Un Dieu existant - disait mon maître - serait quelque chose de terrible. Que Dieu nous en préserve !
Visible, nous le verrions le poète ; voyant, il nous verrait ; et nous pâlirions dans nos pauvres ombres, nous lui en voudrions d'être si réel, nous les malingres, nous les gênés, nous les tout-chose.
Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais. Je porte de nouveau au creux de ma poitrine un vide dévorant que seule comble la chaleur de ton corps contre le mien.
Je pense que nous perdons notre sens de l'humour au lieu de pouvoir nous détendre et rire de nous-mêmes.
S'il y a un Dieu, il est caché, il est ailleurs, il est hors du temps, il n'obéit pas à nos lois et nous ne pouvons rien dire de lui. Nous ne pouvons décréter ni qu'il existe ni qu'il n'existe pas.
Nous essayons de prendre des décisions respectueuses de l'environnement chaque fois que nous le pouvons, car cela fait partie de l'ADN de notre marque.
Nous payons des impôts pour rétribuer des fonctionnaires chargés de veiller à ce que nous payions bien nos impôts afin de rétribuer d'autres fonctionnaires.
Nous vivons une époque où l'on se figure qu'on pense dès qu'on emploie un mot nouveau.
Il y a beaucoup moins de choses sur terre que nous le fait croire notre philosophie.
Le monde est notre cahier d'écolier, sur ses pages nous faisons nos exercices.
La conception du paradis est au fond plus infernale que celle de l'enfer. L'hypothèse d'une félicité parfaite est plus désespérante que celle d'un tourment sans relâche, puisque nous sommes destinés à n'y jamais atteindre.
Les dieux se chargent de nous apporter chaque chose en son temps.
La vie est d'une incroyable richesse, et si nous n'y trouvons rien il ne faut pas en accuser la vie, mais nous en accuser nous-mêmes.
Mais après la guerre,Il nous reste à faireLa paix.
Si toutes les informations recueillies sur la planète étaient publiques, le rapport de force serait rétabli et nous pourrions prendre en main notre destin, en tant que civilisation mondiale.
Accordons-nous le luxe du silence.
Nous avons tué un million d'Irakiens depuis le début de la guerre du Golfe - principalement en bloquant l'aide humanitaire.
Les femmes sont ainsi faites qu'elles sont plus flattées de nous séparer d'une femme que de nous retirer de la solitude.
Le charme : ce qui dans les autres nous rend plus contents de nous-mêmes.
La mort, dit-on, nous acquitte de toutes nos obligations.
Combien faudra-t-il ajouter de siècles à ceux qui sont derrière nous pour ne plus avoir honte de nos sensations ?
Vous êtes nos moitiés, avec nous assorties Vous formez un beau tout ; Séparez-vous de nous, vous n'êtes que parties, Vous n'êtes rien du tout. Vous êtes les zéros, et nous sommes les nombres Qui nous faisons valoir.
S'il y avait réellement un Dieu, serait-ce par des moyens aussi absurdes qu'il nous eût fait part de ses ordres ? Serait-ce par l'organe d'un bandit méprisable, qu'il nous eût montré comment il fallait le servir ?
Ce que nous montre le peintre ou le sculpteur n'est pas ce qu'on voit autour de nous. Ce que nous voyons voile la profondeur qui est à l'origine de la forme.
Nous avons beau - comme l'arbre qui est né sage - soupçonner les grimaces du destin, nous n'avons pas encore appris à sourire des simples blessures du coeur.
Ignorer la dureté de l'existence est à mon sens aussi stupide que sacrilège. Nous ne pouvons peut-être rien y faire, mais ce n'est pas une raison pour ne pas en parler.
Nous n'aurons pas la paix sur Terre tant que nous n'aurons pas reconnu le fait fondamental de la structure interdépendante de toute réalité.
Ce que nous avons tous en commun est une appréciation de la gentillesse et de la compassion ; toutes les religions ont cela. Nous penchons tous vers l'amour.
Nous nous battons pour notre avenir. Nous ne luttons pas pour nous venger.
Nous savons organiser la guerre, mais savons-nous agir quand nous sommes confrontés à la paix ?
Il marche avec nous mais ce n'est pas l'un des nôtres.
La paix n'est pas comparable à un objet précieux qui nous appartient. Il faut toujours la conquérir.
Les enfants n'ont ni passé ni avenir et, ce qui ne nous arrive guère, ils jouissent du présent.
Ce dont nous nous glorifions devient infâme quand c'est l'ennemi qui le fait.
On veut une solution. Oh ! orgueil humain. Une solution ! Le but, la cause ! Mais nous serions Dieu, si nous tenions la cause.
Si l'on suivait les voies ferroviairesQui aurait le pied marin ?Si l'on sifflait les fonds de théièresOu si l'on ne sifflait plusQui serait l'adversaire ?Entre nous qui serait le plus malin ?Et si l'on disait le contraireOu si l'on ne disait plus rien ?
C'était impossible que je prenne un autre chemin. L'intégrité est effectivement à la base de ce que nous faisons.
- Bon, eh ben voilà, casse pas tes pantoufles de verre. - Appelle nous si... - Oui bon c'est une boum, c'est pas un combat de gladiateur faut pas exagérer !
Les amis tels que nous les désirons sont des rêves et des fables.
Nous rencontrons l'amour qui met nos coeurs en feu, Puis nous trouvons la mort qui met nos corps en cendres.
La sagesse des siècles nous apprend qu'il suffit d'approfondir une chose pour en connaître plusieurs autres.
Si nous n'avions pas tant de défauts, nous ne prendrions pas tant de plaisir à en remarquer chez les autres.
On ne sait pas ce que c'est, la béatitude. Mais il est tout de même réconfortant de penser que le paradis existe et que nous sommes tous faits pour y aller.
Le lecteur, ce vieil ami, à qui nous promettons toujours du plaisir à notre première page, et auquel nous tenons parole tant bien que mal dans les suivantes.
Diversion, distraction, fantaisie, changements de la mode, de la nourriture, amour et paysage. Nous en avons besoin comme de l'air.
Plus qu'un produit, nous voulions vendre une idée, voire un état d'esprit.
Le jour même où le sentiment se déclare, nous prenons nos dispositions pour n'être pas surpris par son déclin.
La photographie a ouvert des horizons illimités à la pathologie du progrès, puisqu'elle nous a incités à déléguer à la multitude de nos machines de vision le pouvoir exorbitant de regarder le monde, de le représenter, de le contrôler.
Dieu parle à tout le monde, mais la plupart d'entre nous ne lui laissent pas placer un mot.
Après l'enfance, en même temps qu'on prend possession de la vie, elle nous quitte...