Nous ne demandons pas au chrétien de ne point violer la loi chrétienne ; nous lui demandons, s'il la viole, de savoir qu'il la viole.
C'est une femme qui a déjà quitté la vie. Elle regarde derrière elle par une porte - sans regret.
Qu'est-ce que le passé ? Non pas une source de regret ou d'amertume mais un territoire qui porte le présent et lui assure une solidité, une stabilité.
L'homme est sujet à l'erreur. Mais s'il veut vraiment commettre la gaffe absolue, alors là, il lui faut un ordinateur.
Quand une femme veut paraître intelligente, elle manque de vendre son boeuf.
Le viol est comme une mort inoculée aux femmes un jour de violence. Elle coexiste avec leur vie en une sorte de parallélisme angoissant.
L'essence d'une université est la recherche libre et ouverte, et quand elle perd cela, ce n'est plus une université.
Celui qui commence une affaire sans jugement, ne doit pas être surpris si elle finit sans succès.
Un bon livre est un livre qui assure le contact avec l'enfant, qui l'aide à vivre, qui lui apprend à vivre, tout en le passionnant, qui exerce le sens critique de l'enfant en lui offrant des modèles positifs et négatifs.
L'existence de Dieu implique l'abdication de la raison et de la justice humaine, elle est la négation de l'humaine liberté et aboutit nécessairement à un esclavage non seulement théorique mais pratique.
L'égoïsme, l'indifférence, la lâcheté : les bourreaux avaient toujours les mêmes alliés, cette part sombre de l'homme qui peut le masquer tout entier et faire de lui une bête.
Certes mon Maître, c'est Allah qui a fait descendre le Livre (le Coran). C'est Lui qui se charge de la protection des vertueux.
Mieux vaut instruire son petit enfant que de lui amasser du bien.
Son désir, c'est probablement tout ce que l'homme possède, au moins tout ce qui lui sert à oublier qu'il ne possède rien.
L'homme qui laisse après lui des fils n'est pas mort.
Une photo est toujours invisible, ce n'est pas elle qu'on voit.
Maman ne vieillit pas, elle s'épanouit.
Il y a un nouveau genre de femme là-bas... Elle n'a plus le temps de magasiner. Elle veut savoir quoi et pourquoi et où et comment.
Les hommes qui fuient la mort lui courent après.
Il faut qu'il y ait des hommes pour se battre. Il existe de grandes traditions de liberté qu'on doit défendre. Je n'ai rien d'un esprit partisan. Je m'emploie à supprimer l'infamie partout où elle éclate.
L'accent est l'âme du discours, il lui donne le sentiment et la vérité.
La richesse est comme de l'eau salée : plus on en boit, plus elle altère ; il en est de même aussi de la gloire.
Et là où l'amour n'existe pas, la raison, elle aussi, est absente.
La politesse est plus généreuse que la franchise, car elle signifie qu'on croit à l'intelligence de l'autre.
La bizarrerie est une folie plus ou moins avancée, elle est presque toujours incurable, parce que de tels malades se croient toujours en bonne santé.
Marcello Mastroianni et Jean-Louis Barrault vont faire pipi. Mastroianni a des difficultés, et Barrault lui dit : "On est puni par où on a péché."
Donner à un enfant une série de langues, c'est lui dire qu'il n'y a pas de monopole chauvin ni national, d'une seule formule humaine.
L'émotion est absolument involontaire, elle est un pur événement intérieur, elle arrive, c'est tout, vous surprend, vous désarme, insiste et bouleverse l'ordre des pensées comme tout autre ordre d'ailleurs.
Celui qui lit trop ne comprend rien ; les livres l'empêchent de vivre au lieu de lui apprendre à bien vivre. Mais l'homme d'un seul livre : c'est un ignorant.
Tel est le Français, on peut le dire sans crainte d'être désavoué : inconstant par nature, pour suivre ses penchants il lui suffit d'obéir à son caractère.
La vie n'est pas ce que nous vivons, elle est ce que nous imaginons vivre.