Quelle utilité peuvent avoir les mots si nous ne les utilisons pas avec précision ?
Nous ne demandons pas aux jolies femmes d'être intelligentes, mais nous ne pardonnons guère aux femmes intelligentes d'être laides.
Ne sommes-nous pas, comme le fond des mers, peuplés de monstres insolites ?
Attendez toujours Dieu ! C'est toujours Dieu qui arrive, encore que la poussière soulevée par son passage nous dérobe longtemps sa figure et son secret.
Les profs, en classe ils devenaient tellement fous qu'ils essayaient d'inventer des armes pour nous stopper. Vous vous rappelez du carnet de correspondance des élèves ? Plus t'avais de mots dedans, plus t'étais un gangster ! Enfin, t'étais un gangster, jusqu'à ce que tu doives le faire signer par tes parents...
Seul Dieu peut nous introduire dans le mystère de Dieu.
Il y a deux sortes de passions : les passions que nous avons et les passions qui nous ont. On triomphe quelquefois des premières.
Nous avons tous la prétention de souffrir beaucoup plus que les autres.
L'argent ne nous vient pas si vite que l'on pense. Chacun de tes rubans me coûte une sentence.
Dieu sait mieux que nous ce dont nous avons besoin.
Ma ligne rouge c'est le rassemblement de tous, parce que quand la France est dans la situation où elle est aujourd'hui, [...] nous n'avons pas le droit de nous diviser.
L'une des fonctions principales d'un ami consiste à subir, sous une forme plus douce et symbolique, les châtiments que nous désirerions, sans le pouvoir, infliger à nos ennemis.
Le désir qu'on a des autres se mesure autant à l'admiration qu'ils nous montrent qu'à celle que nous leur vouons.
Sur cette terre, comme l'ombre nous passons. Sortis de la poussière, nous y retournerons.
Le mélodrame nous fait rire jusqu'au jour où on doit le jouer soi-même.
Comment hésiterions-nous à confier notre argent à des banques qui mettent des petites chaînes à leurs stylos à bille.
Le contact de l'étranger nous aide bien souvent à mieux nous comprendre nous-mêmes.
Dans ma famille, la mode était quelque chose dont nous n'avons jamais parlé, on pensait que c'était plutôt superficiel.
Dans tout l'univers, rien n'est plus important que le pouvoir. L'argent et la beauté n'ont d'intérêt que le pouvoir qu'ils nous procurent. Juste en dessous il y a le sexe. Donc sexe plus pouvoir égal... l'éclate totale !
Nous sommes tous étrangers à nous-mêmes, et si nous avons le moindre sens de qui nous sommes, c'est seulement parce que nous vivons à l'intérieur du regard d'autrui.
Tant que nous vivons, il n'y a jamais assez de chant.
C'est que le présent, d'ordinaire, nous blesse. Nous le cachons à notre vue, parce qu'il nous afflige et s'il nous est agréable, nous regrettons de le voir échapper.
Aurions-nous donc oublié que se vendre ou se laisser corrompre est bien pire que risquer la plus cruelle des persécutions ?
Seule la douleur qu'on ressent et qui nous affole explique parfois celle que l'on cause.
Le moment précis où l'on devient ridicule nous échappe toujours.
Je ne pense pas que nous sommes la même personne toute notre vie.
Dans la haine nazie il n'y a rien de rationnel : c'est une haine qui n'est pas en nous, qui est étrangère à l'homme.
Nous comprendrons toujours assez difficilement qu'il soit nécessaire de mourir pour devenir immortel.
La main de Dieu nous paraît souvent rude parce qu'il traite ses amis débiles avec un gant de crin.
La terre ne nous a jamais trahi,c'est nous qui l'avons trahie.
Le communisme n'est pas un état de choses qu'il convient d'établir, un idéal auquel la réalité devra se conformer. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l'état actuel des choses. Les conditions de ce mouvement résultent des données préalables telles qu'elles existent actuellement.
Mieux vaut les illusions qui nous exaltent que dix mille vérités.
La mort nous parle d'une voix profonde pour ne rien dire.
Ce n'est pas la toute-puissance de Dieu qui nous menace... mais sa douceur.
Nous rêvons de voyager à travers l'univers ; l'univers n'est-il donc pas en nous ?
A vingt ans, la rupture entre le plein et le vide est brutale. On ne sait pas se prévenir de la souffrance. Le bonheur qui nous arrive, on le croit éternel. Puis un jour on s'aperçoit que l'un et l'autre se remplace : la souffrance, le bonheur.
L'important n'est pas que nous soyons pécheurs à tout prix, mais que Dieu soit tel que Jésus le désigne.
Le bonheur continu nous rend audacieux.
Nous ne sommes responsables que de poésie.
Que nous devions obéir à toutes les lois, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, est une invention récente.
Nous sommes tous des ratés, puisque ça finit par la mort.
Nous sommes dans les broussailles ; croît en nous l'herbe mauvaise, un crin mental qu'il faut arracher par poignées pour découvrir le paysage qui nous entoure.
C'est en nous contant nos victoires qu'on nous enseignera à en remporter d'autres.
Mon humanité est liée à la vôtre, car nous ne pouvons être humains qu'ensemble.
Il faut bien rire de la mort qui se moque bien de nous enlever la vie.
On a des hommes politiques que le monde entier nous envie. D'ailleurs ils pourraient les prendre, mais ils n'viennent pas les chercher... J'sais pas c'qu'ils foutent.
Je considère ma femme comme mon amante, et nous avons un lien qui va au-delà des mots comme la femme ou la petite amie ou la mère.
S'il est d'ordinaire d'être vivement touché des choses rares, pourquoi le sommes-nous si peu de la vertu ?
Quand on aime la vie, c'est alors qu'elle même nous aime le plus, comme par un prodige d'entente.
Nous deviendrons réellement libres lorsque nous aurons réappris à dépasser la mort, lorsque nous aurons franchi cette frontière mentale qui permet l'harmonie avec soi-même.