Nous ne sentons les maux publics qu'autant qu'ils s'étendent à nos intérêts particuliers.
Nous n'aimons un être qu'aussi longtemps que nous le croyons différent des autres, et aussi nous ne le croyons différent des autres qu'aussi longtemps que nous l'aimons.
Nous leur demandons seulement d'aimer leur prochain autant que leur voiture.
Si nous étions lucides, instantanément l'horreur de la vie quotidienne nous laisserait stupides.
Ce n'est pas ce qu'on sait qui nous fait agir, mais ce que l'on sent.
Il n'y a rien de meilleur que la mesure. Ayons des biens qui ne puissent nous nuire, et assez pour suffire à un homme qui a obtenu la sagesse en partage.
Il ne peut s'agir pour nous de transformer la propriété privée, mais seulement de l'anéantir ; ni de masquer les antagonismes de classes, mais d'abolir les classes ; ni d'améliorer la société existante, mais d'en fonder une nouvelle.
On veut toujours croire que son père va régler tous les problèmes, va abattre toutes les murailles et, brusquement, on voit son père s'excuser, on le voit baisser la tête, on le voit devenir un enfant. Et plus enfant que nous.
Peut-être que les livres peuvent nous sortir un peu de cette caverne. Peut-être y a-t-il une chance qu'ils nous empêchent de commettre les mêmes erreurs insensées !
La confession la plus vraie est celle que nous faisons indirectement, en parlant des autres.
Le corps de la femme sait rêver. En quoi nous, hommes, sommes inférieurs.
Le soleil éclaire le mondeEt le chauffe et le nourrit...Dieu nous garde qu'il se cache !Car ce serait la fin de tout !Fais briller ta lampe blonde !Chasse l'ombre et les fléaux !Vite ! vite ! vite !Montre-toi, beau soleil.
Nous sommes tous l'heure qui sonne.
Nous avons besoin du changement.
Si il n'y a pas d'émotion, si il n'y a pas de choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre une photo, c'est la photo qui nous prend.
Qu'est ce qui reste de l'être humain ? Qu'est ce que nous pouvons laisser de durable ? Le mot, uniquement le mot.
Le Royaume est à la fois l'arbre et la graine, ce qui doit advenir et ce qui est déjà là. Ce n'est pas un au-delà, plutôt une dimension de la réalité qui le plus souvent nous demeure invisible.
Sache toutefois que, bien que l'amour soit une chose universelle, il est pourtant à ce point étroitement circonscrit que j'ose affirmer qu'il ne règne qu'en nous deux et qu'il a élu domicile en toi et moi.
Nous n'avons pas besoin d'un programme contre la pauvreté mais d'un programme contre les riches.
Les temps sont ce que nous en faisons.
Nous sommes des créatures tellement mobiles que les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver.
Surtout ne posons pas de questions, car nous savons bien que n'existent pas les réponses apaisantes.
Nous pensons au temps comme quelque chose à ne pas perdre, pas comme quelque chose à investir.
Tout homme pénible à supporter finit par nous lasser.
Nous avons établi la hiérarchie des sciences d'après le degré de généralité et d'abstraction des phénomènes correspondants.
Oh ! que si l'âne alors, à bon droit misanthrope,Pouvait trouver la voix qu'il eut au temps d'Esope ;De tous côtés, docteur, voyant les hommes fous,Qu'il dirait de bon coeur, sans en être jaloux,Content de ses chardons, et secouant la tête :Ma foi, non plus que nous, l'homme n'est qu'une bête !
La leçon la plus sublime que nous donne le soleil, c'est son universalité. Il ne se préoccupe pas de savoir ce que sont les créatures auxquelles il envoie ses rayons. Qu'elles soient intelligentes ou stupides, bonnes ou criminelles, qu'elles méritent ou ne méritent pas ses bienfaits, il les éclaire toutes sans distinction.
Nous avons besoin de nous "individuer" car nous ne sommes, à la naissance, qu'une promesse. Et nous avons besoin de tenir nos promesses en existant devant les autres.
Le changement climatique ne s'en va pas. Cela ne fera que devenir plus extrême et plus dangereux avec le temps. Il n'y a pas à s'en cacher. Oui, ceux qui vivent dans la pauvreté aujourd'hui seront les premiers et les plus durement touchés, mais nous allons tous le ressentir et le voir.
Je dis aux jeunes : bougez vous le cul, bordel ! Dénoncez la mondialisation, le dérèglement climatique. L'écologie est mal barrée, et nous avec.
- Elle est où Grace ? - Je suis au regret de t'annoncer que... à vrai dire elle est morte hier dans l'après-midi - Non, je viens de lui parler d'ailleurs je lui parle tout le temps. - Moi aussi figures toi : entre nous qu'est ce qu'on peut faire d'autre ?
Gabriel Matzneff est un homme de l'Antiquité qui vit parmi nous avec un certain nombre de masques.
La plupart de ceux qui travaillent dans les journaux n'ont pas les mêmes opinions que celles y étant exprimées. Certains d'entre nous ne savent même pas d'où elles viennent. Elles apparaissent juste mystérieusement, comme Batman.
Chaque volonté, chaque dévouement, chaque enthousiasme nous abrège.
Perte. Privation de ce que nous possédons, ou ne possédons pas. C'est dans ce deuxième sens que l'on dit d'un candidat battu qu'il a "perdu les élections".
Nous payons pour les fautes de nos ancêtres et il me paraît normal qu'ils nous laissent de l'argent pour ça.
En littérature comme en amour, nous sommes toujours étonnés de ce que choisissent les autres.
La liberté d'être ce que nous sommes ne nous suffit pas ; nous voulons encore celle d'être ce que nous ne sommes pas.
Vivre est une maladie dont le sommeil nous soulage toutes les seize heures.
Chagrin et joie dépendent plus de ce que nous sommes que de ce qui nous arrive.
Aussi longtemps que nous aurons des prisons, peu importe par qui les cellules sont occupées.
Ceux qui nous aiment, même sincèrement, ne peuvent s'empêcher de se repaître de nos malheurs.
Dire qu'il nous faudra mourir, qu'il nous est impossible de n'être point nés !
Nous aimons ceux qui prêchent les vérités, et non pas nos vérités.
Être un homme complet, équilibré, c'est une entreprise difficile, mais c'est la seule qui nous soit proposée.
Je suis ce que je suis à cause de qui nous sommes tous.
Si la charité ne coûtait rien, nous serions tous philanthropes.
Nous prendrons soin de chaque personne de notre société. C'est notre tâche.
Les histoires d'amour ont leur propre destinée, ce sont elles qui nous entrainent.
Devenir grand-père est un moment unique dans la vie de chacun comme me l'ont répété de si nombreuses personnes ces derniers mois. Alors je suis extrêmement fier et content d'être grand-père pour la première fois et nous attendons avec impatience de voir le bébé.