Et s'il est un être qui avant nous et plus que nous ait mérité l'enfer, il faut bien que je le nomme, c'est Dieu.
C'est un insupportable abus de l'autorité paternelle que de vouloir imposer aux générations neuves les radotages des générations vieillies que nous sommes.
La ville est comme un grand manège Dont chaque tour nous vieillit un peu.
Nous sommes tous les témoins passifs d'une barbarie sans cesse renouvelée.
Unissons-nous, plutôt que de nous combattre, pour relever nos défis communs.
Un bon éclat de rire serait plus efficace que dix de ces comprimés, mais nous avons presque oublié ce que c'est de rire.
Ne nous prenons pas trop au sérieux. Aucun de nous n'a le monopole de la sagesse.
Plus encore que la vie La mort nous tient souvent par des liens subtils.
Nous nous rendons pitoyables ou nous nous rendons forts. La quantité de travail à fournir est la même.
La seule chose qui nous sauve de la bureaucratie c'est l'inefficacité. Une bureaucratie efficace est l'une des pires menace à la liberté.
La philosophie est une activité qui, par des discours et des raisonnements, nous procure la vie heureuse.
Nos cicatrices nous font savoir que notre passé était réel.
La lumière et l'ombre sont les faces opposées d'une même pièce. Nous pouvons éclairer nos chemins ou assombrir notre chemin. C'est une question de choix
L'amitié est un contrat par lequel nous nous engageons à rendre de petits services à quelqu'un, afin qu'il nous en rende de grands.
Ce malaise devant l'inhumanité de l'homme même, cette incalculable chute devant l'image de ce que nous sommes, cette nausée comme l'appelle un auteur de nos jours, c'est aussi l'absurde.
La majorité écrasante des biens matériels dont nous nous servons dans notre vie quotidienne ont vu le jour au cours de la présente génération.
Le sacrifice de nous-mêmes nous permet de sacrifier les autres sans honte.
Opium ! Poison de rêve Fumée qui monte au ciel C'est toi qui nous élève Aux paradis artificiels.
Les femmes ont un redoutable avantage sur nous : elles peuvent faire semblant - nous, pas.
L'homme sage vit sans morale, selon sa sagesse. Nous devons essayer d'arriver à l'immoralité supérieure.
La moralité est l'attitude que nous adoptons vis-à-vis de personnes que nous ne pouvons pas sentir.
Nous sommes faits pour aimer. Si nous n'aimons pas, nous serons comme des plantes sans eau.
Cela pèse lourd, une absence. Bien plus lourd qu'une disparition. Parce que avec les morts, on sait qu'ils ne reviendront pas. Tandis que les lointains nous font espérer.
En fin de compte, c'est par le degré d'authenticité de notre sourire que nous signifions au monde - à commencer par nos enfants - notre degré d'évolution.
Le système de l'amour du prochain est une chimère que nous devons au christianisme et non pas à la nature.
Laissez-moi vous parler d'un coeur qui souffre d'avoir perdu Dieu, errant sans fin dans la nuit sans espoir, ici à la lisière il n'y a pas d'étoiles, ici nous sommes raides, immaculés.
Il faut qu'il y ait une autorité, et nous pensons que l'autorité la plus qualifiée dans un ménage est celle de l'homme.
L'oeil superficiel, l'oreille profonde et inventive. Le sifflement d'une locomotive imprime en nous la vision de toute une gare.
Comme fils, nous apprenons à vénérer nos supérieurs, et comme frères à chérir nos égaux. Mais c'est la paternité qui nous enseigne directement à aimer nos inférieurs.
Nous admettons qu'il peut y avoir non seulement un droit, mais un devoir de ce qu'on appelle les races supérieures, revendiquant quelquefois pour elles un privilège quelque peu indu, d'attirer à elles les races qui ne sont pas parvenues au même degré de culture et de civilisation.
Les cons n'ont pas d'espoir. Ils n'en ont pas besoin. Du fait qu'ils sont cons, tout leur paraît simple. Qu'est-ce que nous sommes ? Un peu d'argile et d'eau. Et nous voulons être éternels... C'est l'éternelle sottise.
La méthode veut appréhender la complexité, non la complétude, car nous sommes condamnés à l'incomplétude.
Quand les bonnes actions sont en baisse à la bourse de la vie, c'est que les obligations qui nous en sont faites sont dénuées d'intérêt.
La hauteur nous attire, mais non les degrés qui y mènent ; les yeux fixés sur la lune, nous cheminons volontiers dans la plaine.
Au plus profond de nous, nous sommes tous motivés par les mêmes urgences. Les chats ont le courage de vivre sans s'en préoccuper.
On ne pourrait pas apprécier la lumière, si nous ne connaissions pas les ténèbres.
Il nous faut de l'amour car notre âme s'en nourrit. Il nous faut de l'amour car sans lui nous sommes faibles et timides.
Au plus pur de notre âme palpite un ardent désir de nous abandonner librement et par gratitude à un être inconnu, plus haut et plus pur, déchiffrant pour nous l'énigme de l'éternel Innommé.
La question est de savoir si nous préférons être opprimés par le communisme ou exploités par le capitalisme.
Si on éradiquait radicalement les cartes de voeux et les cadeaux, Noël deviendrait une espèce de scintillant carnaval païen qui nous distrairait agréablement des rigueurs de l'hiver.
Craignons-nous nous-mêmes : les préjugés, voilà les voleurs ; les vices, voilà les meurtriers.
Combien de cercueils pouvons-nous voir avant de voir qu'il est difficile de vivre cette vie sans Dieu, alors nous devons demander pardon.
Ce qui nous empêche de voir Dieu, c'est que notre esprit est compliqué, et que Dieu est simple.
C'est merveille combien peu il faut à nature pour se contenter, combien peu elle nous a laissé à désirer.
Nous sommes au futur. Voici demain qui règne aujourd'hui sur la terre.
Pour les personnes que j'aime, je n'ai qu'un seul visage, mais pour certaines personnes, nous ne pouvons pas avoir un seul visage.
Si nous échangeons un dollar, nous avons chacun un dollar chacun. Mais si nous échangeons une bonne pensée, nous avons tous les deux deux bonnes pensées.
Nous devons planter la mer et élever ses animaux en utilisant la mer comme fermiers plutôt que comme chasseurs. C'est en cela que consiste la civilisation: l'agriculture remplace la chasse.
Ce n'est pas d'un tête-à-tête ni d'un corps à corps, c'est d'un coeur à coeur que nous avons besoin.
Parce que la vie est un perpétuel recommencement, nous n'en avons jamais fini avec l'amour...