Il n'y a qu'une voie pour chacun de nous ; la trouver est facile, s'y maintenir très difficile.
Le théâtre est essentiel à ce qui nous rend humains.
Pouvoir observer avec l'oeil d'un étranger aide à voir avec l'oeil d'un artiste. Ce qui nous aliène inspire.
Nous avons toujours cru qu'il était possible de gagner de l'argent sans être méchant.
Si nous ne faisons que quelques prières, pouvons-nous tous aller au paradis ? Si c'est aussi facile, alors je devrais vraiment prier aussi.
Nous devrions utiliser notre imagination plus que notre mémoire.
Nous devons refaire le parti démocrate. Nous devons refaire l'Amérique.
Les écrivains : nous sommes des manufactures à pensées, des usines à opinions.
Aimons la vérité qui nous reprend et méfions-nous de celle qui nous flatte.
On ne peut plus revenir aux cavernes ! Nous sommes trop nombreux.
Les gens d'Eglise s'acharnent contre nous ; ils nous rasent de trop près.
Tout être au plein de sa vie s'amuse à concevoir l'idée d'un tableau qui rassemblerait son expérience. Nous avons tant mémorisé sentiments, impressions, passions, étonnements, colères, rencontres, que nous souhaiterions parfois rapprocher les pièces du puzzle. Georges Perec s'y est essayé - a réussi - dans La Vie mode d'emploi.
Nous ne sommes pas dans le secteur du café au service des gens, nous sommes dans le secteur des personnes au service du café.
Si nous avons appris quelque chose au cours du dernier quart de siècle, c'est que nous ne pouvons pas fédéraliser la vertu.
L'imminence de la mort rend le plus nul d'entre nous intéressant pour ses semblables.
Telle pensée qui d'abord nous occupe et nous paraît éblouissante, n'attend que demain pour flétrir.
Nous ne commettons pas l'erreur des romanciers, qui se croient tenus, quand ils ont leur titre, d'écrire en supplément le roman lui-même.
La seule utilité des enterrements, c'est de nous permettre de nous réconcilier avec nos ennemis.
La plupart des images que nous rencontrons brillent, se convulsent et s'éteignent.
Il y a un mot qui peut nous tenir lieu de guide dans la vie, c'est le mot "réciprocité", ne faites pas aux autres ce que vous n'aimeriez pas qu'ils vous fissent.
Nous sommes justes après l'août glorieux 44. Ca se grade, se décore à tout va. Ca pousse à pleine manche, épaulettes, plastrons, képis...lieutenants, capitaines, commandants...Et les colonels, encore plus nombreux. Plus les Fritz s'éloignent, plus çà brille. La grande quinzaine du galon, la vraie foire de la médaille.
Le retard nous prive souvent d'opportunités et de l'envoi de nos forces.
Nous formons un couple heureux. On se connaît par coeur, on se porte,on s'admire. Quand des gens méchants disent qu'il y a des tensions entre nous car Jean travaille plus que moi, c'est complètement faux.Je suis heureuse pour lui. Je l'aime.
En Europe, la plupart des batailles que nous avons menées durant les cinquante dernières années étaient destinées à combattre les préjugés contre les juifs. Et maintenant, qu'allons-nous faire ? Remplacer un préjugé antisémite par un préjugé anti-islamique ?
Et surtout soyons-nous l'un à l'autre indulgents.
Nous naissons grands et nous mourons petits.
J'ai toujours cru, et je crois toujours, que quelle que soit la bonne ou la mauvaise fortune qui nous arrive, nous pouvons toujours lui donner un sens et la transformer en quelque chose de valeur.
Cet homme était mes tenants et mes aboutissants. Aurons-nous un jour un autre avenir que notre passé ?
Le goût des bonnes choses de chez nous, l'amour de nos grands vins ont créé, entre tous les braves gens de France, sans distinction de naissance ni de fortune, une fraternité autrement plus solide que celle de la politique.
Mais vous, quand le temps sera venuOù l'homme aide l'homme,Pensez à nousAvec indulgence.
Pour mettre fin au copinage, nous devons mettre fin à la capacité du gouvernement à distribuer des faveurs et à truquer le marché.
Quand nous sommes morts, nous sommes loués par ceux qui nous survivent, bien que nous n'ayons souvent d'autre mérite que celui de ne plus vivre.
Si nous n'agissons pas ensemble, nous périrons sûrement.
Nous ne manquons pas d'occasion de contempler les hommes hors du monde - et aussi avant et après le monde - des stamina destinées à être des hommes et à ne pas en être. Pour ceux-là - des enfants - pour ceux-ci, des anciens.
Nous possédons beaucoup de travailleurs scientifiques, mais très peu de vrais savants.
Faisons, autant qu'il nous est possible, la même dissection de notre âme que Dieu en fera dans son jugement dernier.
Quel est l'objet de l'art ? Si la réalité venait frapper directement nos sens et notre conscience, si nous pouvions entrer en communication immédiate avec les choses et avec nous-mêmes, je crois bien que l'art serait inutile, ou plutôt que nous serions tous artistes, car notre âme vibrerait alors continuellement à l'unisson de la nature.
Nous nous flattons d'aimer l'homme, mais nous haïssons notre voisin. Et rien ne nous réconforte autant que les malheurs d'autrui.
Si nous ne sommes pas le gardien de notre frère, ne soyons pas au moins son bourreau.
Nous luttons tous. Je ne dis pas que la vie d'une femme réussie est sans lutte. Mais cela ne signifie pas que cela doit être misérable.
Nous cherchons du vin quand nous devrions chasser du pain.
J'ai la conviction que nous luttons pour une juste cause, et qu'elle finira par triompher.
En vieillissant, on perd pas mal de ses défauts, ils ne nous servent plus à rien.
Cherchons nos biens nous-mêmes, autrement nous ne les trouverons pas.
- Après nous avoir fait croire qu'il fallait bosser plus longtemps parce que la durée de la vie s'allongeait, on va nous faire croire quoi ?- Qu'il y a une vie après la mort.
Nous avons bouleversé la terre d'une manière si violente que nous avons réveillé la férocité des enfants.
Quand nous avions de bois pour assurer la cuisson des gigots d'huissiers que l'administration des Finances avec son opiniâtreté bien connue nous députait mathématiquement, Angèle Vannier s'armait d'une petite hache et coupait des morceaux de portes des voisins.
La passivité nous est fatale. Notre objectif est de rendre l'ennemi passif.
C'est le nom du jeu... plaire au client. Si jamais nous perdons de vue ce fait, nous aurons perdu la partie.
Un grand nombre d'entre nous avons développé le sentiment que les architectes ont tendance à concevoir des maisons pour l'approbation de leurs collègues architectes et critiques, et non pour les gens qui y vivent dedans.