La mode est une forme de laideur si intolérable que nous devons la modifier tous les six mois.
Comme Hamlet l'a dit à Ophelia, « Dieu nous a donné un visage et on s'en crée nous même un autre ». La bataille entre ces deux moitiés d'identité... qui l'on est et qui l'on prétend être : c'est ingagnable.
Le droit de râler n'est pas inscrit dans la déclaration des droits de l'Homme, c'est pourtant celui auquel nous sommes le plus attachés.
Je connais mon peuple. Il aime la grandeur. Il veut que nous ayons du respect à l'étranger aux yeux des autres pays.
Vous allez voir qu'un jour on va nous déclarer la paix et que nous ne serons pas prêts.
La végétation s'arrête, elle meurt ; nous, nous restons pour des générations nouvelles, et l'automne est délicieuse parce que le printemps doit venir encore pour nous.
Une vie humaine paraît presque toujours incomplète. Elle est comme un fragment isolé dans un long message dont elle ne nous livre qu'une faible partie, souvent indéchiffrable.
Le rire est la plus grande arme que nous ayons et nous, en tant qu'êtres humains, l'utilisons le moins.
Nous sommes en train de mourir de trop penser. On se tue lentement en pensant à tout. Pense. Pense. Pense. Vous ne pouvez jamais faire confiance à l'esprit humain de toute façon. C'est un piège mortel.
Nous disons la mort pour simplifier, mais il y en a presque autant que de personnes.
Le gag nous surprend, non pas en nous exposant une réalité inconnue, mais en nous présentant quelque chose de connu d'un point de vue inattendu.
Dans les épreuves cruciales, la cigarette nous est d'une aide plus efficace que les évangiles.
Nous courons sans souci dans le précipice, après que nous ayons mis quelque chose devant pour empêcher de le voir.
Même si la passion nous déchire, elle ne doit pas briser ce qui nous lie.
Il nous faudra répondre à notre véritable vocation, qui n'est pas de produire et de consommer jusqu'à la fin de nos vies, mais d'aimer, d'admirer et de prendre soin de la vie sous toutes ses formes.
Gloire à Dieu qui a voulu, pour des raisons que nous ne connaissons pas, que la méchanceté et la bêtise conduisent l'univers !
Ce qui nous rend la vanité des autres insupportable, c'est qu'elle blesse la nôtre.
Notre repentir n'est par tant un regret du mal que nous avons fait, qu'une crainte de celui qui nous en peut arriver.
La différence entre ce que nous faisons et ce que nous sommes capables de faire suffirait à résoudre la plupart des problèmes du monde.
Nous sommes ici-bas pour rire. Nous ne le pourrons plus au purgatoire ou en enfer. Et, au paradis, ce ne serait pas convenable.
T'entendre chanter quand tu cuisinais, parler des heures avec tes amies, nous expliquer patiemment un devoir ou même crier à Papa qu'il doit se dépêcher nous manquera infiniment ... mais cette voix si douce et jamais plaintive restera pour toujours dans nos coeurs.
Tous ceux que nous avons longtemps fait attendre dans l'antichambre de notre faveur finissent par fermenter et succomber à l'aigreur.
La vraie moralité ne consiste pas à suivre les sentiers battus, mais à découvrir ce qui est pour nous-mêmes la vraie voie et à la suivre avec intrépidité. Tout véritable progrès est impossible sans une telle poursuite acharnée de la vérité.
L'art, en général, est la réponse au futur. C'est l'entreprise la plus importante à laquelle nous puissions nous consacrer.
Il y a un génie en chacun de nous.
C'est parfois une épine cachée et insupportable que nous avons dans la chair qui nous rend difficiles et durs avec tout le monde.
Dieu nous a donné deux extrémités : l'une pour s'asseoir, l'autre pour réfléchir. La vie dépend de celle qu'on utilise : face on gagne, pile on perd.
L'État est fait pour l'homme, pas l'homme pour l'État... C'est-à-dire que l'État devrait être notre serviteur et non nous ses esclaves.
Dès que nous sommes en mesure de comprendre une théorie, une autre vient prendre sa place.
Lorsque nous cherchons Dieu, l'amour dit : par ici !
Les livres nous obligent à perdre notre temps d'une manière intelligente.
Je n'ai jamais oublié qu'on ne devait lire que les livres qui nous obligent à les relire.
Nos défauts sont les yeux par lesquels nous voyons l'idéal.
Tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas est écrit là-haut.
N'oublions pas que les petites émotions sont les grands capitaines de nos vies et qu'à celles-ci nous obéissons sans le savoir.
La conscience de la mort nous incite à vivre davantage.
Garde cette chanceQue nous t'envions en silenceCette force de penser que le plus beau reste à venir
Dieu et la Nature nous ont fait ce que nous sommes, mais à travers notre génie créateur nous faisons de nous-mêmes ce que nous voulons être.
Nous devons utiliser le temps comme outil et non comme repose-pied.
Dans une langue que nous savons, nous avons substitué à l'opacité des sons la transparence des idées.
Nous jouons très fort pour que le public puisse ressentir aussi physiquement la musique, qu'ils l'emportent avec eux dans leurs coeurs.
Nous ne marchons pas sur un tapis rouge; il te sera plus souvent tiré sous les pieds que déroulé devant toi.
Nous naissons, pour ainsi dire, en deux fois : l'une pour exister, et l'autre pour vivre ; l'une pour l'espèce et l'autre pour le sexe.
Lorsqu'une épreuve nous frappe au visage, ce n'est pas en baissant la tête que l'on voit venir la solution.
La transcendance ne se manifeste pas quand nous dépassons le niveau humain mais précisément là où nous reconnaissons ce niveau humain, lorsque nous reconnaissons notre faiblesse.
Nous sommes dans une société qui donne à penser que l'on trouve obligatoirement le bonheur à travers la richesse.
Etre esclave soumise d'un homme, d'un mari qui sans nous n'aurait jamais existé !
Nous souhaitons tous avoir des super pouvoirs. Nous souhaitons tous pouvoir faire plus que ce que nous pouvons faire.
Le hasard gouverne un peu plus de la moitié de nos actions, et nous dirigeons le reste.
Si la nuit est noire, c'est pour que rien ne puisse nous distraire de nos cauchemars.