Ecrire, c'est renoncer au monde en implorant le monde de ne pas renoncer à nous.
Bien petite est la portion de la vie que nous employons à vivre.
Nous ne vivons pas, nous mourons.
On dirait que nous ne commençons à exister que lorsque nous sommes ensemble ; que, chaque fois, nous surgissons même pas de l'ombre mais d'un univers indéfini, mais du néant, pour nous retrouver sur un ring, sur un podium, et moins pour nous aimer que pour nous affronter.
On vit près d'un enfant. On s'approche d'un mystère. Ses jolis mots nous touchent et nous amusent. Parfois, ils reposent sur une apparente maladresse de langage. Mais on sait bien. En fait, ils sont la marque d'une supériorité. Avec les mots que nous lui apprenons, il dit ailleurs et davantage.
Il n'y a rien de l'extérieur qui puisse nous lécher.
J'aime les libertés que nous avons dans ce pays, j'apprécie la liberté de brûler votre drapeau si vous le souhaitez, mais j'apprécie vraiment mon droit de porter les armes pour pouvoir vous abattre si vous essayez de brûler le mien.
L'art social n'est plus et n'est pas encore. Aussi que voyons-nous le plus habituellement de nos jours ? Des statuaires ? Non, des fabricants de statues. Des peintres ? Non, des fabricants de tableaux. Des musiciens ? Non, des fabricants de musique; partout des artisans enfin, nulle part des artistes.
C'est une justice à nous rendre : à partir de ce jour-là nous ne laissâmes le vieux meunier manquer d'ouvrage. Puis, un matin, maître Cornille mourut, et les ailes de notre dernier moulin cessèrent de virer, pour toujours cette fois...
J'appris par la suite que cela ne lui ressemblait pas, mais ce que nous disons ne nous ressemble pas toujours.
La précision des souvenirs que j'ai gardés me dit à quel point je t'aimais, à quel point nous nous aimions.
Nous en étions donc arrivés à l'acceptation de notre mode de vie. Peut-être les psychiatres nous avaient-ils mis, sans le vouloir, en contact direct avec la divine providence car nous avions appris à considérer tout ce qui nous était donné comme un don du ciel, électrochocs inclus.
Nous allons vers la mort en gardant nos secrets, le plus souvent sans nous être connus.
Les poètes nous aident à aimer.
Définition de l'apophtegme : L'apophtegme est un dit mémorable, un trait remarquable, qui, parti d'une âme ou d'une tête énergique, fait sur nous une vive impression, c'est un éclat d'esprit, de raison et de sentiment.
Les boeufs ? Les flics, si vous préférez. Oui, car si chez nous le flic est un poulet, au Québec c'est un boeuf. Et en Angleterre, c'est un pig, un cochon. C'est comme ça. Nous n'avons pas la même lecture zoomorphique du représentant de l'ordre.
Nous nous consolons rarement des grandes humiliations ; nous les oublions.
Les vertus que nous prêtons aux machines, nous nous en dépouillons.
Nous n'avons pas de télévision, c'est une chance inespérée : je suis contraint à la lecture, j'échappe par l'imagination à l'hébétude, à la noyade dans la bouillie des images. La bibliothèque est un rempart, une arme, elle me protège du monde. et m'offre des arguments pour l'affronter.
C'était le milieu de l'automne.Dans les jardins publics, les avenues et les jardins, les feuilles se détachaient des arbres dans des couleurs flamboyantes. Nous passions des heures dehors, à contempler cette beauté qui ne reviendrait pas.
Toutes les pilules sont des sérums de vérité à la puissance desquels nous n'avons jamais la force de résister.
Nous sommes devenus une société singulièrement avouante.
Nous avions quitté le monde des femmes, de la campagne de la bienvaillance, nous entrions dans celui de la ville, des hommes, de leurs combats, de leur rage à se mesurer les uns aux autres, désormais les dangers nous cernaient de toute part.
Nous cessons de les aimer quand elles ne savent plus par quel bout nous prendre.
