Il faut parfois que l'être qui nous est le plus cher nous trahisse et s'enfuie pour que nous réalisions tout ce qui nous attachait à lui.
La permission du mal est de la part de Dieu, une preuve de son amour pour nous, et, en certains cas, le péché est la conséquence nécessaire de l'erreur.
Et si l'univers est tout amour, que craindre ? Rencontrer plus d'amour encore... Un amour qui irait jusqu'à nous anéantir, pour nous mettre éternellement à l'abri de l'inquiétude et des élancements...
Quand le coeur devance la main à nous faire un présent nous en recevons deux à la fois.
L'étude a cela de bon qu'elle nous délivre du fardeau de notre oisiveté, et qu'elle nous empêche de courir hors de chez nous, pour aller dire et écouter des riens, d'un bout de la ville à l'autre.
Puisque c'est ailleursQu'ira mieux battre ton coeurEt puisque nous t'aimons trop pour te retenir
La liberté est une plante rare et délicate. Nos esprits nous disent, et l'histoire le confirme, que la grande menace pour la liberté est la concentration du pouvoir.
Dans le regard d'une femme, il y a comme une récompense pour nous.
Voilà que nous sommes suivis par des pierres, c'est bien la première fois !
Quand des amis s'en vont, morts au champ d'honneur, quelque chose de profond se réveille en nous tous.
La vraie religion consiste à se garder d'un genre de croire qui nous délivrerait de vouloir.
Le passé c'est notre seule promenade et le seul lieu où nous puissions échapper à nos ennuis quotidiens, à nos misères, à nous-mêmes. Le présent est aride et trouble, l'avenir est caché. Toute la richesse, toute la splendeur du monde est dans le passé.
Que vaut le temps, s'il n'en reste plus pour s'émouvoir, s'attendrir, aimer ? Ce n'est pas nous qui décidons de notre temps, mais le temps qui tisse les jours, fait et défait les volontés, les aspirations de l'homme.
Nous n'aurions plus rien d'humain si le langage en nous était en entier servile.
On parle trop souvent du bonheur. La seule chose qui toujours nous enivre Se banalise dans sa douceur.
Nous aurons beau faire, nous ne connaîtrons jamais le repos, la douce immobilité des choses. Nous marcherons jusqu'au bout sur du sable mouvant.
Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine que nos bonnes qualités.
Le crime est le magasin de détail du magasin de gros que nous appelons loi pénale.
Nous ne saurions nous passer de nos péchés, ils sont la grande route de la vertu.
Parfois je pense que tous les gens (même ceux qui collectionnent des papillons) ont envie de mourir et que si on nous apprenait à voler nous partirions illico vers n'importe quel autre pays.
Nous sommes tous des imbéciles, mais certains le savent, certains ne le savent pas.
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Nous acquérons, par l'éducation, des connaissances éphémères et des répugnances tenaces.
La voix du sentiment ne peut nous égarer, Et l'on n'est point coupable en suivant la nature.
La douleur est un grand maître... Elle nous apprend qu'on est vivant.
Nous passons notre vie à désirer, à désirer surtout ce qui nous fuit et qui ne nous paraît désirable que pour cette seule raison.
Notre vérité, c'est la précision avec laquelle nous apercevons l'état et la situation des êtres et des choses dont nous sommes, et parmi lesquels nous évoluons.
Dieu n'a pas voulu Que le noble vin se perde ; C'est pourquoi il ne nous donne pas que la vigne, Mais également la noble soif.
Il faut méditer sur ce qui procure le bonheur, puisque quand on l'a, on a tout, et lorsqu'il manque, nous faisons tout pour l'avoir.
Nous sommes très petits, comme des souris qui doivent traverser la vie en faisant des trous, parce que nous n'avons aucune idée de quoi faire d'autre.
Quand nous avons commencé, nous n'avions aucune idée de ce que nous avions l'habitude de nous appeler, mais nous savions quels étaient nos rêves.
La raison nous montre notre devoir; celui qui peut nous faire aimer notre devoir est plus puissant que la raison elle-même.
Nous n'avons pas besoin de partager les mêmes opinions que les autres, mais nous devons être respectueux.
Pour créer une plus grande convergence, nous avons besoin de plus d'intégration.
Et il est des gens qui disent: Seigneur! Accorde nous belle ici-bas, et belle part aussi dans l'au-delà; et protège-nous du châtiment du Feu!.
Il n'y a qu'une seule chose que nous aimions à voir partager avec nous, quoiqu'elle nous soit bien chère, c'est notre opinion.
Devrons-nous donc apprendre, à la dernière minute, que, faute de pouvoir trouver leur propre représentation, les civilisations ne se contentent pas de mourir mais tuent ?
Nous ne sommes hommes et nous ne tenons les uns aux autres que par nos paroles.
Voyager, c'est demander d'un coup à la distance ce que le temps ne pourrait nous donner que peu à peu.
C'est le jouir, non le posséder, qui nous rend heureux.
Tout ce que nous développons comme bonheur personnel, familial, matériel, dépend de l'extérieur et sera tributaire des vents de la vie.
Dans la solitude où j'entrai, les mesures de ce monde, si elles subsistent, c'est pour maintenir en nous un sentiment vertigineux de démesure : cette solitude, c'est Dieu.
La seule chose qui nous reste de la civilisation, c'est la poésie.
J'ai de grandes ambitions, mais je pense que nous en avons tous. Je veux juste continuer à travailler dur et être heureuse.
Parce que nous ne savons pas quand nous allons mourir, nous pensons à la vie comme un puit inépuisable. Et pourtant, tout se passe un certain nombre de fois. Et un très petit nombre vraiment.
Bravo ! Nous ne savons même pas le dire en français.
Seul ce que nous avons définitivement abandonné à Dieu peut être véritablement nôtre.
Etant l'impression passionnée de la vie, les arts ont pour fonction de nous mettre devant la vie dans un état passionné.
Le bonheur est la seule chose qui nous appartienne.
Nous sommes responsables d'à peu près tous les maux dont nous souffrons.