A vingt ans, la rupture entre le plein et le vide est brutale. On ne sait pas se prévenir de la souffrance. Le bonheur qui nous arrive, on le croit éternel. Puis un jour on s'aperçoit que l'un et l'autre se remplace : la souffrance, le bonheur.
Nous sommes monothéistes. On n'aime qu'une seule femme vraiment dans une vie d'homme.
Les épreuves de notre vie n'ont de sens que si nous sommes décidés à en tirer parti.
La nature est ce que nous savons Sans avoir l'art de l'exprimer.
Nous ne connaissons a priori des choses que ce que nous y mettons nous-mêmes.
La mort nous parle d'une voix profonde pour ne rien dire.
Demande-t-on au grand théâtre autre chose : nous représenter ce qui, dans le chemin unique d'un homme d'exception, rejoint l'aventure universelle ?
Nous sommes dans une société où les pizzas arrivent plus vite que la police.
Que le Millenium ne nous empêche de rester de "bogue" humeur.
De Dieu nous attendons des preuves de son existence, or il ne nous donne que des preuves de son amour.
Il n'y a que lorsque nous possédons, avec certitude, des armes en quantité suffisante que nous aurons la certitude de ne pas nous en servir.
Le bonheur ne se monnaye pas, il ne se thésaurise pas. De tous les biens de la vie, il est le plus précaire. On croit le posséder quand déjà il nous échappe.
Les échanges et les voyages à travers le monde nous donnent la responsabilité de conserver nos spécificités, et non de les détruire.
Nous sommes venus ici-bas pour aimer, non pas pour haïr.
Chacun de nous a sa blessure : j'ai la mienne - Toujours vive, elle est là, cette blessure ancienne - Elle est là, sous la lettre au papier jaunissant - Où on peut voir encore des larmes et du sang !
Nous abritons un ange que nous choquons sans cesse. Nous devrions être les gardiens de cet ange.
Les "cons", c'est vous, c'est moi, c'est ce qu'on fait de nous, c'est pour ça que je me pardonne. Je me dis : j'ai été à l'école, et mes déviances d'adulte c'est des carences affectives et des carences pédagogiques.
Nous ne sommes pas payés pour être occupés, nous sommes payés pour avoir raison.
La vraie liberté consiste à comprendre que nous avons le choix de qui et de quoi nous permettons d'avoir du pouvoir sur nous.
Meg Ryan est une femme belle et courageuse. Je regrette la perte de sa compagnie, mais je n'ai pas perdu son amitié. Nous nous téléphonons toujours pour une bonne conversation.
Il faut que quelqu'un meurt pour que nous donnions tous un prix à la vie.
Pour la première fois, nous nous apercevons que notre langue manque de mots pour exprimer cette insulte : la démolition d'un homme.
L'extrême plaisir que nous prenons à parler de nous-mêmes nous doit faire craindre de n'en donner guère à ceux qui nous écoutent.
Une des choses que nous devons apprendre est que la souffrance est partie intégrante de la vie.
Le vrai bonheur est un état terne, et sans valeur. Quand nous le goûtons sciemment, il passe et meurt : le jeu des saisons.
Le mélodrame nous fait rire jusqu'au jour où on doit le jouer soi-même.
Nous sommes tous sourds quand cela arrange notre bonheur. Cela repose un peu de ne pas tout entendre.
Le monde et la science ont leurs données propres, qui se touchent et ne se pénètrent pas. L'une nous montre à quel but nous devons viser, l'autre, le but étant donné, nous donne les moyens de l'attendre.
La vie se passera sereinement de nous, nous ne sommes pas indispensables, individus ou espèce tout entière, à cette merveilleuse machine du monde.
Nos livres nous séparent plus sûrement de nos amants que n'importe qu'elle infidélité.
La liberté est donc naturelle ; c'est pourquoi, à mon avis, nous ne sommes pas seulement nés qu'avec elle mais avec la passion de la défendre.
Nous venons au monde seuls et nous mourons seuls. Pourquoi, dans la vie, devrions-nous être moins seuls ?
Ce que nous apprenons à travers l'échec devient une partie précieuse de nous, nous renforçant dans tout ce que nous faisons. Alors laissez les choses difficiles vous rendre plus dur.
A une époque ou tout augmente, nous sommes heureux d' apprendre que les kilomètres, les mètres et les décimètres n' ont pas varié depuis le dernier septennat. Bravo !
C'est ce que nous sommes tous, des amateurs, on ne vit jamais assez longtemps pour être autre chose.
Si nous ne trouvons rien d'intéressant là où nous sommes, nous risquons de trouver bien peu de choses dignes d'un intétêt durable là où nous désirons aller.
Tu ne te rends donc pas compte jusqu'à quel point nous menons une vie médiocre ? Que vaut la vie si elle est maintenue jour après jour par des concessions, des compromis, des lâchetés ?
Les discours dans notre culture sont du vent avec lequel nous remplissons du vide.
Nous deviendrons réellement libres lorsque nous aurons réappris à dépasser la mort, lorsque nous aurons franchi cette frontière mentale qui permet l'harmonie avec soi-même.
Le jour de notre mort traverse chaque jour de notre vie comme une eau plus sombre dans l'eau limpide, mais nous sommes trop agités pour le voir et saluer comme il convient notre prochaine disparition dans toutes présences du monde.
La main de Dieu nous paraît souvent rude parce qu'il traite ses amis débiles avec un gant de crin.
Les idéals ayant un penchant si irrésistible à nous décevoir, c'est sagesse que d'en avoir plusieurs.
Le contact de l'étranger nous aide bien souvent à mieux nous comprendre nous-mêmes.
Il nous suffit d'être, pour être supérieurs.
Le travail d'un acteur est d'affronter des émotions et des situations que, dans la vraie vie, nous passons tout notre temps à fuir.
A l'origine de toute connaissance, nous rencontrons la curiosité ! Elle est une condition essentielle du progrès.
L'une des fonctions principales d'un ami consiste à subir, sous une forme plus douce et symbolique, les châtiments que nous désirerions, sans le pouvoir, infliger à nos ennemis.
Nous sommes dans les broussailles ; croît en nous l'herbe mauvaise, un crin mental qu'il faut arracher par poignées pour découvrir le paysage qui nous entoure.
Nous ne sommes jamais très loin de ceux que nous détestons. Pour cette même raison, nous pourrions donc croire que nous ne serons jamais au plus près de ceux que nous aimons.
Nous assistons à une crise de l'autorité. Il faut stopper l'ensauvagement d'une certaine partie de la société et réaffirmer l'autorité de l'État. Ne rien laisser passer.