Le plus précieux de nous-mêmes est ce qui reste informulé.
Dans la nuit noire, sur la pierre noire, une fourmi noire. Dieu la voit.
Il n'y a rien de si bien fait qu'on ne puisse le critiquer.
Lorsque l'on parle d'amour perdu, on sait bien que le temps efface les blessures, mais on sait aussi que les cicatrices restent.
La brume de Noël ne fait ni bien ni mal.
Je ne sais pas si Dieu existe. Mais s'il existe, j'espère qu'il a une bonne excuse.
Il n'y a que deux choses: l'amour, toutes sortes d'amour, avec de jolies filles et la musique de la Nouvelle-Orléans ou de Duke Ellington. Tout le reste doit partir, car tout le reste est moche.
Là où Dieu vous a semé, là il faut fleurir.
Il faut que la terre soit un séjour bien étranger pour la vertu, car elle ne fait qu'y souffrir.
Insolence. C'est le mot qu'on qualifie l'esprit des inférieurs quand on reste à court de réponse.
En déchiffrant les secrets de la nature, l'homme ne prouve nullement que Dieu n'existe pas, il cesse d'éprouver le besoin de Dieu.
Le coeur est un étang, quand rien ne l'agite la vase reste au fond.
L'homme qui veut vivre sans soupçon, il se doit bien garder de faire trahison.
Rien ne m'est sûr que la chose incertaine.Prince, aux dames parisiennesDe bien parler donnez le prix;Quoi qu'on dise d'Italiennes,Il n'est bon bec que de Paris.
Les muets devraient vivre bien plus longtemps que les autres, ils n'égarent pas le médecin dans son diagnostic.
Mais l'esprit humain répugne à s'accepter des mains du hasard, à n'être que le produit passager de chances auxquelles aucun dieu ne préside, surtout pas lui-même. Une partie de chaque vie, et même de chaque vie fort peu digne de regard, se passe à rechercher les raisons d'être, les points de départ, les sources.
Un Dieu ne devient dieu qu'au moment où il devient forme. C'est vrai. Mais il est vrai aussi, qu'au moment il devient forme, il commence de mourir.
Une revue n'est vivante que si elle mécontente chaque fois un bon cinquième de ses abonnés. La justice consiste seulement à ce que ce ne soient pas toujours les mêmes qui soient dans le cinquième.
On se donne bien de la peine et on s'impose bien des privations pour guérir le corps ; on peut bien, je pense, en faire autant pour guérir l'âme.
Aimer et se marier, c'est bien différent. Aimer ne suffit pas.
Dans la vie, il faut choisir : compliqué et fréquent, ou bien simple et rare.
L'étude de la nature vous apprendra que Dieu a créé des choses belles et merveilleuses afin que vous en jouissiez.
Le goût est tout en art, qui nous retient d'écrire une chose moins bien que telle autre.
L'homme s'ennuie du plaisir reçu et préfère de bien loin le plaisir conquis.
Si l'on avait commencé à compter les siècles depuis Eros ou Vénus, et bien on n'en serait pas là !
Tous nos soins à bien traiter et nourrir ces animaux n'aboutissent qu'à les abâtardir.
Le bien tient à peu de choses, mais ce n'est pas peu de choses.
La philosophie nous montre bien qu'il y a un Dieu, mais elle est impuissante à nous apprendre ce qu'il est, comment et pourquoi il le fait. Il faudrait être lui-même pour le savoir.
N'existent que les êtres dans l'espace et le temps. Dieu n'existe pas puisqu'il est éternel.
Se faire aimer est si facile, si déshonorant. Toujours la même vieille stratégie et les mêmes misérables causes, la viande et le social.
Quand Dieu créa le temps, il en créa... beaucoup.