La meilleure façon de préparer notre ciel, c'est de passer notre terre à nous aimer.
Le désir de montrer de l'esprit ne nous mène qu'à dire ou faire des sottises.
Ô aveugle ! Ô cupidité ignorante et égoïste qui nous aiguillonne tant dans la courte vie mortelle et nous plonge ainsi dans toute l'éternité !
Que le Seigneur notre Dieu nous prépare pour chaque événement, puis vient la vie ou la mort - ce n'est pas une grande affaire.
Il marche avec nous mais ce n'est pas l'un des nôtres.
Aussi vaste que l'espace qu'embrasse notre regard est cet espace à l'intérieur de nous.
Célébrité n'est pas belle, et ce n'est pas ce qui nous grandit.
Sur dix personnes qui parlent de nous, neuf disent du mal, et souvent la seule personne qui dit du bien, le dit mal.
Les enfants ont parfaitement compris que nous cessons d'exister lorsque nous fermons les yeux. Adultes, nous n'assimilons que ce que nous voyons dans le rétroviseur.
Etourdissons-nous avec le bruit de la plume et buvons de l'encre. Cela grise mieux que le vin.
Quand le réel nous désespère, la rêverie constitue un facteur de protection.
La mixité généralisée de tous les espaces (jusqu'aux stades de football), mais surtout à l'école, anesthésie la virilité des petits hommes qui ont besoin de s'arracher à leur mère (...) Nous vivons dans une époque de mixité totalitaire, castratrice.
Je pense que le football brésilien est l'un des meilleurs au monde. Il l'est toujours et lutte toujours pour cela. Nous avons des joueurs talentueux qui peuvent mener le Brésil au sommet.
La clef de toutes les sciences est sans contredit le point d'interrogation ; nous devons la plupart des grandes découvertes au comment ? Et la sagesse dans la vie consiste peut-être à se demander, à tout propos, pourquoi ?
Nous n'avons pas assez d'amour-propre pour dédaigner le mépris d'autrui.
L'on croit se libérer (et de quoi ?) en écrivant et à écrire, on s'emprisonne. L'on crée des personnages qui nous enchaînent et l'on a peur de revivre leur destinée.
Les événements eux-mêmes sont demandés comme une nourriture. S'il n'y a point ce matin quelque grand malheur dans le monde, nous sentons un certain vide. "Ils n'y a rien aujourd'hui dans les journaux", disent-ils.
On nous a habitués à ça depuis qu'on est petits, sinon on pourrait très bien dire maman à son père et papa à sa mère.
Nous n'avons de respect que pour les catastrophes, signe infaillible de la fadeur de nos existences et de l'épuisement de nos instincts.
Nous ne croyons le mal que quand il est venu.
La raison pour laquelle les mouches peuvent voler et nous pas, c'est tout simplement qu'elles ont une foi parfaite, car avoir la foi, c'est avoir des ailes.
Dieu parle à tout le monde, mais la plupart d'entre nous ne lui laissent pas placer un mot.
Faute d'art, la crainte d'un mal nous conduit à un vice.
Adieu la Cour, adieu les dames,Adieu les filles et les femmes,Adieu vous dis pour quelques temps,Adieu vos plaisants passe-temps ;Adieu le bal, adieu la danse, Adieu mesure, adieu cadence,Tambourins, hautbois et violons,Puisqu'à la guerre nous allons.
Plus qu'un produit, nous voulions vendre une idée, voire un état d'esprit.
Nous sommes pauvres, nous, mais, Dieu merci, de toute ma vie vos maris n'ont jamais eu à rougir lorsqu'il s'est agi de recevoir un hôte.
Nous nous battons pour notre avenir. Nous ne luttons pas pour nous venger.
Notre intendance de la Terre est brève. Nous devons à ceux qui suivent de garder cela en perspective, d'être des passagers responsables le long du chemin.
Nous ne devrions, toute notre vie, que prendre du champ pour bien sauter dans l'éternité.
Les souvenirs seuls nous font peur de la mort.
Demain nous ferons de belles choses.
J'ai toujours cru que le service aux autres est un loyer que nous payons pour notre temps sur cette planète.
La Liberté nous prête ses ailes et l'Espérance nous guide par son étoile.
L'amour est la grâce suprême de l'humanité, le droit le plus sacré de l'âme, le lien d'or qui nous lie au devoir et à la vérité, le principe rédempteur qui réconcilie principalement le coeur à la vie et qui est prophétique du bien éternel.
Nous ne bâtirons pas davantage notre avenir dans le désordre, sans ordre républicain. (...) Cet ordre, ce sont les policiers et les gendarmes sur notre sol qu'ils assurent. Ils sont exposés à des risques quotidiens en notre nom. C'est pourquoi ils méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation.
Après tout l'espoir c'est peut-être d'aimer ce qui nous manque.
Visible, nous le verrions le poète ; voyant, il nous verrait ; et nous pâlirions dans nos pauvres ombres, nous lui en voudrions d'être si réel, nous les malingres, nous les gênés, nous les tout-chose.
Nous ne choisissons pas les choses qui nous touchent.
Expliquer les événements à reculons. Nous sommes les singes de l'avenir.
C'est une langue belle à qui sait la défendre,Elle offre des trésors de richesse infinie,Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre,Et la force qu'il faut pour vivre en harmonie.
Saute, saute, sauterelle,Car c'est aujourd'hui jeudi.Je sauterai, nous dit-elle,Du lundi au samedi.Saute, saute, sauterelle,À travers tout le quartier.Sautez donc, Mademoiselle,Puisque c'est votre métier.
Tout commence dès l'école. L'école nous apprend à participer à la compétition sociale, et on n'apprend pas ce qui se passe en nous. Or vous vivez toute une vie avec un parcours intérieur. L'alphabétisation ne va pas de pair avec la créativité, à l'école. C'est un drame, c'est la faute de Jules Ferry, ce bâtard.
Cette jeune génération a beaucoup de choses à nous apprendre, elle a une fraîcheur, une sorte d'enfance à laquelle je suis très sensible.
- Je m'apprête à briser le tabou du mot en F... à l'antenne d'une radio britannique. Fffffffaudrais d'abord mettre un p'tit morceau de musique. - Le gouvernement nous hais. Si tu fais ça, tu nous condamnes. Un jour on pourra [...] ► Lire la suite
L'amour, cette absence de mémoire, ne retient de nous que notre éternité.
Nous voir nous-mêmes comme les autres nous voient confirmerait sans aucun doute la mauvaise opinion que nous avons d'eux.
L'enfer est en nous. Nous le portons au fond de nous-mêmes et nous le subissons chacun à notre manière.
Ce dont nous nous glorifions devient infâme quand c'est l'ennemi qui le fait.
L'avenir, c'est l'autre. La relation avec l'avenir, c'est la relation même avec l'autre. Parler de temps dans un sujet seul, parler d'une durée purement personnelle, nous semble impossible.
Tout ce que nous pouvons faire pour accroître l'épargne personnelle est tout à fait dans l'intérêt de ce pays.