- Il y a des lanternes flottantes dans le ciel. T'y crois ? La lanterne japonaise symbolise le passé qu'on oublie. Voici un scoop, on est pas Japonais. Tu sais ce qu'ils sont ? Des enfants. Comme la lueur d'une bougie qui fera que tout ira bien. Ou même prier, ou prétendre qu'Elena ne va pas finir exactement comme nous autres, les vampires meurtriers. Stupide, exaspérant petit enfant. Je sais ce que tu vas dire. Ça les fait de sentir mieux Damon. Alors quoi ? Pour combien de temps ? Une minute ? Une journée ? Ça fait quelle différence ? Parce qu'à la fin, quand tu perds quelqu'un, chaque bougie, chaque prière ça ne rattrapera pas le fait que la seule chose qu'il te reste est un manque dans ta vie quand cette personne à qui tu tenais, disparaît. Et un rocher avec un anniversaire gravé dedans, je suis sur que c'est mal. Alors merci. Merci de m'avoir laissé ici faire du baby-sitting. Parce que je devrais être loin maintenant. Je n'ai pas eu la fille. Tu te souviens ? Je suis coincé ici à me battre avec mon frère et à m'occuper des enfants. Tu m'en dois une.
- Tu me manques aussi.
Dans cette réplique, Damon exprime sa profonde frustration et son cynisme face aux rituels de deuil, symbolisés par les lanternes flottantes. Il rejette l'idée que ces gestes (comme les lanternes japonaises, les bougies ou les prières) puissent réellement apporter du réconfort ou changer une réalité inéluctable. Il dénonce l'hypocrisie de ces tentatives de minimiser la douleur ou de prétendre qu'une personne, en l'occurrence Elena, échappera à la destinée sombre de leur monde. Le sens littéral est une plainte amère contre l'inutilité des mécanismes d'adaptation face à la perte et à la nature meurtrière des vampires, concluant par un reproche à Alaric de l'avoir "coincé" à s'occuper des autres au lieu de vaquer à ses propres affaires.
Le sens profond réside dans l'affrontement entre l'espoir (symbolisé par la « lueur d'une bougie » et les prières) et le désespoir nihiliste. Les lanternes flottantes, censées symboliser l'oubli du passé ou le passage à autre chose, sont tournées en ridicule par Damon. Il utilise l'image du « rocher avec un anniversaire gravé dedans » (la tombe) pour ramener brutalement l'auditeur à la réalité concrète et irrévocable de la mort. Symboliquement, Damon exprime la douleur du manque et la certitude que rien ne peut combler le vide laissé par une personne aimée, rejetant les tentatives superficielles de guérison. Il y a aussi une projection de sa propre souffrance et de son statut de « vampire meurtrier » sur Elena, montrant une peur de la perdre ou de la voir devenir comme lui.
Cette réplique n'est pas utilisée littéralement dans la vie courante, mais elle est souvent référencée par les fans pour exprimer un cynisme amer face aux rituels jugés creux après une perte. On pourrait l'utiliser pour décrire un sentiment de frustration face à des gestes de réconfort qui paraissent insuffisants ou pour rejeter l'idée que le temps guérit toutes les blessures. La phrase « La seule chose qu'il te reste est un manque dans ta vie » est une expression poignante de la douleur du deuil qui résonne universellement.
L'idée principale à retenir est que certaines pertes sont irrévocables et que la douleur qui en résulte est une réalité durable que les rituels ou l'espoir ne peuvent effacer. Si Damon exprime cela avec cynisme, le message sous-jacent est l'importance de reconnaître et d'accepter la profondeur du manque. Cela soulève aussi la question de savoir si le réconfort temporaire des rituels vaut la peine, ou s'il est préférable d'affronter la dure vérité de front.
La réplique provient de la série télévisée américaine populaire The Vampire Diaries. Elle est prononcée par le personnage de Damon Salvatore à son ami Alaric Saltzman.
Cette scène se déroule généralement après un événement tragique ou une perte significative dans la ville de Mystic Falls, ou alors que les personnages tentent de faire face à la menace de mort qui pèse constamment sur Elena Gilbert. Les habitants ont probablement organisé une veillée ou un événement commémoratif impliquant des lanternes flottantes ou des bougies. Damon, forcé de rester à Mystic Falls et souvent contraint de protéger les autres (un rôle qu'il méprise par moment), utilise ce moment de deuil collectif pour exprimer sa frustration personnelle et son profond désaccord avec la manière "humaine" de gérer la souffrance.
La réplique est profondément liée à la personnalité de Damon Salvatore. Elle encapsule son cynisme, son nihilisme, et son mécanisme de défense qui consiste à rejeter l'espoir pour ne pas être blessé. Le fait qu'il mentionne qu'il « n'a pas eu la fille » (Elena) et qu'il est « coincé » montre son ressentiment et son sentiment d'être mal récompensé pour les sacrifices qu'il a faits. C'est l'expression du Damon qui se voit comme le méchant solitaire, condamné à la souffrance et aux tâches ingrates, mais qui, paradoxalement, se soucie profondément des personnes qu'il prétend dénigrer.
La réplique est au cœur des thèmes de The Vampire Diaries :
L'impact de cette réplique est fort. Elle offre aux fans une des déclarations les plus franches et sombres sur le deuil de la part d'un personnage aimé. Elle renforce le statut de Damon comme figure du « mauvais garçon » au grand cœur brisé, qui utilise le cynisme comme bouclier. Culturellement, elle est souvent citée comme l'un des moments marquants où le show explore la psychologie complexe des personnages, offrant une vision non romantique de la perte et du rôle d'immortel.