Il est certain qu'il y a des circonstances où l'on est forcé de suppléer à l'ongle du lion, qui nous manque, par la queue du renard.
Quand nous sommes jeunes, nous souhaitons de chastes épouses, sans savoir tout ce que nous coûtera leur vertu.
On n'enferme pas l'intelligence, on s'y abandonne, grande main salvatrice que nous tend l'infini.
Les idées des autres sont nôtres quand nous les avons faites telles que par notre adhésion.
La permission du mal est de la part de Dieu, une preuve de son amour pour nous, et, en certains cas, le péché est la conséquence nécessaire de l'erreur.
Nous nous croyons libres car nous ignorons les causes qui nous font agir.
Nos rêves et nos désirs prennent tant de temps à mourir en nous qu'il en reste toujours quelques miettes...
Et pour quelles raisons étranges, Les gens qui tiennent à leurs rêves, Ça nous dérange.
Nous ne changeons pas ! Ni de chaussettes, ni de maîtres, ni d'opinions, ou bien si tard, que ça n'en vaut pas la peine.
Etant donné que nous vivons dans un monde corrompu par l'argent, ce qui est gratuit est bon à prendre.
Parce que nous ne savons pas quand nous allons mourir, nous pensons à la vie comme un puit inépuisable. Et pourtant, tout se passe un certain nombre de fois. Et un très petit nombre vraiment.
Les connaissances nous suivent tout le reste de notre vie, nous sont toujours utiles, et quelquefois, nous consolent de bien des peines.
De la matière friable que peut-on retenir ? Rien, si ce n'est la beauté. Aussi doivent nous suffire les fleurs des cerisiers et les chrysanthèmes et la pleine lune.
Qui nous voit trop souvent voit bientôt qu'il nous lasse.
Il est bien vrai que nous devons penser au bonheur d'autrui ; mais on ne dit pas assez que ce que nous pouvons faire de mieux pour ceux qui nous aiment, c'est encore d'être heureux.
La passion de la musique est en elle-même un aveu. Nous en savons plus long sur un inconnu qui s'y adonne que sur quelqu'un qui y est insensible et que nous approchons tous les jours.
Quand nous regardons une femme, nous pensons à nous, tandis qu'elle, maligne, c'est à nous qu'elle pense.
D'où vient qu'un boiteux ne nous irrite pas et qu'un esprit boiteux nous irrite ? A cause qu'un boiteux reconnaît que nous allons droit et qu'un esprit boiteux dit que c'est nous qui boitons.
De bien des mots, nous maquillons les vérités et les mensonges de notre vie quand nous cherchons trop à plaire.
Vous êtes intelligents, la preuve vous êtes dans les affaires, nous on ne sait rien, la preuve on est dans la politique.
Si vous détestez une personne, vous détestez quelque chose en elle qui fait partie de vous-même. Ce qui ne fait pas partie de nous ne nous dérange pas.
L'orgueil vient à notre aide ; et l'orgueil n'est pas une mauvaise chose quand il se contente de nous pousser à cacher nos propres blessures, et non à blesser autrui.
Si nous devions parler plus qu'écouter, nous aurions deux bouches et une oreille.
Nous avons tant de raisons secrètes d'être indulgents, qu'il faut être parfait ou bien méchant pour oser condamner.
La colère nous rend aveugle et fou car, avec elle, la raison s'envole.
On n'aime jamais plus son pays que quand on s'en est éloigné et qu'on ne peut plus y revenir. C'est toujours l'éternel et irrésistible attrait du fruit défendu qu'il exerce sur nous.
Nous n'en savons pas assez sur l'inconnu pour savoir que c'est de l'inconnaissable.
Si on savait ce que pensent et disent de nous nos meilleurs amis, nous serions horrifiés. Impression d'être trahis, dupés, rage sourde d'avoir trop livré de soi-même pour en arriver à ces misères.
Le premier mérite qu'il faut chercher dans votre ami, c'est la vertu, c'est ce qui nous assure qu'il est capable d'amitié, et qu'il en est digne. N'espérez rien de vos liaisons lorsqu'elles n'ont pas ce fondement.
Peut-être quand nous mourrons, peut-être la mort seule nous donnera la clé et la suite et la fin de cette aventure manquée.
Paysage de l'émotion, région supérieure de l'amour où nous construisons des tombeaux jamais occupés, lorsque la métamorphose physique finale est évoquée en votre présence l'homme prend quelque noblesse.
Quand on rencontre quelqu'un, c'est signe qu'on devait croiser son chemin, c'est signe que l'on va recevoir de lui quelque chose qui nous manquait. Il ne faut pas ignorer ces rencontres. Dans chacune d'elles est contenue la promesse d'une découverte.
Nous élevons nos voix dans une sainte joie pour célébrer la victoire du Christ ressuscité sur les terribles forces de la mort.
Je crois que tout se passe pour une raison, même si nous ne sommes pas assez sages pour le voir.
Si nous connaissions les autres comme nous-mêmes, leurs actions les plus condamnables nous paraîtraient mériter l'indulgence.
Nous nous sommes souvent demandé pour quelle raison nous nous battions, mais jamais, ou pas assez souvent, ou pas assez longtemps, pourquoi nous faisons la guerre.
Sans Edison, nous regarderions la télévision à la lueur des bougies.
Il n'y a de terrible en nous que ce qui n'a pas encore été dit.
Malgré les revendications différentialistes actuelles, nous allons avec constance vers un modèle de ressemblance. Tous les hommes ne sont pas ambitieux, toutes les femmes ne sont pas des battantes. A peu de chose près, l'un est l'autre...
C'est en avançant à grands pas que nous éviterons de rester sur place.
A titre personnel, je n'atteins pas le seuil de l'Impôt sur la fortune mais c'est en cumulant mon patrimoine avec celui de mon conjoint qui nous met effectivement au seuil...
Cette unité africaine est tellement chère à nos coeurs que, dans la constitution républicaine que nous avons proposée, une disposition précise et concrète a été inscrite à ce sujet : que ce soit en tout ou en partie, la souveraineté du Ghana se veut subordonnée à la réalisation de ce grand objectif
Une fois en Afrique, j'ai perdu le tire-bouchon et nous avons été obligés de vivre de nourriture et d'eau pendant des semaines.
Tous ces hommes qui devaient nous donner la liberté l'ont assassinée.
Nous ne sommes rien de ce que nous croyons être. Ce qui ne veut pas pour autant dire que nous serons ce vers quoi nous nous enfuyons.
Nous façonnons d'abord nos habitudes, puis nos habitudes nous façonnent.
Si croire en la réalité d'une abondance planétaire et individuelle est un acte de foi, il n'en est sûrement pas moins un acte de foi de croire en la valeur des billets verts que nous utilisons tous les jours.
Une mort manquée a sur le moment un charme unique : celui de nous égaler à l'erreur et aussi de nous précéder dans un passé qui n'a pas été le nôtre.
La petite chose niaise qu'est le symbole, qu'on nous cache avec tant de soin !
Personne ne nous impose de savoir. Il le faut, un point c'est tout, fût-ce au prix de mal comprendre.