À partir d'un certain âge, nos parents sont des cadrants vivants qui nous indiquent l'heure de notre décrépitude. Les regarder c'est nous voir trente ans plus tard, anticiper des lendemains chagrins.
Il faut que vienne le temps de l'évidence. Dieu doit nous être montré comme deux et deux font quatre.
Nous aspirons tous à l'Eden, et nous l'apercevons constamment : toute notre nature, la meilleure et la moins corrompue, la plus douce et la plus humaine, est encore imprégnée du sentiment de l'exil.
Nous ne pouvons pas faire de distinction dans les droits, que ce soit la PMA, la GPA ou l'adoption. Moi je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l'usine, quelle différence ? C'est faire un distinguo qui est choquant.
Plus nous sommes occupés, plus nous sentons avec acuité que nous vivons, plus nous sommes conscients de la vie.
Il fait beau croire aux prodiges lorsque les prodiges nous arrangent et lorsque les prodiges nous dérangent, il fait beau ne plus y croire.
L'abîme de l'éternité nous hante. Ainsi, s'interroge-t-on : nos actes retentiront-ils à travers les siècles ? Des inconnus entendront-ils notre nom bien après notre mort et se demanderont-ils qui l'on était, si l'on bataillait avec bravoure, et si l'on aimait avec fougue ?
Ils servent les noirs desseins des rois Perses depuis cinq siècles, des yeux noirs comme la nuit, des dents limées telles des crocs, dépourvus d'âme. La garde personnelle du roi Xerxès, l'élite des guerriers perses, la force de combat la plus meurtrière d'Asie : les Immortels. Nous mettons leur nom à l'épreuve.
"Que voulez-vous, nous sommes tous humains", n'est pas une excuse, c'est de la présomption.
Si le ridicule tuait, nous aurions de fosses communes à tous les coins de rues et les entrepreneurs funéraires seraient les maîtres du monde.
Nous n'avons jamais connu l'irréflexion des adolescents, leurs gambades ni leurs déportements. La vie toujours chez nous rencontra des obstacles.
Nous en sommes arrivés à considérer les devoirs comme des atteintes aux libertés individuelles et les droits comme des justifications à tous les conflits.
Je déteste vous entendre parler de toutes les femmes comme si elles étaient de belles dames au lieu de créatures rationnelles. Aucun d'entre nous ne veut être en eaux calmes toute sa vie.
L'espoir n'est qu'un charlatan qui ne cesse de nous tromper. Pour moi, le bonheur n'a commencé que lorsque je l'ai perdu.
Sitôt libérées du passé, où sommes-nous ? Le présent se coagule.
Nous n'avons pas besoin de maître, mais de liberté et d'égalité entre les hommes.
La télévision ne nous a jamais dispensé toutes les joies à la fois, mais il semble que nous avons connu une époque où, entre le public et nous, existait un état de grâce.
Lorsque nous parlons pour les pauvres, sachez que nous ne prenons pas parti pour une classe sociale.
Si le bateau commençait à trembler, nous gardions le cap et ne perdions pas notre concentration. Cela a fait la différence.
L'amour est un grand maître. Il nous apprend à être ce que nous n'avons jamais été.
Je ne ferai pas de marque dans l'histoire. J'ai une certaine importance dans l'époque où nous vivons, mais c'est tout.
La logique pure ne pourrait jamais nous conduire à autre chose que des tautologies; cela ne peut rien créer de nouveau.
Nous sommes composés de deux idéaux opposés: Amour et Peur. Choisissez-en un et vivez.
Ce qu'ils nous crient et que nous feignons souvent de ne pas entendre : c'est qu'à l'impossible chacun de nous est tenu.
En définitive, les victimes des guerres sont mortes pour rien. Seulement, elles sont mortes pour nous.
Nous sommes le seul animal qui soit surpris de l'univers, et qui s'étonne tous les jours de n'en être pas plus étonné.
Les latins disaient : la faim de l'or, auri fames. Nous, plus énergiquement, la soif de l'or. La soif est en effet un besoin plus violent et dont la satisfaction cause l'ivresse.
Chercherons-nous toujours de l'esprit dans les choses qui en demandent le moins ?
Ce qui pourrait nous contraindre au bien, pourrait aussi nous contraindre au mal.
Je sais trop que,dans le monde, la nature elle-même introduit des causes irréductibles de souffrance. Nous ne supprimerons pas la maladie, la mort des enfants, l'amour mahleureux, mais, à côté de ces misères naturelles, il en est d'autres qui sont le produit d'un mauvais état social et qui peuvent disparaître avec lui.
Je crois que plus la science est étudiée à fond, plus elle nous éloigne de tout ce qui est comparable à l'athéisme.
Il faut avoir compris que rien ne nous sépare du bonheur que nous-même.
Je le regardai vivre : mon opinion sur lui se modifiait sans cesse, ce qui n'arrive guère que pour les êtres qui nous touchent de près ; nous nous contentons de juger les autres plus en gros, et une fois pour toutes.
Nous pouvons aimer ce que nous sommes sans haïr quoi et qui nous ne sommes pas.
Le plus précieux de nous-mêmes est ce qui reste informulé.
Nous sommes tous des farceurs : nous survivons à nos problèmes.
Une femme disait : les aveux vraiment flatteurs ne sont pas ceux que nous faisons, ce sont ceux qui nous échappent.
Lorsque nous arrivons dans cette vie, nous ne possédons rien véritablement. Et nous n'avons rien en la quittant. C'est juste un bail que nous avons - et c'est à nous d'en tirer le plus possible.
Il faut bien que nous vivions malgré la chute de tant de cieux.
Dans ses éléments en effet la philosophie nous enseigne que ni vous ni moi ne sommes la vérité complète, et nous engage ainsi à une grande modestie l'un envers l'autre.
La plus haute ambition de l'art est de nous révéler la nature.
Les gens doivent faire ce qu'ils doivent faire. Nous ne pensons pas ou n'agissons pas tous de la même manière et c'est mal de juger les autres par nous-mêmes.
Les Russes ne peuvent pas nous changer ou nous affaiblir de manière significative. C'est un petit pays. C'est un pays plus faible. Leur économie ne produit rien que quiconque veuille acheter, sauf du pétrole, du gaz et des armes. Ils n'innovent pas. Mais ils peuvent nous impacter si nous perdons de vue qui nous sommes.
Nous n'avons qu'une planète.
Nous étions comme deux univers qui semblaient s'opposer, destinées que rien n'aurait pu distraire.
Nous ne savons jamais vraiment ce qu'est la stupidité avant d'avoir expérimenté sur nous-mêmes.
Si nous croyons qu'il y a peu de choses drôles, c'est que nous ne savons pas les y voir.
La peur du ridicule obtient de nous les pires lâchetés.
Manger nous maintient en bonne santé, mais peut aussi nous rendre malade, voire nous tuer. Le sujet est beaucoup trop grave pour qu'il soit laissé à des acteurs privés, avides de bénéfices, qui méprisent le bien commun.
À des moments étranges et imprévisibles, nous nous accrochons avec effroi au passé.