Nos actions agissent sur nous autant que nous agissons sur elles.
Nous consommons beaucoup trop.
Une oeuvre d'art peut exiger que nous lui sacrifions jusqu'à nos scrupules.
Nous faisons le plus souvent ce que la majorité attend que nous fassions.
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges, jeter l'ancre un seul jour ?
Au nord, les Espagnes sont sécheresse : fécondes, abondantes quand même, leur aridité étant faite de sensibilité contractée. Au midi, c'est un fleuve irrésistible de sensualités : mais qui craindrait de s'y souiller ? Il nous emporte dans le sens de la nature.
Ce n'est ni l'amitié ni la bonté qui nous manquent, mais nous qui manquons à l'amitié et à la bonté.
Nous sommes toujours injustes dès que nous jugeons qui que ce soit.
Nous sommes comme l'herbe qui fleurit le plus lorsqu'on est piétiné.
Penser ? Pourquoi penser ! Nous avons des ordinateurs pour le faire pour nous.
Nous nous opposons à toutes les entreprises sociales, que nous en bénéficiions ou non. Vous constaterez que nos positions politiques nuisent principalement à notre rentabilité plutôt que de l'aider.
Je lis régulièrement des trucs aberrants sur nous, par exemple que Marion habite à Los Angeles... Les gens n'imaginent pas que l'on vit comme tout le monde, qu'on fait nos courses, qu'on cuisine, qu'on emmène notre fils à l'école.
Nous ne sommes pas nés seulement pour rester pudiques !
Télescope. Invention qui est à l'oeil ce que que le téléphone est à l'oreille, en ceci qu'il permet à des objets lointains de venir nous agresser avec une multitude de détails inutiles.
Il n'y a que l'invisible qui nous émeuve.
Voulez-vous du public mériter les amours ?Sans cesse en écrivant variez vos discours.Un style trop égal et toujours uniformeEn vain brille à nos yeux, il faut qu'il nous endorme.On lit peu ces auteurs, nés pour nous ennuyer,Qui toujours sur un ton semblent psalmodier.
Le société ne peut jamais nous prescrire tout ce que nous devons être et faire.
Nous prenons nos couleurs, comme des caméléons, les uns des autres.
Nos oeuvres représentent une période de notre existence que nous avons déjà franchie, à l'époque où nous les écrivons.
Il n'est point de désirs qui ne nous flattent ; il en est peu qui ne nous trompent.
En secret, nous sommes tous un peu plus absurdes que nous ne le pensons.
Nous déshabillons les hommes et les femmes, nous ne les habillons plus.
Eh bien, nous devons attendre l'avenir pour le montrer.
Le chaos de l'épreuve en nous dépouillant, nous permet de découvrir la face cachée de notre vie.
Dieu est en nous, et nous sommes en lui.
Nous dormons jusqu'à ce que nous aimions.
Langage. Musique avec laquelle nous charmons les serpents qui gardent le trésor d'un autre.
Pour jouir de la liberté, nous devons nous contrôler.
Ce que nous aimons dans nos amis, c'est le cas qu'ils font de nous.
Car ce qui fait un être, ce sont peut-être moins ses actes publics que ses habitudes secrètes, moins ses intentions planifiées que ses rêveries floues. Ce sont nos états d'âme, cette part la plus secrète de nous-même, qui en est aussi la plus révélatrice.
Nous ne souffrons pas par accident.
Il y a tant de choses que nous pourrions faire.
Nous respectons malgré nous ceux que nous voyons respectés.
Nous vivons ici et ils vivent là-bas. Nous noirs et eux blancs. Ils ont des choses et nous non. Ils font des choses et nous ne pouvons pas. C'est comme vivre en prison.
Nous sommes tous deux devenus les gens que nous voulions l'un l'autre.
Nous protestons contre l'injustice dès qu'elle passe la nôtre.
Les politiciens sont les moins bien placés pour nous gouverner.
Nous regardons le Liban, le Chili, l'Argentine, etc... avec les mêmes sentiments de trouille, de supériorité et de rigolade assurées que les vieux de l'hospice, lorsqu'il y en a un qui crève.
Le virus (Coronavirus) tue le néo-libéralisme en nous tuant.
Ce qu'il y a de plus profitable dans notre vie, généralement, personne ne nous l'a appris.
Nous sommes rassasiés des carences des autres.
Nous nous battrons avec nos rêves.
Je ne pensais même pas au mariage, c'est lui qui a voulu. Après, rien n'aurait pu nous séparer. Je lui ai dit : 'Fais-moi un enfant' et notre Valentine est arrivée.
Je veux dire que nous avons tous joué étant enfants. Vous jouez à des jeux, vous affrontez des personnages différents, vous imitez; le plaisir et l'amour du jeu ne m'ont jamais quitté.
Dans ce monde, le christianisme ne nous promet qu'une seule chose : que nous ne souffrions pas seuls.
Il y a beaucoup de pays non cartographiés en nous.
Nous n'augmentons pas notre vertu en nous livrant à la jouissance. La postérité nous le comptera comme une faute.
Les autres nous fascinent parce qu'ils ont l'air plus vrais.
L'essence des choses devant nous rester toujours ignorée, nous ne pouvons connaître que les relations de ces choses, et les phénomènes ne sont que des résultats de ces relations.
Nous avons la liberté. Mais nous ne savons pas nous en servir. Nous usons d'elle comme de l'or : nous la thésaurisons, nous ne la faisons pas fructifier.