En amour on est un contre un, en amitié nous sommes deux.
Chacun d'entre nous est une petite note fugitive noyée dans l'ensemble, mais essentielle par elle-même pour en compléter la beauté et la permanence.
Parfois, les amis sont dangereux. Nous devons faire très attention à l'aide que les amis nous apportent.
Il est des limites au-delà desquelles la folie ne pourra jamais nous emmener.
La philosophie a cela d'utile qu'elle sert à nous consoler de son inutilité.
La médecine n'a de certain que les espoirs trompeurs qu'elle nous donne.
Notre vie difficile et troublée a plus que jamais besoin d'images sereines. Plus que jamais nous aimons un certain romanesque scientifique, figuré sur les pages des belles entomologies, avec tous les attraits d'une féerique vérité.
Quelqu'un doit mourir pour que le reste d'entre nous accorde plus de valeur à la vie.
La paix est un mot vide de sens ; c'est une paix glorieuse qu'il nous faut.
Le temps est immobile. Simplement, c'est nous qui nous déplaçons dans une mauvaise direction.
Pour croire avec certitude, nous devons commencer par douter.
On traverse seul les coups vaches de la vie. Le réconfort de l'entourage n'est qu'une simple caresse sur la superficie, mais le chagrin, la rage sont chevillés en nous, aussi profonds qu'inaccessibles aux autres.
L'attention est une prière naturelle par laquelle nous obtenons que la raison nous éclaire.
Plus nous allons vite, plus le temps passe lentement. A la vitesse de la lumière, le temps cesse d'exister ; le moment dure éternellement.
Nous ne comprenons jamais une chose aussi bien et ne la faisons nôtre que lorsque nous l'avons découverte par nous-mêmes.
Il ne s'agit pas d'être naïf, ce qui est possible est lié à une culture, un peuple marqué par son histoire. Ce peuple luthérien, qui a vécu les transformations de ces dernières années, n'est pas exactement le Gaulois réfractaire au [...] ► Lire la suite
La musique nous touche émotionnellement, là où les mots seuls ne peuvent pas nous toucher.
Nous avons tous des secrets que nous gardons cachés aux yeux du monde. Des amitiés que l'on prétend ; des relations que l'on cache ; mais les plus dangereux secrets qu'une personne puisse déterrer sont ceux qu'on garde en nous.
Pour bien régler sa conduite, il ne faut qu'éviter ce que nous blâmons chez les autres.
Avoir assez d'empire sur soi-même pour juger des autres par comparaison avec nous, et agir envers eux, comme nous voudrions que l'on agît envers nous-mêmes, c'est ce qu'on peut appeler la doctrine de l'humanité ; il n'y a rien au-delà.
Nous vivons dans un monde où l'échec des autres devient plus important que notre propre réussite.
On est sensible aux mots qui veulent dire quelque chose, on dirait à les entendre qu'ils nous font vivre d'avance la joie qu'ils promettent.
Voler le gouvernement n'est pas un péché. Le gouvernement c'est nous et comment pourrions-nous nous voler nous-mêmes ?
Si la pauvreté fait gémir l'homme, il bâille dans l'opulence. Quand la fortune nous exempte du travail, la nature nous accable du temps.
Où s'intégrer ? C'est toujours le même problème et chacun d'entre nous doit y apporter sa propre réponse.
Bien qu'on nous ait fait croire que si nous lâchons prise, nous n'aurons plus rien, la vie révèle exactement le contraire : lâcher prise est le véritable chemin vers la liberté.
Le grand art de la vie est la sensation de sentir que nous existons, même dans la douleur.
Puisque nous disons de notre épouse légitime qu'elle est notre moitié, nous devrions avoir le droit de nous marier deux fois pour savoir au moins ce qu'est une femme entière.
Le temps n'est pas mesuré par les années que nous avons vécues, mais par nos actions et les joies que nous procurons.
Ce ne sont pas les choses qui comptent, mais le sens que nous leur donnons.
Nous avons inventé autrui Comme autrui nous a inventé Nous avions besoin l'un de l'autre.
Le bien et le mal ne sont pas des grandeurs parfaitement opposées l'une à l'autre ; le bien souvent accouche du mal et la capacité de voir le mal en face est ce qui nous ouvre la capacité d'un bien relatif.
Pendant que nous parlons, la nuit tombe : la mort Se glisse ; et dans sa grande ombre, elle nous endort.
Seigneur! Nous avons entendu l'appel de celui qui a appelé ainsi à la foi: et dès lors nous avons cru. Seigneur, pardonne-nous nos péchés, efface de nous nos méfaits, et place nous, à notre mort, avec les gens de bien.
Nous sommes notre plus grande surprise.
Chacun de nous se promène avec bienveillance dans cette galerie de portraits de lui-même qu'est sa mémoire.
La petitesse nous rassure, car elle exige peut, mais il n'en est pas ainsi de la grandeur, qui exige beaucoup.
Un bateau est conçu pour aller sur l'eau, mais l'eau ne doit pas y entrer. De la même façon, nous sommes conçus pour vivre dans le monde mais le monde ne doit pas nous envahir.
L'Histoire nous a appris que la vertu ne peut rien contre le vice et que, pour triompher des cyniques, il s'agit d'être plus cynique encore.
Pour exécuter un homme, nous n'avons pas besoin de preuve de sa culpabilité. Nous avons seulement besoin de la preuve qu'il est nécessaire de l'exécuter.
Les disputes nous fatiguent, c'est p't-être pour ça qu'on baille, puis l'amour rend aveugle, c'est p't-être pour ça qu'on braille.
Il faut mettre des limites au politiquement correct, qui est en train de nous dévorer.
Aussitôt qu'on nous montre quelque chose d'ancien dans une innovation, nous sommes apaisés.
Dieu peut aussi peu se passer de nous que nous de lui, car serait-ce que nous puissions nous détourner de Dieu, Dieu pourtant ne pourrait jamais se détourner de nous.
L'enfance, c'est un livre dont nous sommes le personnage principal et que la vie nous a dédicacé.
Quand les gens racontent des mensonges, c'est que la vérité ne nous regarde pas, chacun a droit à son intimité.
Notre société dite de consommation est le plus grand dépressif qui soit. Robotisé, nous ne nous en rendons pas toujours compte. Nous n'en avons pas le temps.
Quand nous avons dépassé les savoirs, alors nous avons la connaissance. La raison fut une aide ; la raison est l'entrave.
Nous faisons quelquefois des conversations d'une tristesse qu'il semble qu'il n'y ait plus qu'à nous enterrer.
Le désir demeure en nous comme un défi au monde même qui lui dérobe infiniment son objet.