Nous naissons grands et nous mourons petits.
L'aiguillon de la douleur est plus poignant, quand nous sommes battus par nos propres armes.
Mon vieux, je plaisante pour mieux te faire mesurer le sérieux qui est en moi. Tu sais bien que nous pleurons le plus souvnt avec la discrétion de la fantisie. Je chante pour mieux pleurer.
Il nous est facile de croire que la louange est sincère : pourquoi quelqu'un devrait-il mentir en nous disant la vérité ?
Plus nous vivons de notre intellect, moins nous comprenons le sens de la vie.
Nos vies seront mesurées par ce que nous faisons pour les autres.
Je suis convaincu que l'art en général, la musique en particulier, nous aide à nous évader.
Il n'y a jamais rien eu dans son histoire et dans la nôtre qui nous ait divisé, au contraire nous avons toujours été d'accord pour tout l'essentiel de notre vie au milieu des peuples.
En littérature comme en amour, nous sommes toujours étonnés de ce que choisissent les autres.
Surtout ne posons pas de questions, car nous savons bien que n'existent pas les réponses apaisantes.
Méfions-nous de l'humanisme spectacle.
Si nous éliminons le sauvage, donc nous tuons une partie de nos âmes.
Nous avons parlé des mêmes choses qu'à 10 ans 15 ans et 20 ans, c'est à dire nous nous moquions de nous même.
Cette Europe qui jamais ne cessa de parler de l'homme, jamais de proclamer qu'elle n'était inquiète que de l'homme, nous savons aujourd'hui de quelles souffrances l'humanité a payé chacune des victoires de son esprit.
Sans le gouvernement, nous n'aurions pas de quoi rire en France.
Aucune raison ne justifie d'éviter les voies acceptées par une rancune obstinée ; Et nous ferions mieux de rejoindre la foule insensée Que de nous accrocher à la sagesse, solitaires bien qu'inflexibles.
Aux États-Unis, nous avons plus de femmes pauvres que toute autre nation industrialisée.
Bravo à Bastia, ils ont plus de couilles que nous. Nous, on a des olivettes.
Nous ne sommes pas en « démocratie », mais en « démonocratie »
Il est une frontière que nous n'osons franchir que la nuit, avait dit le vieux gringo : la frontière de nos différences avec les autres, de nos combats avec nous-mêmes.
Le "Il était une fois" du début des contes nous induit à penser qu'ils sont tous d'origine belge.
Enfermés dans la cage sombre et exiguë que nous nous sommes fabriquée et que nous prenons pour la totalité de l'univers, rares sont ceux d'entre nous qui peuvent seulement imaginer qu'il existe une autre dimension de la réalité.
Être un homme complet, équilibré, c'est une entreprise difficile, mais c'est la seule qui nous soit proposée.
Les lignes et les nuances ne sont là que pour nous, les sculpteurs, les signes de réalités cachées. Au-delà des surfaces, nos regards plongent jusqu'à l'esprit.
Perte. Privation de ce que nous possédons, ou ne possédons pas. C'est dans ce deuxième sens que l'on dit d'un candidat battu qu'il a "perdu les élections".
L'univers est vrai pour nous tous et dissemblable pour chacun.
Dire qu'il nous faudra mourir, qu'il nous est impossible de n'être point nés !
De Gaulle nous a quittés, mais nous n'avons pas quitté de Gaulle.
C'est l'idée morale des choses qui nous effraye ; un serpent nous fait horreur dans la nature, et les boudoirs de jolies femmes sont remplis d'ornements de ce genre : tous les animaux en pierre que nous ont laissés les Égyptiens, des crapauds, etc.
Le meilleur de notre expérience, nous le trouvons dans nos épreuves, dans nos douleurs.
Nous sommes la première société dans l'histoire à rendre les gens malheureux de ne pas être heureux.
Maintes fois, tous nous relevons tous la tête en croyant qu'il nous faut dire la vérité ou la vérité apparente et nous la rentrons dans les épaules. C'est tout.
Si nous n'agissons pas ensemble, nous périrons sûrement.
Notre problème n'est pas de nous soumettre aux différences mais de les surmonter.
Sache toutefois que, bien que l'amour soit une chose universelle, il est pourtant à ce point étroitement circonscrit que j'ose affirmer qu'il ne règne qu'en nous deux et qu'il a élu domicile en toi et moi.
Nous vivons une époque où les gens dont on dit qu'ils sortent de l'ordinaire sont généralement des gens qui ont plutôt l'air d'y entrer.
Ce qu'il y a devant nous et ce que nous laissons derrière, ceci est peu de chose comparativement à ce qui est en nous. Et lorsque nous amenons dans le monde ce qui dormait en nous, des miracles se produisent.
Peu importe la chose que nous haïssons, pourvu que nous haïssions quelque chose.
Nous pensons au temps comme quelque chose à ne pas perdre, pas comme quelque chose à investir.
Nous suivons, nous nous suivons. Cette théorie d'animots que je suis ou qui me suivent partout et dont la mémoire me serait inépuisable, je ne vous en imposerai pas une exhibition. Loin de l'arche de Noé, la chose tournerait au cirque, quand un montreur d'animaux y fait défiler ses sujets tristes, le dos bas.
La souffrance nous marque au coin des lèvres, le bonheur au coin des yeux.
La séparation entre les vivants et les morts est une séparation fictive. Le passage est plus simple que nous ne l'imaginons. C'est juste un changement de lieu, et le gravissement d'un degré.
Nous sommes des animaux sociétaux.
Combien d'associations nous dissimulent de conneries entre sectes et domiciliations du diable ?
La dissimulation nous enseigne toujours la dissimulation, et la seule question est de savoir si nous serons les maîtres ou les victimes de cet art. Question à laquelle l'amour de soi a tôt fait de répondre.
Si il n'y a pas d'émotion, si il n'y a pas de choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre une photo, c'est la photo qui nous prend.
La télévision, elle ferait mieux de nous laisser dans le noir complet pour le grand bien de nos yeux et de nos nerfs.
Nos défauts et nos infirmités ne sont pas ridicules en eux-mêmes, mais ridicule est l'effort que nous déployons pour les dissimuler.
Nous ne sommes pas juges de ce que Dieu attend d'un vie et d'une autre.
Originellement nous ne pensons que pour agir. C'est dans le moule de l'action que notre intelligence a été coulée. La spéculation est un luxe, tandis que l'action est une nécessité.