Quand nous naissons, nous crions que nous sommes arrivés à ce grand stade d'imbéciles.
Nous sommes tous passagers à bord d'un même navire, la Terre, et nous ne devons pas permettre qu'il fasse naufrage. Il n'y aura pas de deuxième arche de Noé.
La roue ignore qu'elle fait le paon, celui-ci ignorant qu'il fait la roue.
Nous sommes tous distraits, parce que nous avons nos rêves ; seul, le perpétuel recommencement des mêmes choses finit par nous imprégner d'elles.
La nature influe sur notre humeur et peut-être même notre caractère d'une manière subtile dont nous sommes plus ou moins conscients.
Chagrin et joie dépendent plus de ce que nous sommes que de ce qui nous arrive.
Un instant de doute nous ramène droit à notre point de départ et nous sommes étrangers à ce que nous croyons connaître, posséder depuis quelques jours.
C'est un des mystères attachés à la condition humaine, et la définition de sa folie essentielle, que le domaine de l'inexistant ait presque toujours la part la plus belle par rapport au domaine de l'existant.
Celui qui dit "moi, je sais !" est plus ignorant que l'ignorant ; il faut toujours savoir apprendre des autres.
Nous ne comprenons guère les ruines que le jour où nous-mêmes le sommes devenus.
La morale commence où nous sommes libres : elle est cette liberté même, quand elle se juge et se commande.
Le mensonge est une option à laquelle tout un chacun a droit, à condition de le rembourser un jour.
Aucune permanence n'est la nôtre, nous sommes une vague qui coule pour s'adapter à n'importe quelle forme qu'elle trouve.
Pour nuire, nous sommes puissants.
Je pense le prophétisme comme un moment de la condition humaine elle-même. Assumer la responsabilité pour autrui est pour tout homme une manière de témoigner de la gloire de l'Infini, et d'être inspiré.
Il faut savoir se perdre pour un temps si l'on veut apprendre quelque chose des êtres que nous ne sommes pas nous-mêmes.
Depuis notre naissance jusqu'à notre mort, nous sommes occupés avec des trucs artificiels qui ne sont pas importants.
Rester occupé déplace les préoccupations et les problèmes, et lorsque nous sommes confrontés à nos problèmes, ils disparaissent.
Un peuple ignorant est l'instrument aveugle de sa propre destruction.
Quoi que nous ayons été, nous ne sommes plus seulement une nation chrétienne ; nous sommes aussi une nation juive, une nation musulmane, une nation bouddhiste, une nation hindoue et une nation de non-croyants.
Voilà, je vous ai livré quelques-unes de mes impressions sur Hercule Poirot. Elles sont fondées sur des relations vieilles de plusieurs années. Nous sommes amis et associés, et je lui suis fort redevable sur un plan financier.
Si vous retirez l'idée même de civilisation et observez la nature, lorsque nous sommes nés nous avons tous eu droit à une seule chose. LA VIE.
Le dernier siècle de notre existence a laissé dernière lui plus d'ordures que nous n'en avions produites en plusieurs millions d'années.
J'approche tout doucement du moment où les philosophes et les imbéciles ont la même destinée.
Nous sommes des êtres tridimensionnels : corps, mental, esprit.
La première condition pour le bonheur du peuple est l'abolition de la religion.
Au fond la femme nue est essentielle au puritanisme comme l'enfer est la condition du ciel. Le mythe du fruit défendu n'est acceptable que si, dans l'autre monde, il devient votre nourriture.
L'amour nous a donné des âmes si naïves Que nous sommes heureux sans nous en étonner.
Quel dommage que les imbéciles soient des gens si pleins d'assurance et les gens intelligents, si pleins de doutes.
Et finalement... cette question... le mystère... Qui raconte l'histoire de qui... Qui lève le rideau... Qui choisit les pas que nous allons danser... Qui nous rend fou... nous cingle de coups de fouet et nous acclame dans la victoire quand [...] â–º Lire la suite
Ce n'est pas la conscience des hommes qui déterminent leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience.