(...) les ressorts profonds de cette crise sont dans la relation qu'entretient l'élite au pouvoir avec le peuple et la nation. Le peuple français a des réserves immenses de patriotisme, et sait intuitivement que la nation est le cadre indépassable des solidarités, des fraternités et des réussites collectives. L'élite dans sa majorité a, en revanche, tourné le dos à la nation, ne croit plus en la France, lui voit un passé mais pas d'avenir. C'est de cette discordance majeure que nait la crise : le peuple réclame au politique de faire de la politique pour résoudre ses problèmes et lui offrir de nouvelles perspectives, quand le politique donne en catimini les clés à d'autres et compense par une communication devenue envahissante.
En survolant ces pages, vous constaterez que l'actualité d'aujourd'hui est l'Histoire de demain ; et qu'elle est commandée elle-même par l'Histoire d'hier. Ce qu'on appelle la politique, c'est l'Histoire en train de se faire ; l'Histoire, c'est la politique déjà [...] â–º Lire la suite