Ecrire c'est ébranler le sens du monde, y disposer une interrogation indirecte, à laquelle l'écrivain, par un dernier suspens, s'abstient de répondre. La réponse, c'est chacun de nous qui la donne, y apportant son histoire, son langage, sa liberté.
Justes, ne craignez point le vain pouvoir des hommes. Quelque élevés qu'ils soient, ils sont ce que nous sommes, Et c'est le même Dieu qui nous jugera tous !
Quand l'amour est mort, on ne voit plus rien. On maudit le sort qui nous fait survivre, on a peur de vivre.
C'est la providence qui nous dirige, lorsqu'elle nous destine à jouer un rôle sur la scène du monde.
Les Lumières sont éteintes et ce n'est pas avec les gens qui nous gouvernent qu'on peut rallumer n'importe quelle lampe
Les femmes n'ont pas d'âges... elles sont jeunes... ou elles sont vieilles !... Quand elles sont jeunes, elles nous trompent... Quand elles sont vieilles, elles ne veulent pas être trompées !...
Si le ciel nous tombe sur la tête, il écrasera tout le monde.
Nous devons faire appel à la raison et créer une vie digne de nous-mêmes et des buts que nous percevons seulement faiblement.
Je ne vois que la photographie qui puisse, autant que le baiser, faire surgir de ce que nous croyons une chose à aspect défini les cent autres choses qu'elle est tout aussi bien, puisque chacune est relative à une perspective non moins légitime.
Pendant que nous sommes parmi les hommes, pratiquons l'humanité.
Il ne faut pas profiter de ses amis. Ils sont déjà gentils de nous endurer.
Notre âme est une bête féroce ; toujours affamée, il faut la gorger jusqu'à la gueule pour qu'elle ne se jette pas sur nous. Rien n'apaise plus qu'un long travail.
Ce n'est pas la vie qui est belle, c'est nous qui la voyons belle ou moins belle. Ne cherchez pas à atteindre un bonheur parfait, mais contentez vous des petites choses de la vie, qui, mises bout à bout, permettent de tenir la distance.
La morale est simplement l'attitude que nous adoptons envers les personnes que nous n'aimons pas personnellement.
Avez-vous remarqué que les leçons dont nous avons le plus besoin, celles qui s'avèrent le plus profitable, c'est toujours la vie qui se charge de nous les donner ?
Nous nous rendons pitoyables ou nous nous rendons forts. La quantité de travail à fournir est la même.
On passe toute sa vie à chercher une vérité qui nous torture, sans savoir qu'une fois confronté à sa lumière, la route ne fait que s'ouvrir à soi.
Si nous voulons apprendre ce qu'est réellement la race humaine au fond, nous n'avons qu'à l'observer en période d'élections.
Il reste si peu de surprises dans la vie. Nous sommes devenus tellement accros au savoir. C'est la génération Google. Nous voulons la réponse à tout maintenant !
Avoir du courage ne veut pas dire que nous n'avons pas peur. Avoir du courage et faire preuve de courage signifie que nous affrontons nos peurs. Nous pouvons dire : Je suis tombée, mais je vais me relever.
Pourtant la fonction des yeux n'est pas de voir mais de pleurer ; et pour voir réellement il nous faut les fermer.
C'est seulement quand nous rendons compte que nous n'avons qu'un temps limité à vivre - et que nous n'avons aucun moyen de savoir quand il s'arrêtera, que nous vivons chaque jour pleinement, comme si c'était le seul que nous ayons.
Nous devons admettre que la préservation des libertés individuelles ne peut pas correspondre pleinement à l'image que nous avons de la justice.
Craignons-nous nous-mêmes : les préjugés, voilà les voleurs ; les vices, voilà les meurtriers.
Nous ne voyons jamais un paysage que comme une toile de fond.
On se dit : "j'aime la France", et en même temps, on ne peut pas aimer un pays qui nous brime autant. En même temps, il faut vivre et avancer.
Le dilemme c'est que l'homme n'aime pas tellement partager Et si nous étions tous riches, et bien on se jalouserait.
Nous devons apprendre que s'attendre à ce que Dieu fasse tout alors que nous ne faisons rien n'est pas de la foi mais de la superstition.
Ce que nous nommons "émancipation" c'est le libre choix d'une âme entre différentes limitations.
Etre heureux, c'est être envieux. Or, il y a toujours quelqu'un qui nous envie. Il s'agit de le connaître.
Ce qu'est un ordinateur pour moi, c'est l'outil le plus remarquable que nous ayons jamais conçu. C'est l'équivalent d'un vélo pour notre esprit.
La vie qui s'en vient Et qui s'en va Nous laisse pantois Comme des chiens...
La propriété est un piège : ce que nous croyons posséder nous possède.
Le meilleur que nous puissions attendre des hommes, c'est l'oubli.
Seule une meilleure compréhension du monde qui nous entoure permettra de répondre aux interrogations et aux angoisses de l'ensemble des hommes.
Mais la vie est un combat : puissions-nous tous bien le mener !
Nous avons tous des ailes, mais il appartient à chacun d'entre nous d'avoir le courage de voler.
Certains d'entre nous sont seulement moins endommagés que d'autres.
Si Dieu est le commencement et la fin de l'histoire, il n'est pas l'histoire. L'histoire c'est nous.
Rien ne sert de se hâter, attendons notre heure, disons le mot qu'il nous appartient de prononcer, puis taisons-nous pour l'éternité.
Nous avons la liberté de manifester en Allemagne, mais il n'y a pas de place pour l'incitation et l'insulte envers les gens qui viennent d'autres pays.
La raison pour laquelle les acteurs, les artistes, les écrivains ont des agents, c'est parce que nous le faisons pour rien. C'est un fait fondamental - tu dois le faire.
Nous serons victorieux si nous n'avons pas oublié comment apprendre.
Nous ne pensons qu'à l'argent : celui qui en a pense au sien, celui qui n'en a pas pense à celui des autres.
Les plaisirs de la vie sont faits d'obscures victoires qui nous procurent nos petites satisfactions.
Le théâtre, c'est la générosité, le cinéma, c'est l'avarice. La caméra vient nous chercher, il faut tout garder. Le théâtre est le véritable espace d'expression du comédien.
La ville est comme un grand manège Dont chaque tour nous vieillit un peu.
Si nous ne voulons pas être une société de moutons domesticables et manipulables par toutes les formes de pouvoir, y compris celui de la science, il faut défendre la littérature.
Possible ou impossible, le pardon nous tourne vers le passé. Il y a aussi de l'à-venir dans le pardon.
Malheureusement que l'temps nous abîme, rien n'vaut l'amitié qui créée l'indépendance de penser si c'n'est les voyages de dissidents quand l'soleil commence à manquer.