Pour pardonner à la raison le mal qu'elle a fait à la plupart des hommes, il faut imaginer par nous-mêmes ce que serait l'homme sans sa raison. C'est un mal nécessaire.
Tant qu'on est rien, on demande aux autres de nous trouver quelque chose.
C'est une aventure exaltante, que de découvrir l'âme profonde d'un peuple, à travers ses poètes. Telle est l'expérience qu'il nous a été donné de vivre quatre années durant, jour après jour.
Il y a un équilibre dans ma vie, il y a la réalité et il y a la partie qui a l'air vraiment glamour, mais nous ne sommes tous que des personnes à la fin.
Woody Allen et moi sommes amis parce que nous sommes tous deux hypocondriaques et j'ai diagnostiqué chez lui toutes sortes de problèmes. Je lui ai conseillé des choses. Il a ensuite demandé à son docteur de les lui prescrire.
Nous avons tous un livre en nous, cet ouvrage est une page de l'humanité.
Nous devons être vulnérables en tant qu'acteurs, mais nous devons nous protéger.
Mais nous savons déjà qu'en plus de nos 98,5% de gènes communs avec le chimpanzé, nous partageons 80% de nos gènes avec la vache, 80% également avec la souris, 70% avec l'éponge de mer, et même 50% de gènes avec la mouche drosophile.
Je pense que le nombre total d'étoiles de la pop s'est noyé quelque peu. Nous sommes simplement submergés.
Nous ne sommes parfaits sur rien, non pas même sur le mal.
Les instruments des ténèbres nous disent des vérités.
Aucun d'entre nous ne veut être en eaux calmes toute sa vie.
Il y a cette idée que nous devons décider ce que nous allons être, ou se conformer à une idée de ce que les femmes ou les hommes devraient être en référence à notre propre culture ou société.
Un manant de l'Ancien Régime serait dépaysé s'il perçait jusqu'à nous le mur du temps. Mais son étonnement serait peu de chose à côté de celui dont nous serions frappés s'il nous était donné d'assister à la partie que les prochaines décennies vont jouer.
Nous accumulons nos opinions à un âge où notre compréhension est la plus faible.
Emotionner coïncide avec notre impuissance à nous laisser émouvoir.
Dire des hommes qu'ils sont mauvais, c'est dire qu'ils sont pires que nous ne le pensons, ou pires que l'homme idéal dont nous avons construit l'image à partir de quelques-uns.
Je ne suis pas meilleure que n'importe laquelle de ces personnes. Et je ne suis pas pire que les autres. Nous sommes égaux. Nous marchons tous avec nos deux pieds sur la même terre. Et nous sommes ici ensemble.
Pour que Charb, Cabu et les autres ne soient pas morts pour rien, laissez-nous l'ouvrir et risquer notre peau.
J'ai trop souvent entendu : "Nous avons une amie commune".
L'habitude, c'est l'animal en nous.
Les morts sont à la terre, les vivants sont à nous.
Vous devez trouver un meilleur moyen de vous parler, de ne pas être d'accord, de vous respecter les uns les autres. Nous devons trouver de meilleurs moyens d'honorer et de soutenir la bonté fondamentale de nos enfants, en particulier dans les médias sociaux.
Tous nous ne sommes jamais contents de ce que nous avons.
Nous devons veiller sur notre pudeur en présence de ceux qui ne peuvent en comprendre les fondements.
Dites ce que nous ressentons, pas ce que nous devons dire.
Est-il encore permis, au pays de Voltaire, d'énoncer que le Coran, tout comme l'Ancien Testament, et sans doute un peu plus que l'Ancien Testament, est un livre chargé d'abominations ? Non. Telle est la confusion mentale dans laquelle nous baignons.
Malgré leurs défauts, les religions sont une tentative pour répondre aux questions les plus fondamentales de l'existence. Même si elles ne nous apprennent rien sur Dieu, elles nous en apprennent certainement beaucoup sur l'essence de l'humanité.
Nous sommes comme l'herbe qui fleurit le plus lorsqu'on est piétiné.
On a beau dire du bien de nous, nous en pensons encore davantage.
C'est une énorme responsabilité pour nous que de garder tous les yeux sur ce que nous faisons et de donner aux gens exactement ce dont ils ont besoin quand ils le demandent.
Nous pardonnons aisément à nos amis les défauts qui ne nous regardent pas.
Si les politiciens et les scientifiques étaient plus paresseux, combien nous serions tous plus heureux.
Dans les choses que nous voulons il y a toujours plus que les choses elles-mêmes.
Le monde n'était pas plus grand que nos pensées, et pas plus que le fils de Clinias nous ne savions ce qu'est la mort.
Jésus voulait que nous aimions et pardonnions.
On pardonne la médiocrité aux livres utiles. Inutiles, ils nous doivent d'être admirables.
Par précaution, nous fabriquons des machines extrêmement lourdes avec de très petites jambes.
Nous devons être les auteurs de l'histoire de notre époque.
Nous avons compliqué chaque don simple des dieux.
Ah, que le monde est grand et que nous y sommes seuls !
Nous faisons le plus souvent ce que la majorité attend que nous fassions.
Nous mentons lorsque nous avons peur.
Chacun de nous avait dans une petite armoire un fourniment complet d'ecclésiastique.
Nous gaspillons nos lumières en vain, comme des lampes de jour.
Il existe actuellement plus de 5 000 espèces de mammifères et plus de 10 000 espèces d'oiseaux recensées sur la planète. Pourtant, nous n'en avons choisi que quelques-unes pour nous servir de nourriture.
Nos actions agissent sur nous autant que nous agissons sur elles.
Nous consommons beaucoup trop.
Nous employons des mots qui ne servent à rien, - et qui sont très gênants... et dangereux! On pose! - On dit: mon Coeur, ton Coeur, notre Coeur... On y tient! - Je te jure que l'on s'en passerait très bien, - et que cela simplifierait beaucoup les choses.
Le chaos de l'épreuve en nous dépouillant, nous permet de découvrir la face cachée de notre vie.