Faire de la télévision, c'est comme faire de la politique : chaque matin, nous sommes sanctionnés par le verdict des sondages d'audience.
Lorsque le jour se lève c'est un autre rêve qui commence, et à chaque jour succède un jour plus clair, à chaque éblouissement un nouvel éblouissement...
L'opinion publique : le public achète ses opinions comme il achète sa viande ou se fait apporter son lait, selon le principe que cela coûte moins cher que d'avoir une vache.
L'un de nos problèmes est l'uniformisation. Il n'y a plus de débats d'idées. Les gens suivent les sondages et les top 50. Les jeunes ne sont pas assez fous !
Le bon journalisme réveille les nantis installés dans leur confort, et réconforte les affligés.
Ça prend une minute pour remarquer quelqu'un, une heure pour l'apprécier, une journée pour l'aimer, mais une vie pour l'oublier.
Lorsque son heure est venue, sans doute l'homme laisse-t-il son âme descendre vers les enfers sans retenir sa course.
Passer à la télévision est le rêve de tous les m'as-tu-vu qui, à tort ou à raison, s'imaginent avoir quelques choses à communiquer aux autres.
Vous avez le droit de vous envoyer ma femme, puisque c'est elle qui vous le demande. Vous avez le droit, de vous vautrer sur son sofa dans la crèche de merde, naze tech-post-moderne et ultra branchée de son ex-mari si [...] â–º Lire la suite
Les femmes sont toutes semblables : larmes aujourd'hui et rires demain ; indifférence le matin et exaltation le soir...
C'est le langage qui a besoin d'être simple et les opinions un peu compliquées.
Depuis que nous avons la télévision à la maison, nous prenons nos repas tous du même côté de la table, comme dans la Cène de Léonard de Vinci.
- [Parlant de l'auditorium] Oui, j'aurais juste voulu, venir ici en premier... Si tu avais répondu à ton téléphone ou répondu à mes messages. Au lieu de ça, j'ai dû prendre un avion et venir jusqu'ici pour te chercher, comme [...] â–º Lire la suite
L'homme est plus sage le matin qu'il ne l'a été la veille.
- Chaque minute, 4 personnes meurent de la Tuberculose. - Euh, la vache et vous arrivez à dormir la nuit ?! - Ces personnes meurent en Afrique d'une maladie que nous savons soigner depuis... - Ah oui je sais, j'ai vu [...] â–º Lire la suite
Ce que je trouve nouveau, c'est la richesse des rôles des vraies femmes à la télévision et au cinéma. C'est ce que je pense être révolutionnaire et évolutif.
Arriver tous les jours à son travail avec une heure de retard est un signe de ponctualité.
- Comment ça va depuis la dernière fois ? - Pourquoi ? Je vous ai déjà vu ? - Bien sûr, nous nous voyons chaque semaine, je suis le Docteur Feldheim. Et vous ? - Nobody. Nemo Nobody. - C'est un nom original. Vous [...] â–º Lire la suite
La télévision utilise toute la force de l'évidence, et elle est capable de présenter immédiatement à la conscience ce que les mots échouent à représenter : le tremblement, un peu trouble, du réel.
Deux êtres ne peuvent pas se connaître. Le langage ayant été fait pour l'usage quotidien ne sait exprimer que des états grossiers ; tout le vague, tout ce qui est sincère n'a pas de mot pour s'exprimer.
Je suis pendu à votre cou Dans les plus beaux de mes rêves Mais je ne me réveille jamais près de vous Et j'en crève.
Celui qui a levé la main, c'est comme s'il avait frappé.
Il a dormi un soir avec les poules il s'est levé le matin en chantant.
Une faïencerie installée là par des capitalistes anglais désireux de profiter de l'incroyable bon marché de la main-d'oeuvre me révolta : dégradation d'un peuple contraint à chauffer les fours par cette terrible température à une heure que, de père en fils, ils consacraient à la sieste !
Des dégourdis dans un monde d'empoté ; mus par un idéal chevaleresque en des temps qui le sont bien peu. Quand l'époque commende de vivre avec son temps, eux préfèrent vivre avec le temps : sous le cagnard ou les ondées, dans le petit matin des berges ou la brume des sommets.
Tout corps couché prend la ligne de l'horizon de l'âme. L'endormi devient le réveillé de l'ombre.
On ne devrait lire que les livres qui nous piquent et nous mordent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d'un coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire ?
Il m'est soudain apparu que ce petit pois, joli et bleu, était la Terre. J'ai levé mon pouce et j'ai fermé un oeil, et mon pouce a effacé la planète Terre. Je n'avais pas l'impression d'être un géant. Je me sentais très, très petit.
Une heure d'ascension dans les montagnes fait d'un gredin et d'un saint deux créatures à peu près semblables. La fatigue est le plus court chemin vers l'égalité, vers la fraternité. Et durant le sommeil s'ajoute la liberté.
Je chantais à la télévision avec le micro très loin de ma bouche. Tout le monde pouvait voir que c'était en play-back.
Vous allez à la télévision pour éteindre votre cerveau. Vous allez à l'ordinateur lorsque vous voulez activer votre cerveau.