En définitive, nous aimons tout pour nous-mêmes. L'amour est le plus égoïste des états...
Si nous pouvions posséder tout ce que notre regard moissonne, aurions nous besoin de chercher un sens à notre vie ?
Nous sommes tous en fait absolument dépendants de notre société. C'est elle qui guide notre destin.
Pour nous punir de notre paresse, il y a, outre nos insuccès, les succès des autres.
Quand l'oeuvre des meilleurs chefs est achevée, le peuple dit : c'est nous qui avons fait ça.
Nous devons garder espoir et nous efforcer de faire mieux.
Nous avons un goût naturel pour le faux, mais nous avons naturellement besoin de croire que le faux est le vrai.
La fortune n'est jamais seule à nous tourner le dos.
Nous nous éprenons d'une femme libre, indépendante... C'est adorable, une femme libre ! Mais dès l'instant où nous l'avons épousée, comme elle a cessé d'être libre, elle nous plaît moins.
Le tragique de la vie, c'est que nous ne savons guère tirer parti des instants favorables.
Nous vivons dans une société qui valorise la précision, mais qui s'accommode d'une démocratie floue.
Et nous réclamons le droit d'une légèreté et d'une incompétence radicale, celui d'entrer dans le cabinet de l'analyste et de dire: ça sent mauvais chez vous.
La bible nous dit d'aimer nos voisins, et aussi d'aimer nos ennemis. C'est probablement parce qu'en général ce sont les mêmes personnes.
- Où cela nous mène ? Est-ce que les livres peuvent nous aider ?- Seulement si le troisième élément nécessaire nous est donné. Un, comme j'ai dit, la qualité de l'information. Deux : le loisir de l'assimiler. Et trois : [...] ► Lire la suite
Quand des amis s'en vont, morts au champ d'honneur, quelque chose de profond se réveille en nous tous.
Si Dieu est Dieu, s'il est cet être infiniment bon, s'Il est cette intelligence suprême, alors Il ne peut pas nous en vouloir de ne pas croire en Lui. C'est pourquoi je suis serein dans mon incroyance.
C'est une bonne règle de conduite, que faire en sorte qu'il naisse toujours quelque agrément de l'échec de ce que nous espérons...
La célébrité, c'est l'avantage d'être connu de gens qu'on ne connaît pas, et qui ne nous connaissent pas.
Nous sommes tous différents, mais lorsque nous demandons les bénédictions du Seigneur, nous ne devons pas oublier que Dieu nous a créés égaux.
On est l'homme d'un peuple, d'un sol, d'un passé. On peut ne pas le savoir. On peut essayer de l'oublier. Mais les événements se chargent vite de nous ramener aux sources de vie.
Si nous n'avions point de défauts, nous ne prendrions pas tant de plaisir à en remarquer dans les autres.
Il est bon qu'un mari nous cache quelque chose, qu'il soit quelquefois libre, et ne s'abaisse pas à nous rendre toujours compte de tous ses pas.
Si les animaux n'existaient pas, ne serions-nous pas encore plus incompréhensibles à nous-mêmes ?
L'histoire de la démocratie nous offre une combinaison bien remarquable d'utopies et de mythes.
On parle toujours trop de soi-même à ceux qui ne nous comprennent pas.
Nous n'aurions plus rien d'humain si le langage en nous était en entier servile.
Nous passons notre vie à causer de ce mystère : notre vie.
Dans la solitude où j'entrai, les mesures de ce monde, si elles subsistent, c'est pour maintenir en nous un sentiment vertigineux de démesure : cette solitude, c'est Dieu.
Depuis près d'un demi-siècle, il se servait de son esprit comme d'un coin pour élargir de son mieux les interstices du mur qui de toute part nous confine.
À gouverner folie, sens nous faut.
Je crois que nous avons plus d'idées que de mots ; combien de choses senties qui ne sont pas nommées !
Aucun de nous n'est complet en lui seul.
Le bonheur est la seule chose qui nous appartienne.
Nous irons tous en enfer, quand l'argent sera dépensé, quand l'argent aura disparu.
Si la Nature est contre nous, nous combattrons la Nature et la ferons obéir.
Et il est des gens qui disent: Seigneur! Accorde nous belle ici-bas, et belle part aussi dans l'au-delà; et protège-nous du châtiment du Feu!.
L'éducation nous apprend les règles de la vie. L'expérience nous apprend les exceptions.
Etant l'impression passionnée de la vie, les arts ont pour fonction de nous mettre devant la vie dans un état passionné.
La philosophie nous met au-dessus des grandeurs, mais rien ne nous met au-dessus de l'ennui.
Que j'aime ces peuples jeunes et noirs qui n'ont jamais eu l'indécence ni l'indiscrétion de nous envoyer des religieux nègres ou chinois pour nous convertir à leur dieux.
L'univers nous appartient dans la proportion où nous lui appartenons.
L'être convoité nous fait aimer l'amour.
On nous a dressés à attrister la vie en trouvant la Nature hostile dans la plupart de ses phénomènes familiers.
Je crois que chacun de nous, peu importe notre âge, nos antécédents ou notre parcours de vie, chacun de nous a quelque chose à apporter à la vie de cette nation.
La réalité est que nous pouvons changer. Nous pouvons nous changer. Nous pouvons changer d'avis. Nous pouvons changer nos coeurs. Et donc l'univers change.
Défiez-vous de votre optimisme, et figurez-vous bien que nous ne sommes dans ce monde pour nous battre envers et contre tous.
La voix du sentiment ne peut nous égarer, Et l'on n'est point coupable en suivant la nature.
Les bonheurs dont nous avons perdu l'espérance sont, sans doute, les meilleurs à recevoir, ceux qui nous émeuvent le plus profondément.
N'est-ce pas la curiosité qui nous retient à la vie ?
Il nous faut toujours apprendre pour apprendre enfin à mourir.