Nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons transformés, en un instant, en un clin d'oeil.
L'enfance recèle aussi de terribles poisons, dont le pire est peut-être le regret stérile que nous en gardons parfois.
Le monde n'a peut-être été créé que pour réaliser le mal. Si, au lieu de contrarier le mouvement, nous le suivions, on obtiendrait un bon résultat.
Sans conscience de soi, nous sommes comme des bébés dans les berceaux.
Dès le moment où nous sortons du ventre de notre mère, nous devenons toutes et tous des émigrés.
Nous voulons tellement manquer de temps qu'il est devenu ringard de laisser paraître qu'on en a.
Il est un système dont nous ne parviendrons pas à sortir avant longtemps : le solaire.
L'âge, en nous libérant de nos passions égocentriques, nous rend disponibles, plus aptes à redécouvrir les êtres qu'on a aimés.
Et si l'on disait le contraireOu si l'on ne disait rienSi l'on construisait les phrases à l'enversOu si l'on soulevait demainQui serait l'adversaire ?Entre nous qui serait le plus malin ?Et si l'on disait le contraireOu si l'on ne disait plus rien ?
L'argument sur l'égalité du mariage nous apparaîtra un jour aussi obscur et choquant que le fait que Rosa Parks doive se lever et aller à l'arrière du bus.
Nos défauts devraient nous donner une qualité : l'indulgence pour les défauts des autres.
Chacun de nous sent d'instinct que les plus beaux sentiments du monde ne valent pas une seule bonne action.
Les chats sont là pour nous apprendre que sur terre tout n'a pas son utilité.
C'est lorsque nous avons l'impression de donner le plus que nous sommes le plus égoïstes.
L'Evangile parle à chacun de nous sa langue.
Nous passons à côté des plus belles rencontres, nous nous dérobons aux impératifs qui en émanent ; à l'approfondissement des rencontres, nous avons préféré la facilité des recognitions.
L'eau est un songe, et le ciel et tout ce qu'il contient matin et soir d'astres, de vents, d'oiseaux et de fumées est un leurre qui trompe sur la fuite du temps. Il y a des hommes de chez nous qui sautent par-dessus bord pour aller chercher une étoile dans l'eau.
Nous nous étions fait don de l'innocence,Elle a brûlé longtemps de rien que nos deux corps,Et nos pas allaient nus dans l'herbe sans mémoire,Nous étions l'illusion qu'on nomme souvenir.
Comme il est facile de pardonner le mal que l'on nous a fait quand nous l'avons oublié !
L'amour est la chose la plus forte et la plus fragile que nous ayons dans la vie.
Nous sommes des somnambules éveillés.
Nous les hommes, quand nous sommes heureux, c'est souvent à cause de quelque chose. Vous, les femmes, c'est toujours à cause de quelqu'un.
Il n'y a rien comme la misère des autres pour nous sortir de la nôtre.
Nous conjecturons que les âmes des autres hommes sont de même espèce que la nôtre. Ce que nous sentons en nous-mêmes, nous prétendons qu'ils le sentent.
La mort nous trouvera bien partout où nous irons. La mort, c'est lorsqu'on la fuit qu'elle s'attache à nos pas ! Il est bien rare que ceux qui la désirent la voient venir.
On ne pense pas à tous les frais que nous avons, nous autres bigames. Deux mariages, vous savez, ça vaut un incendie.
Nous passons tous un grand moment de notre vie sous l'eau, comme un iceberg. La plupart de nos pensées et de nos désirs ne sont pas exprimés. Nous vivons tous en permanence dans les conditions du secret.
Résoudre de nouveaux problèmes est ce qui nous permet d'avancer en tant qu'individus et en tant que société, alors ne reculez pas.
Contempler, c'est regarder sans espérer, ni convoiter, ni commenter. C'est adopter une position d'humilité ouverte et curieuse envers le monde qui nous entoure.
Les leçons du processus de paix sont claires ; quoi que la vie nous réserve, nos réponses individuelles seront d'autant plus fortes pour travailler ensemble et partager la charge.
Nous souffrons de ne pas aimer, et tous nos attachements finissent dans la douleur.
Il vaut mieux employer notre esprit à supporter les infortunes qui nous arrivent qu'à prévoir celles qui nous peuvent arriver.
Il en est des défauts comme des phares des automobiles: seuls ceux des autres nous aveuglent.
Les autres, hélas ! C'est nous.
Nous sommes tous fait pour l'amour ; c'est le principe même de l'existence et sa seule fin.
L'amour de notre langue s'identifie avec l'amour des mères qui nous l'apprennent !
Les poètes anciens chantaient les senteurs de la terre et les grillons. Maintenant nous contournons les champs, et fuyons la zone chimique des fermes.
- Je crois vous aimer. - Quand en serez-vous sûre? - Quand nous serons séparés.
Nous sommes tous plus ou moins amochés, il faut apprendre à se panser soi-même.
Dans notre jeunesse, nous vivons comme si nous étions immortels.
Ces incidents ne nous causaient que des pertes assez légères de bêtes et de valets.
Il y a de bons moments dans notre travail, d'autres très longs ou qui sombrent dans une écrasante banalité. Il y a les bonds en avant, les régressions les jours où sentant qu'il est trop agité je l'emmène promener. Parfois nous allons voir des musées, des expositions ou des magasins qui ne l'effraient pas.
J'avais considéré comment les choses qui n'arrivent jamais, sont souvent autant de réalités pour nous, dans leurs effets, que celles qui s'accomplissent.
N'ayez pas peur; notre destin ne peut pas nous être enlevé ; c'est un cadeau.
Donnez-nous de l'argent aux femmes et nous changerons le monde entier.
Combien de fois jadis j'ai pu dire : Je t'aime! Alors, avec grand soin, nous le recompterons. Nous nous ressouviendrons de mille choses, même de petits riens exquis dont nous radoterons.
Nous avons toujours la foi. Mais ce que nous attendions de Dieu, nous l'attendons aujourd'hui de la science médicale.
La concupiscence nous est devenue naturelle et a fait notre seconde nature. Ainsi il y a deux natures en nous : l'une bonne, l'autre mauvaise. Où est Dieu ? Où vous n'êtes pas.
Nous commençons tout juste à comprendre qu'il est important d'avoir un passé, si nous voulons que l'avenir ait du sens.
Nos goûts et nos passions nous dégradent plus que nos opinions et nos erreurs.