Nous ne sommes jamais arrivés. Nous sommes dans un état constant de devenir.
L'excellence compte. J'ai tout mis en oeuvre pour augmenter notre vitesse, améliorer notre exécution et nous concentrer sur les gros paris qui feront la différence dans le monde.
Nous ne savons plus appréhender certains événements car nous avons été parfaitement conditionnés à percevoir les choses uniquement d'une certaine manière.
Nous sommes automates dans les trois quarts de nos actions.
Ce qui fait qu'on goûte médiocrement les philosophes, c'est qu'ils ne nous parlent pas assez des choses que nous savons.
Y a-t-il donc vraiment, tel que le disent les fanatiques du destin réglé par les astres, une ordonnance préalable de tout ce que nous sommes et de tout ce que nous serons ?
Nous reconnaissons les choses, nous ne les connaissons pas.
Ce que nous attendons d'un récit, c'est l'expérience vécue par procuration.
C'est une bonne chose que les femmes mangent, elles aussi, il n'y a pas de raison, elles sont comme nous, finalement, en tout cas manger les rapprochent de nous, ça les rend plus humaines.
Quelle que soit l'étendue de notre raison, au-delà se trouve encore davantage pour nous surprendre.
Nous sommes trop nombreux, songea-t-il. Nous sommes des milliards et c'est beaucoup trop. Personne ne connaît personne.
Quelques grands esprits suffisent à doter l'humanité d'un pouvoir monstrueux, mais quelques grands coeurs ne suffisent pas à nous rendre dignes de l'utiliser.
L'expérience nous enseigne que le silence terrifie le plus les gens.
On ne peut offrir quelque chose qui ne nous appartient pas...
Ce que j'ai appris, et qui est au fond le plus important, c'est qu'il faut toujours montrer aux enfants que c'est une très bonne chose qu'ils fassent partie de ce monde, qu'ils soient parmi nous.
Il existe en nous des germes de ressemblance que développe l'amour. Un geste, une inflexion de voix, tôt ou tard, trahissent les amants les plus prudents.
Les gens se regardent dans les reflets de leurs yeux, ils se croisent dans la rue mais toujours trop tôt ou trop tard, nous sommes tous des parallèles dans le temps, des croix dans l'espace, des morts qui s'ignorent.
Croire humain ce qui ne nous est que particulier, voilà la grande erreur.
Quels que puissent être nos efforts, la plus longue vie bien employée ne nous permettra jamais de rendre qu'une portion imperceptible de ce que nous avons reçu. Ce ne serait pourtant qu'après une restitution complète que nous serions dignement autorisés à réclamer la réciprocité des nouveaux services. Tout droit humain est donc absurde autant qu'immoral.
Réagir, c'est continuer de vivre comme nous l'entendons. Ne pas faire leur jeu. Ne pas être dans la terreur.
On ne connaît plus parmi nous l'amitié qui naît des droits de l'hospitalité.
On ne devient pas un autre homme. Mais en nous et autour de nous, tout change.
Nous ne nous ennuyons jamais ensemble... C'est la meilleure façon de s'aimer.
Je conviendrai bien volontiers que les femmes nous sont supérieures si cela pouvait les dissuader de se prétendre nos égales.
Et quand ils demanderont ce que nous faisons, vous pourrez répondre : nous nous souvenons. C'est comme ça que nous finirons par gagner la partie.
Et nous étions là, dans la nuit, à jeter des pierres. À les jeter le plus haut, le plus loin possible, dans ce bois devant nous qui si rapidement dévalait la pente que c'en était sous nos pieds comme déjà un ravin, avec le bruit de l'eau à ruisseler en contrebas sous les arbres.
Le passé doit être respecté et reconnu, mais pas adoré. C'est notre avenir dans lequel nous trouverons notre grandeur.
Les partenaires de la Russie doivent comprendre qu'il vaut mieux ne pas jouer avec nous.
Parfois, la personne la plus logique est celle que nous appelons folle.
Les humains, nous le vérifions chaque jour, ont besoin d'avancer sur un sol ferme qui seul donnera un sens à leur vie.
Nous désirons tous atteindre la vieillesse, et nous refusons tous d'y être parvenus.
Tous les jours de la vie, nous avons à choisir : ou la souffrance d'aimer, ou cette autre, bien pire : celle de ne pas aimer.
Nous devrions utiliser la mort pour entrer plus avant dans la vie.
Les femmes sachant toujours bien expliquer leurs grandeurs, c'est leurs petitesses qu'elles nous laissent à deviner
Tout ce qui nous aidera, plus tard, à nous dégager de nos déconvenues s'assemble autour de nos premiers pas.
Mesdames, il nous est difficile de revenir aussi vite que vous sur les décisions que vous prenez.
Je crois qu'il faut détruire nos illusions, peut-être pour renforcer celles qui nous restent.
On va mettre cela sur le compte de la fatigue mais je me suis surprise à patauger dans la guimauve. Grosse bouffée de tendresse pour ces trois-là et intuition que nous étions en train de vivre nos dernières tartines d'enfance...
Les Russes ne peuvent pas nous changer ou nous affaiblir de manière significative. C'est un petit pays. C'est un pays plus faible. Leur économie ne produit rien que quiconque veuille acheter, sauf du pétrole, du gaz et des armes. Ils n'innovent pas. Mais ils peuvent nous impacter si nous perdons de vue qui nous sommes.
Tous les malheurs de nos pères Ne nous ont point détrompés; Nous éprouvons les misères Dont nos fils seront frappés.
Nous nous rendons plus spécialement compte que nous avons une âme quand elle nous fait mal.
Nous nous plaignons de la calomnie et nous avons tort. Elle sert à nous défendre de choses qui sont fausses et d'autres qui sont vraies.
C'est lorsque nous aimons notre péché que nous sommes damnés irrémédiablement.
Les religions que nous appelons fausses étaient vraies autrefois.
C'est ignoble une collectivité, peu importe le nom que tu lui donnes : elle attend de nous des gestes, des actes. Elle nous impose le monde puis elle exige que nous fassions nos preuves.
Généralement, quand nous sommes traversés d'une évidence, elle est terrible et meurtrière.
Ces droits dont on jouit si peu, nous ont surtout imposé des devoirs.
La plus grande partie de l'ignorance peut être vaincue. Nous ne savons pas, parce que nous ne voulons pas savoir.
Nous pouvons discuter le tango et nous le discutons, mais il renferme, comme tout ce qui est authentique, un secret.
Nous sommes manipulés par l'insatisfaction et le manque.