L'art social n'est plus et n'est pas encore. Aussi que voyons-nous le plus habituellement de nos jours ? Des statuaires ? Non, des fabricants de statues. Des peintres ? Non, des fabricants de tableaux. Des musiciens ? Non, des fabricants de musique; partout des artisans enfin, nulle part des artistes.
Nous n'avons pas de télévision, c'est une chance inespérée : je suis contraint à la lecture, j'échappe par l'imagination à l'hébétude, à la noyade dans la bouillie des images. La bibliothèque est un rempart, une arme, elle me protège du monde. et m'offre des arguments pour l'affronter.
Vouloir survivre sans une prière à marmonner, sans un crime à caresser, sans un délire où se calfeutrer, autant se faire sauter la cervelle. Nous ne nous soutenons que des rêves qui nous traversent.
La nouvelle frontière ne se situe pas au-delà des planètes mais en chacun de nous.
Au début de notre histoire, un champ électromagnétique s'activait entre nous
J'ai toujours essayé d'être conscient de ce que je dis dans mes films, parce que nous tous qui faisons des films cinématographiques sommes des professeurs - des professeurs avec des voix très fortes.
Dans les sacrements dont nous avons déjà parlé, il y a quelque chose qui est sacrement seulement, quelque chose qui est chose et sacrement, puis quelque chose qui est chose seulement. Or cela ne se trouve pas dans la pénitence. Donc la pénitence n'est pas un sacrement.
Mai 68 nous a confirmé que le meilleur organisateur d'un travail est, quand il le veut, celui qui l'exécute.
Tu as raison, plus on a des biens, plus on a d'ennuis, c'est ainsi qu'on disait à une époque, non? Nous sommes un peu esclaves de ces biens que nous avons emportés.
Le devoir que nous nous devons à nous-mêmes est plus grand que celui que nous devons aux autres.
Nous sommes quasiment à l'obligation vaccinale, quand vous avez 90% des personnes qui peuvent se faire vacciner qui l'ont fait.
Cette covid nous fait vivre l'essentiel.
Nous essayons de nous faire honneur des défauts que nous ne voulons pas corriger.
J'ai l'impression que les hommes politiques, c'est quand même pas des gens comme nous.
Heureusement, nous ne savons jamais le rôle que nous jouons dans les rêves, les mensonges, les regrets et les imaginations des autres.
Jésus est un homme comme nous, assez banal, très généreux, peu ambitieux. Ce sont ses compagnons qui en ont fait un prince. S'il revenait sur terre, il serait étonné de la place qu'il y occupe. C 'est une simple supercherie que Dieu autorise.
Nous voulons ce qu'il y a de mieux pour ceux que nous aimons, mais ce n'est pas forcément ce qu'il recherchent eux-mêmes.
Tu vécus de longs jours, ton rôle fut immense,Les maîtres de ce monde à ta porte ont frappé.À quoi ne sert cela ? Rien ne nous est resté.Nous n'avons à t'envier que ton intelligence.
Nous plongions nos mains dans le langage,Elles y prirent des mots dont nous ne sûmesQue faire, n'étant rien que nos désirs.Cette eau, notre espérance.D'autres sauront chercher à plus profondUn nouveau ciel, une nouvelle terre.
Les Beatles étaient énormes. Et la première chose qu'ils ont dite quand vous les avez interviewés, "Oh ouais, nous avons grandi sur Motown". Ils ont été le premier groupe blanc à admettre qu'ils ont grandi en écoutant de la musique noire.
J'espère que les gens d'aujourd'hui verront qu'à une autre époque, lorsque nous avons vu la nécessité pour les gens de s'exprimer, de s'organiser, de se mobiliser et de faire quelque chose contre l'injustice, nous nous sommes unis.
Les souvenirs nous font des choses drôles.
Nous n'apprécions pas ce que nous avons jusqu'à ce qu'il part. La liberté c'est pareil. C'est comme de l'air. Quand vous l'avez, vous ne le remarquez pas.
Quand nous cessons d'écouter, nous cessons d'aimer.
Nous portons en nous les merveilles que nous recherchons sans nous.
Aimer, c'est accorder à l'autre, de notre plein gré, les pleins pouvoirs sur nous, se rendre dépendant de ses caprices, se mettre sous la coupe d'un despote aussi fantasque que charmant.
Rester occupé déplace les préoccupations et les problèmes, et lorsque nous sommes confrontés à nos problèmes, ils disparaissent.
Ceux que nous n'aimons pas brillent rarement dans nos rêves.
Les optimistes croient que nous vivons dans le meilleur des mondes possibles. Les pessimistes craignent que cela soit vrai.
Si nous tenons à un pied de terre, pourquoi les hommes se donneraient-ils de la peine pour nous ?
Lorsque nous décidons de faire quelque chose, nous le faisons rapidement.
Aujourd'hui, nous avons les mêmes smartphones, la même physique, les mêmes sciences partout dans le monde. Et il n'y a ni liberté, ni bonheur, ni justice dans de vastes parties du globe. Ces illusions se sont écroulées, nous faisant entrer dans une époque post-utopique.
Ce prétendu progrès moderne dans l'ordre politique n'est donc qu'une évolution, un accident de ce moment précis. Nous pouvons demain embrasser le despotisme avec la fureur que nous avons mise à nous rendre indépendants de tout frein.
Un moment de révélation pour se rappeler que nous sommes intemporels, nous comptons tous.
Est-il encore permis, au pays de Voltaire, d'énoncer que le Coran, tout comme l'Ancien Testament, et sans doute un peu plus que l'Ancien Testament, est un livre chargé d'abominations ? Non. Telle est la confusion mentale dans laquelle nous baignons.
La composition doit être une de nos préoccupations constantes, mais au moment de photographier elle ne peut être qu'intuitive, car nous sommes aux prises avec des instants fugitifs où les rapports sont mouvants.
Quand nous savons ce qui nous attend, nous le supportons plus facilement.
Vis-à-vis de qui nous loue, nous nous sentons à la fois gênés comme son supérieur et confus comme son obligé.
Ecrire, c'est renoncer au monde en implorant le monde de ne pas renoncer à nous.
Nous en voulons plus à autrui de connaître nos défauts qu'à nous-mêmes d'en être affectés.
Dieu nous rêve. S'il s'éveille, nous disparaissons à jamais.
Quand nous jugeons sans connaître, nous condamnons sans preuve.
Ce qui nous arrive sur terre se perd dans l'infini rayonnement de l'éternité.
Nous nous identifions avec nos dirigeants, mais c'est nous qui sommes dirigés.
Nous pouvons trouver un sens et une récompense en servant un objectif supérieur à nous-mêmes, un objectif brillant, l'illumination de mille points de lumière... Nous avons tous quelque chose à donner.
Les adolescents se focalisent seulement sur eux-mêmes - ce n'est que lorsque nous vieillissons que nous réalisons que d'autres personnes existent.
Lui et moi, nous faisons partie du peuple accablé par la sourde terreur de ne pas comprendre le monde et ce qui s'y passe.
Nous cherchons tous le temps perdu.
Aucun d'entre nous ne veut être en eaux calmes toute sa vie.
Plus nous possédons de choses moins nous sommes libres.