La plupart de nous vivons dans notre tête, ressassant soucis, échecs passés et catastrophes futures. Le toucher d'une main bienveillante nous ramène dans le monde présent et nous aide à être de nouveau en phase avec la réalité.
Si les hommes connaissaient nos faiblesses, ils nous prendraient toujours.
Nous prenons aisément l'exagération pour la grandeur.
Sommes-nous donc si seuls, et même lorsque nous sommes aimés, que la moindre des complicités galantes nous éclaire et nous comble ?
Les petites choses n'ont en fait pas d'avenir, quand on réfléchit bien. Nous avons besoin de grandeur.
Pendant trop longtemps dans cette société, nous avons célébré l'individualisme sans retenue sur la communauté commune.
Quand on n'avait rien à manger à la maison, mon père disait : « Ce n'est rien, Dieu nous le rendra. » Et il nous l'a rendu au centuple. On n'était pas particulièrement croyants, mais la phrase nous donnait de l'espoir.
Je t'aime, c'est-à-dire que j'aime en toi la différence qui nous empêche d'être différents.
Nous croyons à tort que la vie nous transforme : elle nous use.
Presque tous nous fauchons en herbe les biens qui nous auraient été de riches moissons.
On ne devient pas un autre homme. Mais en nous et autour de nous, tout change.
Nous imaginons toujours, et par là même partageons, l'opinion qu'ont les autres.
Nous n'apprenons jamais pourquoi et en quoi nous agaçons les autres, en quoi nous leur sommes sympathiques, en quoi nous leur paraissons ridicules ; notre propre image est pour nous le plus grand mystère.
Les choses les plus belles sont toujours tristes, mais quand ce sont les artistes qui les disent, cela nous rend heureux.
Nous pouvons discuter le tango et nous le discutons, mais il renferme, comme tout ce qui est authentique, un secret.
La nature de l'homme est initialement bonne et généreuse. Ce sont les injustices de la société qui le poussent à l'égoïsme et à la cruauté. Nous devons redevenir innocents comme des enfants.
La mort est la seule chose au monde dont nous soyons sûrs. C'est une question de temps. Combien d'années me reste-t-il à vivre ? Je peux aller jusqu'à 90, 92 ans. Ce n'est pas moi qui décide, c'est l'Autre, là-haut.
L'égalité consiste à se trouver égal à eux qui sont au-dessus de nous et supérieur à ceux qui sont au-dessous.
C'est ignoble une collectivité, peu importe le nom que tu lui donnes : elle attend de nous des gestes, des actes. Elle nous impose le monde puis elle exige que nous fassions nos preuves.
Rêver est souvent une manière de compenser pour ce que nous n'avons pas ou n'osons pas.
Il y a des personnes que nous ne pourrions pas réduire à notre taille sans nous diminuer également.
Ô aveugle ! Ô cupidité ignorante et égoïste qui nous aiguillonne tant dans la courte vie mortelle et nous plonge ainsi dans toute l'éternité !
Ce que nous avons vu cette nuit ensemble à Paris, c'est cette capacité de nous mobiliser, nous unir pour vaincre.
Si seulement nous connaissions ce qui est à notre portée ! Nous n'avons rien à voir avec ce qui nous dépasse.
L'éternité est sans mesure, comment pourrions-nous en parler ?
Et c'est un parfum que penser à toi,Le dossier sur ton compte est complet,Sauf ce que nous avons omis de faire,Par mille baisers de fond.
Dans le siècle où nous sommes, on ne donne rien pour rien.
Nous sommes en pleine régression. Nous retournons au Moyen Âge, aux guerres de Religion qui sont extrêmement dangereuses et qui font que s'est installée la méfiance, le rejet en même temps que la peur de l'autre. On vit un moment très étrange.
Chacun d'entre nous est acteur de la lutte contre le COVID-19. Si nous ne voulons pas de deuxième vague, ça dépend de nous : nous protéger, nous tester.
L'échec, toujours essentiel, nous dévoile à nous-mêmes, il nous permet de nous voir comme Dieu nous voit.
C'est notre heure. Nous devons être jeunes et vaincre.
Et croyez-vous, parce que nous sommes partis, que nous sommes certains d'arriver ?
Autrefois, les écrivains dénués de métier voulaient passer pour en avoir ; aujourd'hui ceux qui en sont farcis veulent nous faire croire qu'ils ne savent même pas ce que c'est. Tel est le progrès.
Il y a un paradoxe chez tous mes confrères, moi compris : On rêve d'être reconnus, et en même temps, que personne ne nous emmerde.
Il n'y a point d'homme pour l'homme : nous vivons aux aguets les uns des autres, comme fait le chat de la souris.
Nous sommes à la fois un fluide qui se solidifie, un trésor qui s'appauvrit, une histoire qui s'écrit, une personnalité qui se crée.
Qui de nous en tout temps est fidèle à soi-même ?
L'univers n'est pas susceptible de désordre, nous, si.
Pressés à la fenêtre, nous assistâmes au massacre, attendant qu'on nous apportât les victimes.
Nous ne donnons rien au poème qu'il ne nous rende au centuple. Nous croyons le faire ; c'est lui qui, secrètement, nous fait.
La douleur d'une perte vient du bonheur d'avoir pu profiter d'une présence. Les pires deuils sont possibles parce que nous avons aimé.
Insérer sans assimiler, dans une société multiculturelle, ce serait simplement s' imagine-t-on, imiter le modèle américain. puisque le creuset a prouvé là-bas son efficacité, pourquoi ne le prouverait-il pas chez nous ?
Nous ne pouvons pas tout faire, et il y a un sentiment de libération à s'en rendre compte.
Rien n'a d'importance que celle que nous essayons de nous donner à nous-mêmes.
C'est bien plus un manque de plaisir qui nous bat que l'abondance et l'indulgence.
Quand à nous, on préfère pleurer sur tous les génocides qu'on finance : Multi-nationale à la traque des soldes.
L'Esprit de Dieu se déplace à travers nous et le monde à un rythme qui ne peut jamais être resserré par aucun paradigme religieux.
Lorsque nous fixons un point, ne soyons pas immédiatement distrait par un autre point. Toutefois, ce deuxième devra être analysé, car il a une part de ressemblance au premier.
Nous nous sommes partagés les dieux, mais eux, se sont-ils partagé les hommes ?
Faust vieilli cohabite en chacun de nous.