Les drogues nous ennuient avec leur paradis. Qu'elles nous donnent plutôt un peu de savoir.
Nous sommes trop inattentifs ou trop occupés de nous-mêmes pour nous approfondir les uns les autres.
L'univers, et nous tous, sommes entrés vivants dans la simulation, dans la sphère maléfique, même pas maléfique, indifférente, de la dissuasion: le nihilisme, de façon insolite, s'est entièrement réalisé non plus dans la destrucrion, mais dans la simulation et la dissuasion.
Aimer, c'est accorder à l'autre, de notre plein gré, les pleins pouvoirs sur nous, se rendre dépendant de ses caprices, se mettre sous la coupe d'un despote aussi fantasque que charmant.
Si nous tenons à un pied de terre, pourquoi les hommes se donneraient-ils de la peine pour nous ?
La nouvelle frontière ne se situe pas au-delà des planètes mais en chacun de nous.
Le plus dangereux de nos calculs sont ceux que nous appelons des illusions.
J'ai toujours essayé d'être conscient de ce que je dis dans mes films, parce que nous tous qui faisons des films cinématographiques sommes des professeurs - des professeurs avec des voix très fortes.
L'homme, par un instinct qui tient de la divinité, pressent les malheurs qui sont prêts à lui arriver ; comme nous voyons l'eau s'enfler à l'approche d'une violente tempête.
Nous les artistes sommes unis pour prouver à une industrie, qui ne mise plus que sur les reality shows, qu'elle se trompe dans sa manière de promouvoir les jeunes talents.
Tu vécus de longs jours, ton rôle fut immense,Les maîtres de ce monde à ta porte ont frappé.À quoi ne sert cela ? Rien ne nous est resté.Nous n'avons à t'envier que ton intelligence.
Nous cherchons tous le temps perdu.
L'une des choses que l'argent peut nous permettre, c'est d'avoir un peu plus de maîtrise sur notre temps.
Dieu ne nous fait trouver notre salut que dans les humiliations et l'abaissement.
La femme, qui, à toutes les époques, eut la vertu fâcheuse de rendre bavards les imbéciles, renferme de bons éléments qu'un délicat parfois utilise pour se faire à soi-même une belle illusion. Toutefois, elle fait un divertissement qui peut nuire à notre concentration et compromettre les expériences que nous voulons tenter.
La composition doit être une de nos préoccupations constantes, mais au moment de photographier elle ne peut être qu'intuitive, car nous sommes aux prises avec des instants fugitifs où les rapports sont mouvants.
J'ai vu qu'en cherchant à connaître, nous n'apprenons qu'à discourir.
Ce qui nous arrive sur terre se perd dans l'infini rayonnement de l'éternité.
Lui et moi, nous faisons partie du peuple accablé par la sourde terreur de ne pas comprendre le monde et ce qui s'y passe.
Avouons-le, ces dernières années, la Chine nous a encore étonnés : plus semblable à elle-même de nous surprendre toujours, que de se conformer à l'image que nous nous en faisions. Elle nous interroge de nouveau, et sur elle, et sur nous.
Les seules conquêtes qui soient permanentes et sans regrets sont nos conquêtes sur nous-mêmes.
La jargonophasie de plus d'un psychologue ou psychiatre du front national me fait vraiment rire, nous sommes dans un monde d'expertise ou le temps et bien plus qu'une expérimentation à ces crimes de tout jour dont on connait les coupables.
Les rêves sont les clés pour sortir de nous-même.
Les Beatles étaient énormes. Et la première chose qu'ils ont dite quand vous les avez interviewés, "Oh ouais, nous avons grandi sur Motown". Ils ont été le premier groupe blanc à admettre qu'ils ont grandi en écoutant de la musique noire.
Vous avez la capacité et les dons de faire ce que vous voulez. C'est à votre tour maintenant de changer le monde. Oui, nous le pouvons !
Pourquoi est-ce que lorsque nous avons 10 millions de personnes dans ce pays qui disent « Non », nous avons toujours un président qui dit « Oui ». Dans une démocratie, quelque chose ne va pas ici.