Le matérialisme et le manque de spiritualité nous tuent.
Le passé c'est notre seule promenade et le seul lieu où nous puissions échapper à nos ennuis quotidiens, à nos misères, à nous-mêmes. Le présent est aride et trouble, l'avenir est caché. Toute la richesse, toute la splendeur du monde est dans le passé.
Pour faire certaines sottises, nous devons ressembler à un cocher qui a lâché les guides de ses chevaux et qui dort.
Heureusement qu'ils ne fonctionnent pas, les régimes ; sinon, depuis le temps qu'on en fait, il y a longtemps que nous aurions atteint le but ultime : le poids zéro !
La vieillesse nous transforme tous en caricatures.
Puisque notre société privilégie le statut de consommateur à celui de citoyen, il nous appartient de transformer chacun de nos actes d'achat en bulletin de vote.
Les amis sont des compagnons, qui nous aident à avancer sur le chemin d'une vie plus heureuse.
Je pense que nous, dans notre famille, n'avons pas besoin de bombes et d'armes à feu, de détruire pour ramener la paix - il suffit de se réunir, de s'aimer, d'apporter cette paix, cette joie, cette force de présence mutuelle à la maison. Et nous pourrons vaincre tout le mal qui est dans le monde.
La poésie passe par l'amour des mots, l'alchimie du verbe. C'est aussi ce qui nous délivre de nous-même, qui nous permet de trouver ce qui est ailleurs.
Détruire un homme est difficile. Mais vous y êtes arrivés, Allemands. Nous voici dociles, vous n'avez plus rien à craindre de nous.
Nous vivons avec des idées qui, si nous les éprouvions vraiment, devraient bouleverser toute notre vie.
Ce que nous n'avons pas eu à déchiffrer, à éclaircir par notre effort personnel, ce qui était clair avant nous, n'est pas à nous.
Le clocher est un doigt qui nous montre le ciel.
Nous avons beau les croire plus vaniteux que nous, nous croyons toujours les autres moins vaniteux qu'ils ne sont.
Ca fonctionne comment, au juste ? Nous menons notre vie, ou bien c'est la vie qui nous pousse ?
Le jour où nous voyons la vérité et cessons de parler est le jour où nous commençons à mourir.
Noël est un tonique pour nos âmes. Cela nous pousse à penser aux autres plutôt qu'à nous-mêmes. Il dirige nos pensées à donner.
La vérité est une chose intangible, invisible, et il arrive que nous trébuchions dessus sans la reconnaître.
Chacun de nous soupçonne qu'il possède pour le moins une des vertus cardinales, et voici la mienne : je suis un des rares hommes honnêtes que j'aie jamais connus.
Défiez-vous de votre optimisme, et figurez-vous bien que nous ne sommes dans ce monde pour nous battre envers et contre tous.
Les sabliers ne servent pas seulement à nous rappeler la fuite du temps, ils évoquent également la poussière que nous deviendrons un jour.
La mort n'est qu'un mot, une sorte de signe dont le sens nous échappe.
Nous voulons à tout prix être des conquérants et conquérants nous serons ; mais notre conquête, c'est la mort.
L'amour, le vrai, c'est le seul lien palapable entre l'homme et ce que nous nommons "Dieu".
Les yeux et tous nos sens ne sont que des messagers d'erreurs et des courriers de mensonges. Ils nous abusent plus qu'ils ne nous instruisent.
Nous n'avons pas tant à nous servir des services que nous rendent nos amis, que de l'assurance que nous avons de ces services.
Nous jurons que nous nous présentons aux Jeux Olympiques en concurrents loyaux, respectueux des règlements qui les régissent et désireux d'y participer dans un esprit chevaleresque pour l'honneur de nos pays et la gloire du sport.
Nous ferons mieux de nous mettre plus haut sur notre propre liste de choses à faire.
Nous avons l'obligation de nous battre pour le monde tel qu'il devrait être.
Toutes les passions nous font faire des fautes, mais l'amour nous en fait faire de plus ridicules.
Les choses et les êtres que nous aimons sont pour nous une souffrance, ne serait-ce que par la crainte perpétuelle de les perdre.
Le monde et la science ont leurs données propres, qui se touchent et ne se pénètrent pas. L'une nous montre à quel but nous devons viser, l'autre, le but étant donné, nous donne les moyens de l'attendre.
Il y a tant de choses sur la Terre que nous ne comprenons pas, et tant de choses incroyables qui sont vraies.
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
On est dans une voiture jaune, la route est à nous et on a des tas de perspectives.
Le climat c'est ce à quoi on s'attend, la météo c'est ce que nous obtenons.
Si nous n'avions point de défauts, nous ne prendrions pas tant de plaisir à en remarquer dans les autres.
Notre envie dure toujours plus longtemps que le bonheur de ceux que nous envions.
Tous les changements ont beau se produire - sociaux, politiques, religieux, planétaires - chacun de nous n'en est pas moins rempli de sa vie privée.
Notre existence quotidienne est un mauvais feuilleton par lequel nous nous laissons envoûter.
Au moment où nous concevons le concevable, il commence à résonner en nous et devient inconcevable.
Tout ce que nous développons comme bonheur personnel, familial, matériel, dépend de l'extérieur et sera tributaire des vents de la vie.
L'expérience est simplement le nom que nous donnons à nos erreurs.
Nous voulons tous de quelqu'un qu'il nous aime comme nous souhaitons l'être et non comme il le croît.
L'astrologie s'avère un outil précieux pour décoder les rouages les plus secrets d'une personnalité ; mais elle peut aussi nous aider ensuite à mieux comprendre les autres. A les aimer, certes, mais à les aimer "bien".
Les sottises d'autrui nous doivent être plutôt une instruction qu'un sujet de nous moquer de ceux qui les font.
Nous appelons dangereux ceux qui ont l'esprit fait autrement que nous et immoraux ceux qui n'ont pas notre morale.
A mesure que nous vieillissons, les jours semblent devenir plus courts, et notre familiarité avec le temps diminue pour nous la perception de sa durée.
Si la défaite de la haine est le but de la guerre, alors nous, les hommes de couleur en service, nous avions à combattre sur au moins deux fronts.
Ce qui s'en va à notre mort est le meilleur de nous-même : les débris de notre innocence, les bienfaits de nos larmes et de nos rires, les caresses que nous avons su offrir, l'amour qui a pu échapper aux griffes de notre égoïsme.