La pub nous traque, nous matraque, nous a à l'usure, finit toujours par obtenir qu'on lui dise "oui" juste pour avoir la paix.
La censure intérieure de l'homme est impitoyable : nous ne connaissons même pas les pensées que nous ne voulons pas enfanter.
Chaque fois qu'un désir est comblé, son objet nous devient indifférent.
Nous ne pouvons être que d'un seul sexe et ne pouvons que fabuler les plaisirs et les désirs de l'autre sexe. C'est pour cela que les hommes et les femmes ne se comprennent jamais.
Il faut parfois que l'être qui nous est le plus cher nous trahisse et s'enfuie pour que nous réalisions tout ce qui nous attachait à lui.
Seule nous appartient la part qui suffit à nos besoins. Le reste n'est que du luxe.
La comédie, c'est le sentiment d'être dedans et dehors ; c'est notre fascination pour la mécanique mystérieuse de la scène, bien réelle devant nous, mais aussi fictive ; très intense mais aussi destinée à s'évanouir après la représentation.
Nous, les spectateurs, assistons impuissants à l'homogénéisation inexorable d'un modèle télévisuel régi par l'esprit de profit et l'obsession de la concurrence.
Un jour, la délivrance viendra. Il n'y aura plus ni riches ni pauvres. Nous serons tous semblables. Ces paroles étaient les plus bizarres que la mère eut jamais entendus prononcées.
La déportation m'a appris ce que pouvait être le sens d'une vie humaine : combattre pour sauvegarder ce filet d'esprit que nous recevons en naissant et que nous rendons en mourant.
Les femmes : bulles de savon ; l'argent : bulles de savon ; la renommée : bulles de savon. Les reflets sur les bulles de savon sont le monde dans lequel nous vivons.
Cherchons nos biens en nous-même, autrement, nous ne les trouverons pas.
Nous avons besoin d'hommes qui sachent rêver à des choses inédites.
Nous ne maîtrisons que ce que nous trouvons finalement ridicule, c'est seulement lorsque nous trouvons le monde et la vie qu'on y mène ridicules que nous avançons, il n'y a pas d'autre, pas de meilleure méthode.
Nous-autres savants, c'est dans la nuit des temps que nous cherchons nos preuves.
Nous ne mourons pas, nous autres chrétiens : notre tombe est le berceau de notre âme.
Le Zen est une pratique qui nous pousse à faire l'expérience de ce qui est, à le réaliser, à l'actualiser.
On prie pour ne pas rester seul on prie pour tromper l'attente que Dieu qu'il plaît à dieu de nous entendre.
Mon dicton est ; Nous gagnons et perdons ensemble. Je pense que cela s'applique vraiment à la fois à mes fans, à ma famille et à l'équipe.
L'amour est un grand maître, ce qu'on ne fut jamais, il nous enseigne à l'être.
Ce n'est que rétrospectivement que la vie paraît douce. Elle ne nous semble vivable que lorsque le moment présent est supportable.
Il n'est aucune si douce consolation en la perte de nos amis que celle que nous apporte la science de n'avoir rien oublié à leur dire, et d'avoir eu avec eux une parfaite et entière communication.
L'enfant devant la télé donne dos à tout. C'est à son dos qu'on parle, et c'est son dos qui nous répond.
Peut-être donnons-nous tout le meilleur de nous-même, à ceux qui de leur coté ne nous accordent que rarement une pensée.
En général, on apprend beaucoup des animaux avec lesquels on vit, même les poissons. Ils sont comme un miroir qui reflète les émotions et les comportements latents que nous n'osons voir.
Le crime est le magasin de détail du magasin de gros que nous appelons loi pénale.
Nos parents ne nous donnent pas plus que les animaux à leurs petits. Ils nous mettent au monde avec leur péché et ils ne s'inquiètent guère de notre rédemption.
Les questions restant sans réponses au cinéma sont celles qui ont le plus d'effets sur nous.
Les livres peuvent réchauffer le coeur avec des mots et des conseils amicaux, entrant dans une relation étroite avec nous, articulée et vivante.
Le temps, c'est le besoin d'argent qui nous le vole.
L'Europe ne fait pas partie des grandes puissances. Et l'Afrique encore moins bien sûr. Mais l'Afrique a ce qui manque à l'Europe : l'espace, les ressources humaines et les ressources naturelles tandis que l'Europe a l'innovation technologique qui manque à l'Afrique. Ensemble, nous pouvons devenir une puissance qui peut compter dans l'avenir.
La plus belle chose que nous pouvons avoir est le mystérieux.
En sciences, nous devons être intéressés aux choses, pas aux personnes.
La contemplation prolongée de la Joconde ne nous donne pas le talent de Vinci.
Les hommes nous pardonnent aussi malaisément d'avoir raison que si cela les mettait à chaque fois dans leur tort.
Nous nous préparons donc des peines toutes les fois que nous cherchons des plaisirs ; nous sommes malheureux dès que nous désirons être plus heureux.
Ne serait-ce pas plus sain Que nos corps soient comme nous sommes ?
L'amour, le bonheur, la justice... On essaie de donner des noms à des réalités qui nous échappent. L'amour, si ça existe, ça doit être simplement se trouver avec quelqu'un et se sentir bien.
Les modifications se créent d'elles-mêmes au fur et à mesure que nous vivons et que nous pénétrons au coeur des choses.
Notre mémoire doit être pétrie d'éternité car nous avons tous la certitude que le mal est éphémère.
Une chanson est un moment qui nous échappe.
Je voulais montrer ce que la lenteur et l'observation des choses peuvent nous apporter.
Nous en étions à ce point dans la crise européenne qu'une révolution de plus, c'était une guerre de moins.
La vertu paradoxale de la lecture est de nous abstraire du monde pour lui trouver un sens.
Dieu nous a donné la langue pour que nous puissions dire des choses charmantes à nos amis et de dures vérités à nos ennemis.
Gardons-nous de suivre la pensée d'un auteur... D'ailleurs, qu'en sait-il de sa pensée ?
Nous avons adopté certains mots que nous façonnons au gré de nos ambitions et de nos désirs. Utilité devient utilitarisme avec tous les relents d'argent que le terme comporte.
Nous ne devons pas accepter une vérité tant que vous ne l'avons pas examinée et débattue de sa véracité.
Ecrire, pourquoi ? Ecrire pour qui ? Est-ce vraiment si important ? Ecrire l'activité des insectes que nous sommes !
Les hommes à un moment donné sont maîtres de leur destin. La faute, cher Brutus, ce n'est pas à nos étoiles, mais à nous-mêmes, d'être des sous-fifres.