Ce petit appendice (à transformations !) que nous autres hommes nous avons au bas du ventre, qu'il nous fait faire des folies !
Ne gâtons-nous pas les choses en les exprimant ?
Nous sommes des loueurs de miroirs que nous offrons au public afin que ce dernier se contemple.
Nous devrions tous songer beaucoup plus souvent à la mort. Paradoxalement, ça aide a vivre.
Nous ne possédons pas ce que nous tremblons de perdre.
Et si nous commencions à exercer le droit, jamais proclamé, de rêver ? Et si nous délirions durant quelques instants ?
La science n'est rien de plus que l'exploration d'un miracle que nous n'arrivons pas à expliquer, et l'art l'interprétation de ce miracle.
Nous avons fini, au bout de dix ans, par acquérir une vieille Austin. Elle ne nous a pas empêchés de tenir la motorisation individuelle pour un choix politique excécrable qui dresse les individus les uns contre les autres en prétendant leur offrir le moyen de se soustraire au lot commun.
Nous ferons face nous-mêmes aux balles de notre ennemi.
Chaque fois qu'il y a un scandale, nous essayons toujours de nous impliquer.
Nous construisons des statues dans la neige, et nous pleurons de les voir fondre.
À l'instant où chacun de nous refuse de faire le mal, il fait reculer celui qui le commet.
Ce qui viendra après, personne ne le devinera. Nous aurons beau y penser.
Il faut savoir faire les sottises que nous demande notre caractère.
L'éducation fait de chacun de nous une pièce de machine et non pas un individu.
Si nos maisons doivent fournir quelque chose, elles doivent donner une idée de qui nous sommes et comment nous sommes arrivés ici, un sentiment de connexion équilibré par un sens de l'orientation et du progrès.
Je suis intéressée par la manière dont le passé affecte le présent et je pense que si nous comprenons beaucoup plus sur l'histoire, nous comprenons automatiquement beaucoup plus sur la vie contemporaine.
Ce qui est remarquable c'est la mesure dans laquelle l'Islam fait partie de l'Europe depuis si longtemps, tout d'abord en Espagne, puis dans les Balkans, et la mesure dans laquelle il a contribué si largement à la civilisation que nous tous considérons trop souvent, à tort, comme uniquement occidentale.
Au moins le football, c'est un truc où les Américains n'ont pas de leçons à nous donner...
Ceux qui nous gouvernent et qui nous guident vers ce qu'ils veulent ne nous laissent pas communiquer.
Nous sommes généralement ainsi : plus humiliés d'un service qu'on nous rend que d'une offense qu'on nous fait.
Ce n'est pas qu'une femme se soit donnée à d'autres qui nous la dégrade, mais qu'elle se soit donnée à nous.
Si nous devions et si nous étions capables de partager les souffrances de chacun, nous ne pourrions pas vivre.
La vie d'un personnage doit être une ligne ininterrompue d'événements et d'émotions, mais une pièce de théâtre ne nous donne que quelques instants sur cette ligne - nous devons créer le reste pour dépeindre une vie convaincante.
La nostalgie est une fuite devant ce que nous possédons.
Nous avons tous des capacités. La différence est de savoir comment nous l'utilisons.
Pardonnons-nous - Ce n'est qu'alors que nous vivrons en paix.
Ce n'est bien souvent que notre propre vanité qui nous trompe.
La pensée nous console de tous et guérit tout. Si parfois elle vous fait du mal, demandez-lui le remède à ce mal et elle vous le donnera.
Nous traitons de vieux problèmes qui ne sont pas les nôtres. Nous les portons et nous les transmettons à ceux qui viendront après nous.
Il nous faut vraiment considérer les professeurs, leur métier comme un métier essentiel.
On peut dire du monde que c'est en se désintégrant qu'il s'organise. Voici une idée typiquement complexe. Dans quel sens ? Dans le sens que nous devons unir ensemble deux notions qui, logiquement, semblent s'exclure : ordre et désordre.
Nous sommes toujours dans la position de se réveiller et d'avoir le choix. Est-ce que je rends le monde meilleur d'une façon ou d'une autre, ou est-ce que je ne me dérange pas?
Cherchons la vie où on peut la trouver. Quand nous l'aurons trouvée, la vie résoudra tous les problèmes.
Les Italiens, les Français, les Anglais, les Qataris, ces maudits Égyptiens... ils ont tous tenté de nous mettre sous leur joug, de nous piller... qui aurait cru que des Jaunes, à l'autre bout du monde, allaient nous apporter leur sagesse et leurs bienfaits !
Il y a des choses qui ne s'apprennent qu'à condition que nul ne nous les enseigne.
Nous ne savons encore presque rien et nous voudrions deviner ce dernier mot qui ne nous sera jamais révélé.
Quand Dieu a déjà fabriqué un être et qu'il l'a envoyé dans notre monde à nous, c'est fini, il ne revient plus sur Sa décision sinon les gens ne vont plus le respecter. En plus, ça voudrait dire que Dieu est capable de Se tromper comme nous autres.
A cette époque ou tout augmente, nous sommes heureux d'apprendre que les kilomètres, les mètres et les centimètres n'ont pas varié depuis le dernier septennat. Bravo !
Concevoir l'Amérique comme une Histoire et la destinée comme un avenir, respirer le parfum d'un hickory à travers le silence des âges, c'est possible. Il nous suffit d'un ciel grand ouvert et de la volonté de faire usage de nos ailes.
Être écrivain, c'est découvrir patiemment, au fil des années, la seconde personne, cachée, qui vit en nous.
Nous sommes beaucoup plus malheureux dans le malheur qu'heureux dans le bonheur.
Dans toutes les sphères de notre vie, un des facteurs importants qui détermine nos chances de réussite est notre soutien social. Plus nous sommes entourés, plus nous avons de chances de nous sortir d'une situation difficile.
Il est étrange de voir combien nos défauts nous aident, la légèreté nous sauve, la paresse nous sauve, mais sont-ce encore des victoires ?
C'est hier après-modique Miss Bobbit s'est fait écraser par l'autobus de six heures. Je ne sais pas trop ce qu'il convient d'ne dire - après tout elle n'avait que dix ans - mais je suis convaincu que pas un de nous, dans cette ville, ne l'oubliera jamais.
Tout le monde peut témoigner que le plaisir du texte n'est pas sûr : rien ne dit que ce même texte nous plaira une seconde fois ; c'est un plaisir friable, délité par l'humeur, l'habitude, la circonstance, c'est un plaisir précaire.
Des ailes, mon chéri, il nous faut des ailes. Sinon nous piétinons comme des poules. Seul Bach peut nous élever.
Ne désapprenons pas ce que nous avons déjà appris.
Une maman est celle sur qui l'on compte pour les choses qui nous importent le plus.
La science dit : "Nous devons vivre" et cherche le moyen de prolonger, approfondir, faciliter et amplifier la vie, de la rendre tolérable et acceptable. La sagesse dit : " Nous devons mourir" et cherche comment nous faire bien mourir.