous sommes tous les jouets de la vie. Le pire, c'est de s'en rendre compte !
A entendre mon père, vous auriez jugé que cette Révolution de 18.. qui nous avait mis à mal, était spécialement dirigée contre nous.
Adieu la Cour, adieu les dames,Adieu les filles et les femmes,Adieu vous dis pour quelques temps,Adieu vos plaisants passe-temps ;Adieu le bal, adieu la danse, Adieu mesure, adieu cadence,Tambourins, hautbois et violons,Puisqu'à la guerre nous allons.
Ses adieux consistèrent en trois baisers, jetés du bout des lèvres, comme trois signes de ponctuation, au milieu du front de chacun de nous. Comme d'habitude, elle y ajouta la petite croix - papa la traçait avec le gras du pouce, Folcoche avec la pointe de l'ongle.
Nous sommes le seul pays au monde à détruire ses anciens bâtiments. Trop tard, nous réalisons à quel point nous en avons besoin.
Nous voir nous-mêmes comme les autres nous voient confirmerait sans aucun doute la mauvaise opinion que nous avons d'eux.
L'Angleterre, c'est un pays extraordinaire. Tandis qu'en France nous donnons à nos rues des noms de victoires : Wagram, Austerlitz..., là-bas on leur colle des noms de défaites : Trafalgar Square, Waterloo Place.
Nous préférons être battus sur nos idées qu'élus avec celles de nos adversaires.
C'est une langue belle à qui sait la défendre,Elle offre des trésors de richesse infinie,Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre,Et la force qu'il faut pour vivre en harmonie.
Avec trois jours de travail par semaine, nous aurions plus de temps pour nous détendre ; pour la qualité de vie.
Peu importe que vous soyez juif, arabe, français, britannique, américain, nous n'avons qu'un seul coeur auquel il faut faire bien attention.
Nous attendons toujours, pour nous exécuter, l'instant où nous sommes forcés par les circonstances.
Nous vivons dans un temps, où, si quelques-uns trouvent les galères à moitié chemin du pouvoir et de la fortune, il en est d'autres qui trouvent la fortune et le pouvoir à moitié chemin des galères.
Nous ne trouvons guère que deux plaisirs dans notre intérieur : celui d'en sortir et celui d'y rentrer.
Nous accordons à autrui des louanges que nous ne croyons pas, afin qu'en échange il nous en accorde que nous croirons.
La pitié n'est qu'un secret repli sur nous-mêmes, à la vue des maux d'autrui dont nous pouvons être également les victimes.
Tout ce que nous pouvons faire pour accroître l'épargne personnelle est tout à fait dans l'intérêt de ce pays.
Nous réaffirmons que des jours comme celui-ci, il n'y a ni républicains ni démocrates. Nous sommes des Américains, unis dans le souci de nos concitoyens.
Un arc-en-ciel résume à lui seul une vie, il est éphémère, il nous en fait voir de toutes les couleurs et dès lors qu'elles sont mélangées entre elles il n'en reste plus qu'une couleur blanche funeste.
Lorsque vous écrivez une chanson, la plupart des mots que vous utilisez sont en noir et blanc, puis vous en utilisez de temps en temps un en couleur. Ces mots en couleur font partie de nous-mêmes, car nous leur donnons un sens. Si vous le souhaitez, nous leur donnons une troisième dimension.
Chaque jour, nous choisissons qui nous sommes par notre façon de nous définir.
Ces terroristes veulent embraser le monde, ils auront gagné s'ils nous poussent à bout et réussissent à créer la discorde civile.
Nous autres Anglais sommes toujours prêts à pardonner à nos ennemis ; ce qui nous dispense du devoir d'aimer nos amis.
Ce qui doit dégoûter de la science, c'est que jamais elle ne nous apprendra ni l'origine du monde, ni le premier principe des êtres, ni leur destination.
La question n'est pas : Croyons-nous en Dieu ?, mais plutôt : Dieu croit-il en nous ?
La longue habitude de vivre ne nous prédispose pas à mourir.