Gloire à Dieu qui a voulu, pour des raisons que nous ne connaissons pas, que la méchanceté et la bêtise conduisent l'univers !
Il faudrait être Dieu pour comprendre Dieu, mais il suffit d'être homme pour l'aimer.
L'art, c'est la nature accélérée et Dieu au ralenti.
Pourquoi la débilité des débiles est-elle devenue un fait de culture, alors que le fait bien plus épouvantable de la bêtise ordinaire ne bouleverse personne ?
La tendresse, c'est seulement de la cruauté qui se repose.
Que Dieu existe ou non, quelle importance puisque j'ai besoin de lui pour vivre !
Le manque de mémoire est un don de Dieu accordé aux débiteurs en compensation de la pauvreté de leur conscience.
L'idée qu'il n'y a pas de Dieu ne fait trembler personne ; on tremble plutôt qu'il y en ait un.
L'amour excessif de Dieu implique la haine de l'homme.
Les promesses d'hommes sont pareilles aux vagues de la mer : elles meurent aussi vite qu'elles naissent.
La foi consiste à construire avec ce qui est là, afin d'atteindre ce qui est ailleurs.
En cruauté impitoyable, l'homme ne le cède à aucun tigre, à aucune hyène.
Des sages Dieu la sagesse réprouve,Et des petits l'humilité approuve,Auxquels il a ses secrets révélés,Qu'il a cachés aux sages, et célés.
Pourquoi existe-t-il tant de mal, tout étant formé par un Dieu que tous les théistes se sont accordés à nommer bon ?
Une vie réussie est un acte de foi perpétuellement renouvelé. De foi en soi d'abord...
Si un Dieu a fait le monde, je n'aimerais pas être ce Dieu, car la misère du monde me déchirerait le coeur.
Si la méchanceté n'existait pas, il n'y aurait aucun mérite à être gentil.
Oh les gens, sachez que vous avez commis de grands péchés. Si vous me demandez quelle preuve j'ai de ces paroles, je dis que c'est parce que je suis la punition de Dieu. Si vous n'aviez pas commis de grands péchés, Dieu n'aurait pas envoyé une punition comme moi sur vous !
Il n'est pas de catégorie sociale plus misérable que celle qui possède uniquement l'argent. L'argent ne peut être qu'une bête de somme au service de quelque chose qui le dépasse infiniment. Élevé à un rang plus important, comme il l'est [...] â–º Lire la suite
La possibilité que le oui et le non, le bien et le mal, soient également indifférents à Dieu ne peut être concevable pour des têtes faites comme les nôtres, car enfin Dieu doit bien servir à quelque chose.
L'histoire humaine est une longue suite de génocides, de barbaries et de cruautés. C'est la « bête » qui règne le plus souvent.
Parfois on a besoin de faire une grosse bêtise pour se rendre compte qu'on était sur le mauvais chemin.
La foi n'est pas une compensation, mais une plénitude.
A qui supporte vaillamment les pires épreuves et s'en sert pour se grandir moralement, Dieu donne parfois de bien grands bonheurs.
Les biens que Dieu promet sont plus assurés que tous ceux que le monde donne.
On ne peut détourner l'attaque d'une bête sauvage les mains nues.
L'optimisme semble une générosité faite à Dieu en toute gratuité.
Les profondeurs du mal confèrent une supériorité irritante ; peut-être les hommes ont-ils adoré Dieu par jalousie envers le Diable.
Non seulement l'amour de Dieu expia le péché de Madeleine mais il en purifia la source.
La bêtise n'interdit pas l'entreprise, au contraire ; elle en masque les obstacles et fait apparaître facile ce qui, à toute tête un peu raisonnante, semblerait désespéré.
La foi et le doute vont de pair, ils sont complémentaires. Celui qui ne doute jamais ne croira jamais vraiment.