Devrons-nous donc apprendre, à la dernière minute, que, faute de pouvoir trouver leur propre représentation, les civilisations ne se contentent pas de mourir mais tuent ?
L'extrême plaisir que nous prenons à parler de nous-mêmes nous doit faire craindre de n'en donner guère à ceux qui nous écoutent.
Souvent les femmes ne nous plaisent qu'à cause du contrepoids d'hommes à qui nous avons à les disputer.
Ce que Dieu demande de nous, c'est un geste seulement, et c'est lui qui fera le reste.
Solitude et écriture sont du même sang. On ne nous aime que quand on n'en a plus besoin...
Nous restons bien davantage le produit de notre éducation ou de notre milieu que nous ne devenons l'être de nos désirs...
Si Dieu avait voulu encourager l'amour en groupe, il nous aurait donné plus d'organes.
Nous avons de la littérature d'évasion, pourquoi n'existe-t-il pas des biographies d'évasion ?
Ce n'est pas tout d'être aimé, il faut être apprécié, et on ne peut l'être que par ce qui nous ressemble. De là vient que l'amour n'existe pas, ou du moins ne dure pas, entre des êtres dont l'un est trop inférieur à l'autre.
Avouons-le de bonne foi : nous avons tous une petite dose de superstition dont nous ne pouvons nous défaire.
Le devoir de qui aime les hommes est peut-être de faire rire de la vérité, faire rire la vérité, car l'unique vérité est d'apprendre à nous libérer de la passion insensée pour la vérité.
Nous avons tous ressenti ces émotions ces derniers jours. Alors ce que je vous dis maintenant, en tant que reine et grand-mère, je le dis avec mon coeur.
Être intègre, c'est vivre et agir selon la loi universelle et selon notre vision la plus élevée, malgré les impulsions qui nous poussent à faire le contraire. Du plus profond de notre intégrité, nous reconnaissons, acceptons et exprimons notre véritable réalité intérieure, et nous inspirons les autres non pas par des paroles, mais par l'exemple..
La famille est un conflit et c'est quelque chose qui nous concerne tous.
La plupart du temps, nous mourons de faiblesse, nous ne mourons de ne rien oser.
Les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver.
Nous ne pardonnons jamais qu'à ceux auxquels nous avons intérêt à pardonner.
Le goût est tout en art, qui nous retient d'écrire une chose moins bien que telle autre.
A force d'entendre toutes ces histoires, il m'était apparu qu'un vrai Iranien était nécessairement un fugitif. Aussi m'arrivait-il quelque fois de regretter que nous nous soyons installés en France avant la révolution : nous n'avions pas pu mettre à l'épreuve notre endurance et notre courage - nous connaissions l'exil, mais nous n'avions pas connu l'exode.
Il n'y a qu'une morale : vaincre tous les obstacles qui nous empêchent de nous surpasser.
De nos jours,une fille comme elle ferait d'un mouvement politique,ou d'un syndicat. Elle serait contestataire ou membre du M.L.F.,écologiste ou n'importe quoi qui veuille dire quelque chose.Elle aurait un statut qui lui permettrait de ne pas mourir bêtement de sa [...] ► Lire la suite
Le plaisir que nous avons en vue est caractérisé par l'absence de souffrances corporelles et de troubles de l'âme.
Bravo ! Nous ne savons même pas le dire en français.
L'inconnu est autour de nous à chaque moment. C'est là que tu dois rechercher la connaissance.
L'autorité de la mode est tellement absolue qu'elle nous force à être ridicules sous peine de le paraître.
Seul ce que nous avons définitivement abandonné à Dieu peut être véritablement nôtre.
Ce que nous appelons nos bonheurs, mis bout à bout, à la fin, ne feront peut-être pas une heure de notre vie.
En politique, on n'est jamais sûr de rien. Toutefois, l'incertitude du résultat ne doit pas nous empêcher de travailler très fort pour y parvenir.
Il nous reste, quoi qu'on fasse, la grande interrogation : sa propre mort, celle surtout de ceux que l'on aime.
Nous sommes tous des imbéciles, mais certains le savent, certains ne le savent pas.
Autour de nous, les étoiles continuaient leur marche silencieuse, dociles comme un grand troupeau ; et par moments je me figurais qu'une de ces étoiles, la plus fines, la plus brillante, ayant perdu sa route, était venue se poser sur mon épaule pour dormir.
Nous sommes pour la justice et non pas pour l'égalité.
Le fossé des générations existe, pas tellement parce que nous voulons qu'il en soit ainsi mais parce que nous savons rarement le combler.
Nous devons savoir à la fois que nous devons parler de Dieu et que nous ne le pouvons pas.
Peut-être la civilisation moderne nous a-t-elle apporté des formes de vie, d'éducation et d'alimentation qui tendent à donner aux hommes les qualités des animaux domestiques.
Nous n'avons pas l'éternité pour réaliser nos rêves, seulement le temps que nous passons ici-bas.
Il n'y a pas d'issue au chemin, puisqu'il n'y a pas de chemin. Il n'y a pas de consolation puisque tout nous blesse et que rien ne nous fait mourir. Il n'y a que les choses devant nos yeux et la lumière sur ces choses.
Les gens excentriques vivent ce dont nous n'osons rêver de la provocation comme un des beaux-arts !
Avons-nous une destinée ? Sommes-nous libres ? Quel ennui de ne pas savoir ! Quels ennuis si l'on savait !
Si Dieu avait voulu qu'on soit courageux, pourquoi nous a-t-il donné des jambes ?
Les épreuves de notre vie n'ont de sens que si nous sommes décidés à en tirer parti.
Deux biens sont pour nous aussi précieux que l'eau ou la lumière pour les arbres: la solitude et les échanges.
Nous ne pouvons pas être en mode survie. Nous devons être en mode croissance.
La nature est pour nous un réconfort et un défi nécessaires.
C'est le jouir, non le posséder, qui nous rend heureux.
Ce n'est pas en acceptant les bons offices d'autrui que nous nous faisons des amis, mais en offrant les nôtres.
Pourquoi faut-il que la seule chose qui soit de meilleur en nous s'effrite avec le temps ?
Nous ne sommes faits que de ceux que nous aimons et rien d'autre.
La science nous éclaire et nous aveugle.
Travailler est une bénédiction quand cela nous aide à penser à ce que nous sommes en train de faire.