La bêtise est abominable quand on la subit ; mais quand on l'observe, elle a son charme, et on peut la savourer.
Si l'on veut garder intacte sa gentillesse, il faut expectorer au moins une grosse méchanceté par jour.
En vérité, réformateurs modernes, quand vous voulez remplacer cet ordre admirable par un arrangement de votre invention, il y a deux choses (et elles n'en font qu'une) qui me confondent : votre manque de foi en la Providence et votre foi en vous-mêmes ; votre ignorance et votre orgueil.
Toute punition revêt de la méchanceté ; toute punition en soi participe du mal.
La vraie raison de l'incommunicabilité tient moins à la maladresse de l'expression ou à la difficulté de comprendre l'autre qu'au fait qu'on n'a pas grand chose à se dire...
Il y a un culte de l'ignorance aux États-Unis, et il y en a toujours eu. La tension de l'anti-intellectualisme a été un fil conducteur constant dans notre vie politique et culturelle, nourrie par la fausse idée que la démocratie signifie que « mon ignorance est aussi bonne que votre savoir ».
Existe-t-il dans la nature quelque chose de réellement "parfait", à l'exception de la stupidité de mon oncle ?
La difficulté est grande de rendre savant celui qui ne fait rien ; parce que son ignorance lui fait croire qu'il en fait plus que celui qui entreprend de l'instruire.
Ce qui multiplie les libelles est la faiblesse de les craindre ; ce qui fait vendre les sottises est la sottise de les défendre.
Faire de la peinture, ou de la littérature, ce serait donc bien apprendre à mourir, trouver le moyen de ne pas mourir dans la sottise de cette mort que les autres avaient en réserve pour nous et qui ne nous convient nullement.