Si le temps voulait seulement attendre la fin de nos folies préférées, nous resterions des jeunes gens jusqu'au jugement dernier !
La hauteur nous attire, mais non les degrés qui y mènent ; les yeux fixés sur la lune, nous cheminons volontiers dans la plaine.
Ce n'est pas parce que les autres sont morts que notre affection pour eux s'affaiblit, c'est parce que nous mourrons nous-mêmes.
La peine de mort, glorieusement abolie par la République en 1848, odieusement rétablie par Louis Bonaparte, reste abolie pour nous, abolie à jamais.
Les autres sont des miroirs qui nous renvoient notre propre image.
Tous nos actes visent à écarter de nous la souffrance et la peur.
Regarder la vie en face... toujours regarder la vie en face. Et la connaître... pour ce qu'elle est. Enfin, la connaître. L'aimer pour ce qu'elle est et puis... s'en défaire. Leonard toujours les années entre nous. Toujours les années... toujours l'amour... toujours les heures.
Au plus profond de nous, nous sommes tous motivés par les mêmes urgences. Les chats ont le courage de vivre sans s'en préoccuper.
Parce que la vie est un perpétuel recommencement, nous n'en avons jamais fini avec l'amour...
Chez nous, les parents cherchent tellement à rester jeunes qu'ils oublient de transmettre leur passé à la jeunesse.
Le visage est ce qui nous interdit de tuer. Le visage est signification, et signification sans contexte.
Nous portons tous en nous des lieux d'exil, nos crimes, nos ravages. Notre tâche n'est pas de les lâcher sur le monde ; c'est de les transformer en nous et en les autres.
Tandis que nous parlons, le temps jaloux aura fui ; Cueille le jour, sans te fier le moins du monde au lendemain.
Ce n'est pas nous qui faisons l'histoire. C'est l'histoire qui nous fait.
L'absurdité nous ôte tout sens des lois humaines, tout sens profond des valeurs, et nous éloigne notamment de la compassion, essentielle à la survie de l'homme.
Il faut qu'il y ait une autorité, et nous pensons que l'autorité la plus qualifiée dans un ménage est celle de l'homme.
Quand les bonnes actions sont en baisse à la bourse de la vie, c'est que les obligations qui nous en sont faites sont dénuées d'intérêt.
Efforçons-nous de vivre de telle sorte que, quand nous ne serons plus, le croque-mort lui-même pleure à notre enterrement.
Nous nous rendons pitoyables ou nous nous rendons forts. La quantité de travail à fournir est la même.
Les gens s'attendent à ce que nous échouions. Notre mission est de dépasser leur attente.
Les Allemands nous avaient volé la Liberté et l'Égalité, ils n'avaient pas pu interdire la Fraternité.
Les années nous viennent sans bruit.
Il y a une jouissance à savoir qu'on est pauvre, qu'on est seul et que personne ne songe à nous. Cela simplifie la vie.
Le système de l'amour du prochain est une chimère que nous devons au christianisme et non pas à la nature.
Il ne faut pas effacer totalement le passé. Il faut l'utiliser, l'amalgamer. Le but est de tout mêler en nous-mêmes.
C'est la providence qui nous dirige, lorsqu'elle nous destine à jouer un rôle sur la scène du monde.
Ce grand muet de temps nous vieillit en silence Et des jours débridés précipite la danse.
Unissons-nous, plutôt que de nous combattre, pour relever nos défis communs.
Ce « trouble de l'identité », est-ce qu'il favorise ou est-ce qu'il inhibe l'anamnèse ? Est-ce qu'il aiguise le désir de mémoire ou désespère le phantasme généalogique ? Est-ce qu'il réprime, refoule ou libère ? Tout à la fois sans [...] ► Lire la suite
Les doutes sont plus cruels que la pire des vérités. Ce n'est pas seulement pour ce que nous faisons que nous sommes tenus responsables, mais aussi pour ce que nous ne faisons pas. Un amant dont la passion est extrême aime même les défauts de l'aimé.
Je ne sais pas si, aux yeux du monde, une mort brillante n'est pas préférée à une vie obscure de rectitude. On se souvient de la plupart des hommes comme ils sont morts et non comme ils ont vécu. Nous [...] ► Lire la suite
S'il n'y avait pas la Science, combien d'entre nous pourraient profiter de leur cancer pendant plus de cinq ans ?
Ce qui nous empêche de voir Dieu, c'est que notre esprit est compliqué, et que Dieu est simple.
Je ne me sens pas obligé de croire que le même Dieu qui nous a dotés de sens, de raison et d'intellect a voulu que nous renoncions à leur usage.
Même lorsque l'on croit Que l'on n'attend plus rien Nous attendons toujours Quelque chose ou quelqu'un.
Que de maux et de pleurs nous coûteront nos pères !
Etre heureux, c'est être envieux. Or, il y a toujours quelqu'un qui nous envie. Il s'agit de le connaître.
Craignons-nous nous-mêmes : les préjugés, voilà les voleurs ; les vices, voilà les meurtriers.
La campagne sera victorieuse si nous le méritons et vous connaissez mon attachement à la valeur travail.
Nous ne devrions pas avoir honte d'être sexy et d'utiliser notre sex-appeal pour obtenir ce que nous voulons !
Nous ne pouvons pas désespérer des hommes, puisque nous sommes nous-mêmes des hommes.
Le présent, c'est-à-dire la quotidienneté ambiante, nous assiège de toutes parts et ne cesse de nous convier à l'oubli des choses révolues.
Il est difficile de remédier à notre propre tristesse parce que nous en sommes complices. Il est difficile de remédier à celle des autres parce que nous en sommes captifs.
Si l'on devait vivre éternellement, tout deviendrait monotone. C'est l'idée de la mort qui nous talonne. C'est la hantise et le désir de l'homme de laisser une trace indélébile de son éphémère passage sur cette terre qui donnent naissance à l'art.
Eh ! Que diable ! Il faut bien bouillir quelquefois ! Dieu nous aurait mis de l'eau dans les veines et non du sang, s'il nous eût voulus toujours et partout imperturbables !
L'homme sage vit sans morale, selon sa sagesse. Nous devons essayer d'arriver à l'immoralité supérieure.
Il n'y a guère que le sublime qui puisse nous aider dans l'ordinaire de la vie.
Contentons-nous de faire réfléchir. N'essayons pas de convaincre.
Nous sommes faits pour aimer. Si nous n'aimons pas, nous serons comme des plantes sans eau.
La majorité d'entre nous est composée de gens ordinaires, inoffensifs en temps de paix, et dangereux à la moindre crise.