L'amour nous rend poète et la mort, philosophe.
Gardons-nous des faux amis ; il n'est bonne dorure, ami, que d'être d'or.
Ce n'est pas à la partie attentive que nous devons faire attention, mais précisément à ce qu'il y a d'inattentif en nous.
Que vaut-il mieux pour nous ? Qu'on sache la vérité sur nous ou qu'on dise de nous des bêtises ?
Un nom, c'est bien souvent tout ce qui reste pour nous d'un être non pas même quand il est mort, mais de son vivant.
A qui a tout donné, il reste encore la liberté d'aimer ou de trahir. C'est là, pour chacun de nous, le dernier retranchement et la dernière issue.
L'expérience, ce n'est pas ce qui nous arrive, c'est ce que nous faisons avec ce qui nous arrive.
Nous sommes après tout, la seule civilisation où des préposés reçoivent rétribution pour écouter chacun faire confidence de son sexe.
Passé un certain âge, la mort de nos proches est la seule manière dont nous prenons agréablement conscience de notre existence.
Une grande voix nous appelle au secours de la Nature, lentement assassinée par les Hommes.
Possible ou impossible, le pardon nous tourne vers le passé. Il y a aussi de l'à-venir dans le pardon.
L'expérience ne nous offre au premier coup d'oeil qu'un chaos suivi d'un autre chaos.
Je me rappelle un jour où nous allions vite en voiture. Je renversai une jeune et jolie cycliste, dont le cou fut presque arraché par les roues. Nous l'avons longtemps regardée morte. L'horreur et le désespoir qui se dégageaient de [...] ► Lire la suite
Pour justifier tout ce que nous avons perdu, nous devons risquer de tout perdre.
Bien sûr notre compagnie a pour règle de ne jamais conclure que le voyageur est le propriétaire du gode, nous devons employer l'article indéfini : « un » et jamais... jamais... « votre » gode.
Petite fille on regarde le monde comme un grand magasin de friandises, plein de guimauves et de sucreries... Mais un jour, on regarde autour de soi et on voit une prison, et on est dans le couloir de la mort. [...] ► Lire la suite
On essaie toujours de retenir les choses. Surtout quand elles nous ont filé entre les doigts. Comme du sable. De l'eau.
Quels pédagogues nous étions, quand nous n'avions pas le souci de la pédagogie !
S'il n'y avait pas la Science, combien d'entre nous pourraient profiter de leur cancer pendant plus de cinq ans ?
Nous naissons avec tout notre avoir et nous ne changeons jamais. Nous n'acquérons jamais rien de nouveau. Nous sommes complets dès le début.
La philosophie nous apprend à supporter sereinement le malheur des autres.
Etre heureux, c'est être envieux. Or, il y a toujours quelqu'un qui nous envie. Il s'agit de le connaître.
Un jour, cette horrible guerre se terminera enfin, un jour nous pourrons être humains et pas seulement juifs !
Ce que nous voulons, c'est aider le Noir à se libérer de l'arsenal complexuel qui a germé au sein de la situation coloniale.
Dieu nous préserve aussi des saints. Trop souvent ils ont été une preuve pour l'Eglise avant d'en devenir la gloire.
Dieu est mort, n'entendons pas par là qu'il n'existe pas, ni même qu'il n'existe plus... Il nous parlait et il se tait...
C'est un peu de nous tous en celui qui s'en va et c'est en celui qui naît un peu de nous tous qui devient autre.
L'amour de l'aventure nous conduit parfois à rechercher au loin des malheurs qui peuvent fort bien nous frapper chez soi.
La joie est tributaire de la souffrance. La souffrance est partie essentielle de la joie. Quand nous avons faim, songez comme la nourriture nous paraît bonne !
Notre valeur est déterminée par les bonnes actions que nous faisons, plutôt que par nos pensées honorables.
Mais c'est curieux tout de même comme nous vivons parmi des gens pressés.
Au fond, nous sommes tous des êtres collectifs. Tous nous devons recevoir et apprendre autant de ceux qui étaient avant nous que de nos contemporains.
Mon ami n'est point parfait et moi non plus, de sorte que nous nous convenons parfaitement.
On peut dire que le respect que l'on a pour les héros augmente à mesure qu'ils s'éloignent de nous.
Jamais nous ne goûtons de parfaite allégresse : Nos plus heureux succès sont mêlés de tristesse.
Nous n'avons en aucune manière le monopole de la pensée. Il existe, un peu partout en Occident, un racisme de l'intellect dont nous devons nous méfier.
Il n'y a guère que le sublime qui puisse nous aider dans l'ordinaire de la vie.
Certains d'entre nous pensent que s'accrocher nous rend forts ; mais parfois c'est lâcher prise.
Si le monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ?
Nous devons rester unis. Nous devons essayer de travailler ensemble pour la paix dans le monde.
Nous ne pouvons pas désespérer des hommes, puisque nous sommes nous-mêmes des hommes.
Si vous avez la force, il nous reste le droit.
S'informer, c'est se retrancher, n'importe quel père de famille vous le dira, à l'heure de la vaisselle. Le quotidien qui informe nous préserve de celui qui encombre.
Il n'est pas d'idéal auquel nous puissions nous sacrifier, car de tous nous connaissons les mensonges, nous qui ne savons point ce qu'est la vérité.
C'est à trop voir les êtres sous leur vraie lumière qu'un jour ou l'autre nous prend l'envie de les larguer.
Ce sont peut-être nos imperfections qui nous rendent si parfaits les uns pour les autres.
Ce que nous considérons parfois comme une pierre d'achoppement est plutôt un rocher sur lequel nous pouvons marcher.
C'est ça l'amour, c'est une arme incroyablement puissante qui peut nous donner des ailes comme nous écraser.
J't'ai expliqué tout ça, une fois... Mais, il fallait bien t'effacer la mémoire tellement j'avais peur de ce que t'aurais pu nous faire... Mais aujourd'hui j'veux plus t'mentir. Je veux plus avoir peur de toi, plus jamais. Et surtout, je [...] ► Lire la suite
Et s'il est un être qui avant nous et plus que nous ait mérité l'enfer, il faut bien que je le nomme, c'est Dieu.